Christoblog

Concours Nous, le peuple : Gagnez 2 DVD (Terminé)

A l'occasion de sa sortie, je vous propose en partenariat avec Epicentre de gagner 2 exemplaires du DVD du film Nous, le peuple.

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : combien de film ont réalisé ensemble Claudines Bories et Patrice Chagnard ? 
- joignez votre adresse postale
- envoyez moi le tout par ici avant le 16 mars 20 h.
 

Un tirage au sort départagera les gagnants. Vous recevrez ensuite le coffret DVD envoyé par le distributeur. NB : un des deux DVD sera attribué par tirage au sort à un participant ayant aimé ma page FB ou mon compte Twitter ou s'étant abonné à la Newsletter du blog (n'oubliez pas pour participer à ce tirage au sort spécial de me donner votre pseudo dans votre réponse, pour que je fasse le lien)

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La fille au bracelet

Après La dernière vie de Simon, voici de nouveau un très bon film français sur les écrans, avec les mêmes qualités : subtil, équilibré, inventif.

La fille au bracelet est un film de procès. Dans ce genre qu'on voit régulièrement sur nos écrans (L'hermine, Une intime conviction) il se distingue par sa ligne claire qui sert une ambiguïté profonde. Il ne s'agit pas ici de mettre en scène des coups de théâtre (même si la progression dramatique est très bien dosée), mais plutôt de montrer comment la longue durée de l'instruction influe sur le comportement des uns et des autres.

Indirectement le réalisateur Stéphane Demoustier parvient à aborder de nombreux thèmes, tous passionnants : le rapport entre générations, les raisons qui nous amènent à croire quelqu'un coupable ou non, la manière dont les jeunes gèrent leur sexualité, la manière différente qu'ont les parents de réagir à un tel drame.

L'interprétation est très haut de gamme avec les tout juste césarisés Roschdy Zem et Anaïs Demoustier, mais aussi une Chiara Mastroianni méconnaissable, la jeune actrice Melissa Guers qui parvient parfaitement à nous troubler par son comportement, et Pascal-Pierre Gasbarini, qui joue à la perfection un juge précis et attentionné. 

Un film très agréable, plein de qualités.

 

3e

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Cérémonie des Césars 2020

Croyez-moi ou pas, j'ai regardé la cérémonie des Césars pour la première fois hier soir.

Ca ressemble à quoi une cérémonie des Césars ?

A pas grand-chose, si on compare à quelques extraits des Oscars (l'extraordinaire numéro d'ouverture de Janelle Monae, Billie Eilish qui chante Yesterday).

Si Florence Foresti a fait ce qu'elle a pu, en vérité rien de bien transcendant, sauf lorsqu'elle fut aidée par l'incroyable Alban Ivanov, les intermèdes ont été de qualité très médiocres. De l'auto-promotion cheap d'Esteban au numéro pitoyable de Benjamin Lavernhe, les interventions se suivent avec un niveau de professionnalisme extrêmement variable et globalement faible. On oscille entre le balbutiement d'amateur et la longue déclaration politico-sociale, et globalement je n'ai vu qu'une prestation vraiment aboutie en terme de spectacle pur : le discours ahurissant de méchanceté drôle d'Emmanuelle Devos.

Le professionnalisme laisse donc à désirer à tous les niveaux : micro trop bas qui incite Antoine De Caunes à parler à moitié assis, clip de Bong Joon-Ho (par ailleurs génialement frais) qui ne démarre pas, présentation trop longue qui ampute le temps de parole des récompensés, etc.

Le Palmarès

A part le prix de la réalisation (j'y reviendrai), je dois reconnaître que ce Palmarès a de la gueule. Je peux même dire qu'il me convient pratiquement dans son intégralité. Je suis satisfait des prix reçus par Les misérables, Papicha (en espérant que cela provoque une ressortie en salle de ce très beau film), J'ai perdu mon corps, La belle époque (l'éclosion d'une nouvelle comédie française de qualité), Parasite (il faudra que j'écrive un article sur l'incroyable moisson de prix de ce film), Anaïs Demoustier, Swann Arlaud, Fanny Ardant, Claire Mathon (pour la photographie de Portrait de la jeune fille en feu, le point fort du film).

Je suis particulièrement reconnaissant à l'Académie d'avoir honoré Roschdy Zem, immense acteur d'un film magnifique, et sans conteste auteur du plus beau discours de la soirée.

