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Mardi 18 juin 2013 2 18 /06 /Juin /2013 23:10

http://fr.web.img1.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/95/65/98/20461153.jpgA l'occasion de la sortie de People mountain people sea de Cai Shangjun, je vous propose de gagner 3 x 2 invitations valables partout en France.

 

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : "Quelle année le film a-t-il reçu un Lion d'Argent à Venise ?"

- joignez votre adresse postale

- envoyez moi le tout par ici

avant le 21 juin à 17h.

 

Un tirage au sort départagera les gagnants le 21 juin au soir. 

 

Vous recevrez les invitations (valables partout en France, pour toutes les séances) par courrier.

 

Bonne chance.

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Mardi 18 juin 2013 2 18 /06 /Juin /2013 23:00

http://www.slate.fr/sites/default/files/photos/planches.jpgPlusieurs polémiques ont accompagné la Palme d'Or. L'une d'entre elles concernait la prétendue amertume que Julie Maroh aurait exprimé sur son blog (lire l'article) à propos de l'adaptation qu'avait fait Kechiche de sa BD. Certains journalistes se sont fait un malin plaisir d'extraire quelques phrases du dernier paragraphe de ce texte, qu'il est facile de monter en épingle.

 

En réalité, Julie Maroh exprime en des termes plutôt mesurés des sentiments complexes, dont émerge entre autre la frustration d'écrivain la plus universellement partagée : celle de voir son oeuvre lui échapper. Elle conteste aussi le caractère réaliste des scènes de sexe, ce qui m'amuse un peu, tant à mes yeux d'hétéro les fameuses 7 minutes brûlantes du film me semblent très similaires aux pages 94 à 97 de la BD. Comme quoi, quand on ne connaît pas un sujet, on n'y voit que du feu. 

 

Au-delà de ces polémiques un peu vaines (au sens où il me semble que Kechiche comme Julie Maroh sont tous deux gagnants dans l'affaire, et c'est le principal), j'ai été curieux de me faire une idée par moi-même de la qualité intrinsèque du livre.

 

Le bleu est une couleur chaude est une très belle BD. Elle est traversée par un souffle romantique puissant et fortement évocateur. Le dessin est agréable, avec une utilisation astucieuse du bleu, même si le procédé peut paraître à force un peu facile. Les personnages sont très attachants. Celui de Clémentine (Adèle dans le film) est dessiné un peu dans un style manga, notamment dans l'exagération des mimiques (yeux écarquillés, bouche grande ouverte...).

 

Impossible pour moi, évidemment, de faire abstraction du film. Au petit jeu des comparaisons, il apparaît d'abord que dans sa première partie, le scénario suit scrupuleusement la BD, au point que celle-ci ressemble par moment au story board du film. Petit à petit le scénario s'éloigne toutefois assez franchement de la trame de la BD pour inventer de nouvelles strates, typiquement Kechichienne : un approfondissement de la description des milieux socio-professionnels, quasiment inexistant dans la BD, et des inserts nombreux sur l'éducation. Il me semble que certaines scènes cruciales de la deuxième partie du livre (comme la colère noire du père de Clémentine) ne sont pas reprises dans le film.

 

Plus le film avance et plus on quitte l'intrigue de la BD, à tel point que la fin est radicalement différente. Un autre point m'a intrigué : je trouve que Adèle Exarchopoulos campe un personnage complètement différent de Clémentine, alors que Léa Seydoux est une Emma assez ressemblante. Dans la BD, Clémentine est chétive, enfantine, maladive, beaucoup plus petite qu'Emma. Dans le film Adèle est une force de la nature, pleine d'une santé très terrienne, et plus grande qu'Emma.

 

Pour conclure, finissons par un lieu commun de première ampleur : le film est excellent, la BD est très bonne, chacun s'exprime superbement dans son media et les deux sont complémentaires. 

 

En contrepoint de cet avis, il faut signaler qu'une autre artiste est associée au film : la peintre Cécile Desserle qui raconte dans cet article sa collaboration avec Kechiche. Une relation qui débouche sur une autre dimension du film, picturale, absente de la BD, et qui laisse voir pour le coup une relation entre créateurs totalement apaisée.

 

Lire aussi sur le sujet :

Ma critique du film

Une collecte des critiques du film collectés sur les blogs cinéphiles

 

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Mardi 18 juin 2013 2 18 /06 /Juin /2013 19:29

http://fr.web.img4.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/017/21001799_2013042617342195.jpgPour mes lecteurs parisiens seulement : je vous propose de gagner un lot de trois invitations pour l'avant-première du nouveau film d'Ari Folman, Le congrès, qui a fait cette année l'ouverture de la Quinzaine des réalisateurs.

 

L'avant première a lieu le 29 juin au MK2 Bibliothèque à 21 heures, en présence d'Ari Folman.

 

Pour participer :

- donnez moi votre nom/prénom ici

avant le 26 juin à 17h.

L'accès au film se fera sur liste, grâce au nom que vous m'aurez donné.

 

Un tirage sort désignera le gagnant, qui sera prévenu le 26 juin, à ... 17h15.

 

Retrouvez ma critique du film : Le congrès.

 

Bonne chance.

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Lundi 17 juin 2013 1 17 /06 /Juin /2013 21:51

http://fr.web.img5.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/91/91/10/20222006.jpgOh boy commence comme un Woody Allen : une photo en noir et blanc au grain travaillé, des airs de jazz d'un autre siècle, un anti-héro qui vole d'humiliation en désillusion. On pense fugitivement que le film va évoluer vers une version arty cheap de Oslo, 31 août (24 heures, c'est le temps de faire des retrouvailles et des bilans existentiels), mais malheureusement Jan Ole Gerster est loin d'avoir le talent de Joachim Trier.

 

Il y a un réel mystère à voir ce film récolter une pluie de récompenses (Angers, Marrakech, 6 Lolas allemands - l'équivalent de nos Césars), alors qu'il n'est qu'une variation de plus sur le ratage d'une vie vue en une journée, totalement anecdotique et affreusement banale.

 

Je ne sauve du film que le début, avec un running gag assez drôle (à chaque fois que Niko veut boire un café, le sort