Bon, et Polanski alors ?

Polanski aux Césars aurait probablement du être ignoré. La focalisation des intervenants sur son cas (Floresti et son Atchoum, Darroussin qui ne prononce pas son nom, Haenel qui se barre) a nuit à la célébration des autres gagnants. C'est sûrement bien trop d'honneur de lui avoir permis d'écraser ainsi de sa présence la cérémonie.

L'attribution du prix de la réalisation à Polanski, indépendamment de tout jugement moral, pose un double problème : le manque de discernement (d'intelligence ?) des votants, car quelque soit leur avis sur le film, il était préférable aux yeux de tous ne pas lui donner ce prix là, et également l'injustice que cela représente en terme de mérite (Ozon, qui signe avec Grâce à Dieu son meilleur film, l'aurait amplement mérité)

Finalement, avec une activité annexe et en suivant les tweets en direct, l'expérience n'est pas désagréable, bien qu'un peu longue. Je recommencerai peut-être l'année prochaine.

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Concours Voyage à deux : Gagnez 2 DVD (Terminé)

A l'occasion de sa sortie le 11 mars, je vous propose en partenariat avec Wild Bunch de gagner 2 exemplaires du DVD du chef-d'oeuvre de Stanley Donen, Voyage à deux.

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : quelle est l'acteur principal de Voyage à deux
- joignez votre adresse postale
- envoyez moi le tout par ici avant le 15 mars 20 h.
 

Un tirage au sort départagera les gagnants. Vous recevrez ensuite le coffret DVD envoyé par le distributeur. NB : un des deux DVD sera attribué par tirage au sort à un participant ayant aimé ma page FB ou mon compte Twitter ou s'étant abonné à la Newsletter du blog (n'oubliez pas pour participer à ce tirage au sort spécial de me donner votre pseudo dans votre réponse, pour que je fasse le lien)

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Un divan à Tunis

Dieu sait si j'aime le cinéma du Sud et que je porte habituellement sur lui un regard bienveillant et attentionné. Mais ici, malgré toute ma bonne volonté, je ne peux que faire le constat qu'une bonne idée de départ est irrémédiablement gâchée.

Il était en effet plaisant d'imaginer les conséquences de l'implantation d'une psychanalyste dans un quartier populaire de Tunis. J'imaginais une sorte de In treatment doux amer qui aurait traité en profondeur de l'évolution de la société tunisienne.

Le résultat est malheureusement tout autre, assemblage non abouti de plusieurs genres qui ne se mêlent pas entre eux : burlesque, comédie sentimentale, chronique sociale, tableau sans concession de la Tunisie contemporaine, film sur l'exil et le chez-soi, comédie de situation, clins d'oeil LGBT. Rien ne prend, tout semble factice, et la vision qu'offre Manele Labidi de la Tunisie est une caricature presque insultante. La psychanalyse n'est qu'un prétexte qui n'est pas du tout exploité.

Golshifteh Farahani, si elle semble toujours imprimer la pellicule de façon spécifique, ne m'a pas convaincu dans son rôle, comme d'ailleurs l'ensemble du casting, à côté de la plaque.

C'est pétri de bonnes intentions, mais c'est aussi tristement raté.

 

1e

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La cravate

Le dispositif que proposent les réalisateurs Mathias Théry et Etienne Chaillou dans ce documentaire est tout à fait passionnant. Il n'est pas très simple à expliquer mais je vais essayer. Le principe est de filmer leur personnage principal en train de lire le récit de son histoire (le scénario du film en fait), pendant que les images l'illustrent (avec ou sans le son original), et alors que Mathias Théry lit lui-même parfois son texte à voix haute.

Dans la pratique, le dispositif fonctionne parfaitement, alternant plaisir brut du documentaire (les scènes filmées sont souvent intrinsèquement intéressantes) et vertige procuré par la mise en abyme de Bastien commentant la vie de Bastien, jusqu'à une dernière réplique, juste avant l'épilogue, qui est extraordinaire.

Outre sa forme très travaillée, le film est séduisant également par ce qu'il montre : l'ascension rapide d'un jeune homme dans un parti politique, le travail ingrat des militants de base, la mesquinerie des hauts placés du parti. Que ce parti soit le Front National importe finalement peu. Le film ne fait pas de politique, et il serait tout aussi intéressant s'il avait filmé un jeune de LREM ou de La France insoumise.

La personnalité propre de Bastien, ses tics, ses talents, et la faille béante dans son existence qui sépare le film en deux parties distinctes, tout cela finit par rendre La cravate profondément attachant en plus d'être passionnant.

A voir absolument.

 

3e

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Deux

Le pitch du film est intéressant.

Deux lesbiennes âgées qui n’ont pas fait leur coming out (alors qu’elles se connaissent depuis leur jeunesse) sont victimes d’un terrible accident de la vie : l’une des deux est victime d’un AVC.

Barbara Sukowa, qui joue avec beaucoup de conviction « celle qui reste », est impressionnante de classe et de détermination. La mise en scène, d’abord intrigante lors de premières scènes plutôt réussies, tourne rapidement à vide, et finit par paraître un peu prétentieuse.

Les seconds rôles ne sont pas vraiment convaincants : la femme de ménage, le fils, et la fille (jouée abruptement par Léa Drucker) sont réduits à de pauvres stéréotypes.

Je me suis progressivement désintéressé de l’intrigue qui avance vers un dénouement assez prévisible, après avoir suivi un chemin à la fois très balisé et parfois approximatif. L’impression finale, sans être catastrophique, est mitigée.

 

2e

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Adam

Depuis quelques mois, les films en provenance du Maghreb réalisés par des femmes et mettant en scène des femmes semblent se multiplier : Sofia, Papicha, Noura rêve, Un divan à Tunis

Ils sont tous de qualité, dans des registres assez différents, et ont tous le mérite de mettre en exergue une facette de la sociologie de leur pays d'origine. 

Le propos est ici un peu moins politique que dans les autres films cités, même si Adam traite (entre autre) du non-avenir dans la société marocaine d'une jeune fille tombée accidentellement enceinte. La réalisatrice Maryam Touzani s'intéresse avant tout à la rencontre entre la jeune Samia et une femme mûre qui vient de perdre son mari, jouée avec beaucoup (trop ?) de sobriété par l'actrice Lubna Azabal, qu'on a vu récemment dans Tel Aviv on fire. Elle le fait avec une tendresse et une attention qui donne au film une tonalité intime et sensuelle. Le film est produit par le réalisateur Nabil Ayouch, mari de la cinéaste, qui a démontré lui aussi sa capacité à filmer les femmes dans le formidable Much loved.

Au-delà du scénario, presque minimaliste, il faut pour apprécier le film être sensible à la naissance d'un sourire, à un regard qui tout à coup s'illumine, au jeu d'une mère avec les pieds de son bébé. C'est à la fois beaucoup et, si l'on est mal luné, trop peu : le film peut alors ennuyer, car il peine à générer une véritable émotion.

Une cinéaste à suivre, qui fait preuve d'une grande maîtrise formelle dans ce huis-clos féminin.

 

2e

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Tu mourras à 20 ans

Il est assez rare de voir dans les salles françaises un film d'Afrique de l'Est : voici une bonne raison de découvrir ce beau premier long-métrage du soudanais Amjad Abu Alala.

Le film décrit le destin du jeune Muzamil, à qui un chef religieux prédit à la naissance qu'il mourra à 20 ans. Sa mère, très croyante, l'élève pratiquement dans le deuil, persuadée que la prophétie va se réaliser. Muzamil, quant à lui, vit sa vie comme un autre enfant...

Tu mourras à 20 ans vaut principalement pour ses qualités plastiques hors du commun : les paysages du Nil Bleu sont d'une beauté à couper le souffle, comme d'ailleurs les intérieurs des modestes maisons et les visages des acteurs, magnifiés par une splendide photographie.

Le film, dont le scénario est ténu, vaut également par la sérénité contemplative et en même temps critique qui l'enveloppe, et qui rappelle le cinéma d'Abderrahmane Sissako : les scènes sont souvent symboliques, le montage allusif, mais l'impression générale est celle du recueillement et au final du triomphe de la vie sur la religion.

A découvrir.

L'Afrique de l'Est sur Christoblog : Lamb - 2015 - Ethiopie (**) / Rafiki - 2018 - Kenya (**) 

 

2e

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La dernière vie de Simon

Il est assez rare que le cinéma français tente une incursion dans le cinéma de genre, a fortiori pour un premier film. C'est d'autant plus jouissif de voir la totale réussite que constitue le film fantastique de Léo Karmann, La dernière vie de Simon.

Difficile de parler du scénario, très malin, sans déflorer trop d'éléments, ce qui gâcherait véritablement le plaisir immédiat que procure ce beau film : disons simplement qu'il s'agit de suivre la destinée d'un jeune homme doté d'un pouvoir très particulier, à deux périodes de son histoire.

Tout est réussi dans ce film : la mise en scène est ambitieuse et diablement efficace, les interprètes sont tous formidables et le scénario passionnant. On est dès le début happé par cette histoire, et aspiré vers son dénouement par un aspirateur émotionnel et intellectuel comme on en voit très peu dans le cinéma français. Léo Karmann manifeste un talent particulier pour tisser une ambiance spécifique à chaque scène : innocence des jeux d'enfants, ambiance légèrement surnaturelle, immersion dans la nature, naissance d'un sentiment, traque policière.

Une belle et franche réussite.

 

3e

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Au nom de la terre

Cela me fait mal de dire que ce film est vraiment mauvais, eu égard au fait que le réalisateur raconte ici l'histoire tragique de son propre père.

Peut-être est-ce d'ailleurs ce manque de distance qui le conduit à produire une oeuvre sans aucune imagination, si proche de l'illustration que cela en devient gênant. Il ne faut pas chercher dans Au nom de la terre la moindre sensation de réalisme, tant le film déroule un programme convenu d'images d'Epinal sur le thème douloureux des suicides d'agriculteurs.

Les péripéties nous indiffèrent, les clichés sont légion, les personnages sont spectraux, leur évolution psychologique semble issue d'un algorithme programmant la survenue du pire après le pire, sans que les véritables raisons de la déchéance ne soient jamais réellement abordées.

C'est franchement, radicalement raté.

 

1e

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Concours Tu mourras à 20 ans : gagnez 3x2 places (Terminé)

A l'occasion de la sortie en salle de Tu mourras à 20 ans le 12 février, je vous propose de gagner 3 x 2 invitations valables partout en France.

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : de quelle nationalité est le réalisateur du film, Amjad Abu Alala ? 
- joignez votre adresse postale
- envoyez moi le tout par ici avant le 11 février 20 h.
 
Un tirage au sort départagera les gagnants. Vous recevrez ensuite les invitations, envoyées directement par le distributeur.

NB : un des trois lots sera attribué par tirage au sort à un participant ayant aimé ma page FB ou mon compte Twitter ou s'étant abonné à la Newsletter du blog (n'oubliez pas pour participer à ce tirage au sort spécial de me donner votre pseudo dans votre réponse, pour que je fasse le lien)

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Scandale

Scandale ne marquera certainement pas l'histoire du cinéma, ni même celle du mouvement #metoo, mais il reste une oeuvre utile, et relativement bien maîtrisée.

La mise en place est plutôt intéressante. L'exposition des différentes protagonistes est réussie : Nicole Kidman en attaquante sûre d'elle, Charlize Theron en présentatrice hésitante au faîte de sa gloire, Margot Robbie en bombe sexuelle multi-fonction.

La mise en scène adopte un point de vue de journal télévisé haut de gamme, speed et efficace.

Dans sa deuxième partie, le film de Jay Roach patine un peu : la résolution des conflits est expédiée, certains personnages sont sacrifiés et la narration s'étiole. Il reste le plaisir de découvrir le fonctionnement de Fox news vu de l'intérieur.

On est tout de même loin de la finesse et de la profondeur d'autres films dénonciateurs basés sur des faits réels, comme Spotlight ou Grâce à Dieu par exemple. Peut tout de même être vu.

 

2e

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Jojo Rabbit

On se demande, pendant les dix premières minutes du film, comment le réalisateur Taika Waititi va pouvoir tenir la distance de tout un long-métrage, sur la simple base de ce qu'il semble proposer à ce moment-là : se moquer des méthodes nazies, exploiter une veine burlesque principalement visuelle, présenter Hitler en sympathique confident du petit Jojo.

La ligne de crête entre le précipice du rejet moral et l'abysse du mauvais goût semble bien étroite.

Et puis le film prend un tour très différent lorsqu'apparaît le personnage d'Elsa. Il évolue alors vers une comédie romantique entre enfants, teintée de nostalgie et d'une certaine dureté délibérée (on pense très fort au Wes Anderson de Moonrise kingdom).

Jojo Rabbit devient alors un film original et équilibré, qu'on a plaisir à regarder jusqu'à son dénouement, et qui offre au passage un bel éventail de sensation : amusement étonné, tension mâtinée de burlesque à la Monty Python (la mémorable visite de la Gestapo), et pour finir, quelques larmes lors de la jolie séquence finale.

A voir, en ce débit d'année plutôt tristounet.

 

3e

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Concours Wet season : gagnez 2x2 places (Terminé)

A l'occasion de la sortie en salle de Wet season le 19 février, je vous propose en partenariat avec Epicentre (FB) de gagner 2 x 2 invitations valables partout en France.

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : quel prix a remporté le réalisateur Anthony Chen avec son premier film ? 
- joignez votre adresse postale
- envoyez moi le tout par ici avant le 17 février 20 h.
 
Un tirage au sort départagera les gagnants. Vous recevrez ensuite les invitations, envoyées directement par le distributeur.

NB : un des deux lots sera attribué par tirage au sort à un participant ayant aimé ma page FB ou mon compte Twitter ou s'étant abonné à la Newsletter du blog (n'oubliez pas pour participer à ce tirage au sort spécial de me donner votre pseudo dans votre réponse, pour que je fasse le lien)

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Les filles du docteur March

Pour les plus anciens des lecteurs de Christoblog, nul doute que Les filles du docteur March évoque le souvenir de visions télévisuelles des précédentes adaptations (Melvyn leRoy, voire Cukor), doucement teintées d'une nostalgie un peu ringarde, mais en technicolor.

Force est de reconnaître à Greta Gerwig un premier talent : celui de dépoussiérer l'argument rebattu du roman de Louisa May Alcott, sans rechigner à la reconstitution. Il aurait été ridicule de transposer cette histoire dans une autre époque, mais y infuser discrètement une thématique actuelle (l'indépendance des femmes) est assez bien vu.

Si la direction artistique m'a semblé un poil trop proprette, la mise en scène est très solide, et le montage sert beaucoup le film, par ses allers-retours incessants (et en même temps très fluides) entre deux époques : l'une heureuse, baignée par des lumières chaudes, et l'autre triste, délavée par une avalanche de bleus et de gris.

Le film est porté de bout en bout par des actrices en état de grâce (ce sont les vraies richesses du film) : Saoirse Ronan, Florence Pugh, Emma Watson et Laura Dern, dont les personnalités très complémentaires irradient l'écran. Un casting vraiment sensationnel, comme on n'en pas vu depuis longtemps, pour une épopée sentimentale qui sonne formidablement juste.

 

3e

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Une journée au Festival Ram Dam de Tournai

Ce week-end, j'ai testé pour vous l'excellent Festival Ram Dam à Tournai, le Festival du film qui dérange. Ambiance chaleureuse et décontractée (belge, quoi), rencontres sympas, programmation exigeante et en même temps pas prise de tête, salles hyper confortables, accueil fort agréable des blogueurs cinéma : que du bonheur.

La journée commence par le très bon Filles de joie (4/5) de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich. Ce film franco-belge est un beau triple portrait de femmes. Sara Forestier, Annabelle Lengronne et Noémie Lvovsky sont formidables toutes les trois. La construction est habile et le regard posé sur la prostitution belge "de proximité" est décapante. Le film sort le 18 mars et il ne faudra pas le rater.

Le passage derrière l'écran de Casey Affleck (l'acteur principal de Manchester by the sea, frère de ... son frère, Ben Affleck) s'avère une réussite. Light of my life (3/5) est un film post-apocalyptique centré sur l'intimité d'un père et de sa fille dans un monde dont toutes les femmes ont disparues, emportées par une maladie. C'est beau, sensible et un poil trop long. Les interprètes sont parfaits. A voir en mai 2020.

Watch list (3/5) du réalisateur new-yorkais Ben Rekhi, est un film américain tourné à Manille. Il nous instruit, avec une efficacité toute américaine, sur la sordide réalité de la guerre anti drogue lancée par le président Duterte en 2016, qui a causé la mort de plus de 20000 personnes, exécutées sommairement. Bien que de facture très classique, le film est glaçant et très prenant. 

Je finis cette journée marathon avec la nouvelle production du réalisateur japonais Koji Fukada (à qui l'on doit entre autre le fantastique Harmonium). Comme d'habitude chez Fukada, L'infirmière (4/5) est subtil, complexe, et raisonnablement pervers à la fois dans ce qu'il montre et dans la façon dont il le montre. Si le film est intellectuellement jouissif, il lui manque un petit peu de folie pour emporter encore plus l'adhésion. A voir au mois de mars dans les cinémas français.

J'essaierai l'année prochaine de libérer plus de temps pour ce Festival fort sympathique.

 

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L'adieu

Pas facile de comprendre l'engouement autour de cette toute petite chose insignifiante.

L'histoire est tiré de l'expérience de la réalisatrice Lulu Wang, américaine d'origine chinoise, qui a du se rendre en Chine sous un prétexte fallacieux pour voir sa grand-mère mourrir, sans que celle-ci soit mise au courant de la gravité de sa maladie.

C'est tout, et c'est bien peu, car le film ne parvient pas à dépasser le caractère anecdotique de son intrigue autobiographique. L'alter ego de la réalisatrice à l'écran, la rapeuse Awkwafina, fait de son mieux, comme le casting chinois plutôt convaincant, mais rien n'y fait : on reste indifférent à cette historiette qui ne parvient pas à nous émouvoir, et même pas à nous intéresser vraiment.

Le film aurait pu parvenir à arracher deux étoiles sur Christoblog, mais sa BO affreusement mélodramatique et sa mise en scène beaucoup trop américaine l'ont finalement entraîné vers la note la plus basse.

 

1e

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1917

Tout est joli et bien filmé dans 1917.

Les tranchées semblent être repeintes d'hier, les rats sont bien peignés, les cadavres eux-mêmes veillent à ne pas être trop purulents.

La caméra virevolte autour des personnages avec beaucoup d'élégance, la palette chromatique de la photographie est très jolie, et les acteurs sont parfaits.

Le film se laisse donc regarder, un peu comme si on suivait une visite guidée du terrain de guerre avec un guide sympathique, une sorte de Tranchées Tour pour Américains.

La perfection artistique du film se déploie au détriment de l'émotion (personnellement je n'en ai jamais ressenti) et du sentiment d'immersion. Sur ce dernier point, la première scène de Il faut sauver le soldat Ryan était autrement plus réaliste et frappante. 

Pour tout dire, Sam Mendes se regarde filmer et le spectateur le ressent trop, à mon sens. L'illustration ultime de ce triste constat, c'est la volonté un peu infantile de vouloir réaliser le film en un seul (faux) plan-séquence : une coquetterie qui complique le tournage sans apporter au film un surcroît d'âme.

Décevant, 1917 ne rend pas compte de l'horreur de la Grande Guerre, mais peut se voir comme une sorte de jeu vidéo (et hop je saute au-dessus du puits de mine, et vlan l'avion s'encastre parfaitement dans la grange, et youpi je saute dans la rivière) particulièrement bien réalisé techniquement.

Sam Mendes sur Christoblog : Les noces rebelles - 2008 (*)  / Skyfall - 2012 (**) / 007 Spectre - 2015 (*)

 

2e

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Les siffleurs

En regardant Les siffleurs, je me suis demandé où était passé l'originalité rigoureuse et un peu sèche de Corneliu Porumboiu.

On a affaire ici à un polar de niveau télévisuel, doté d'un grand nombre de rebondissement dont on se fout totalement, à l'image de la fin.

Dans ce film fait de bric et de broc, rien ne semble coller avec rien : on ne voit pas par exemple ce que la langue des siffleurs Guanches vient faire dans le scénario, qui est par ailleurs inutilement sophistiqué et destructuré.

Aucun des personnages n'attire vraiment l'attention, et les tentatives pour doper artificiellement le film tombent à plats (comme les cartons de couleur qui séparent les séquences). Les différents protagonistes semblent être des reptiles qu'on observe derrière la vitre d'un vivarium.

L'impression générale que laisse le film, c'est que le réalisateur se fout un peu de son histoire et de ses personnages, semant de petits cailloux qui semblent vouloir nous dire : j'aurais aimé tourner un western, un polar noir ou un film conceptuel, et au final j'ai opté pour un film susceptible d'être sélectionné à Cannes. Ce en quoi il a réussi. 

Corneliu Porumboiu sur Christoblog : 12h08 à l'est de Bucarest - 2006 (*) / Le trésor - 2015 (**)

 

1e

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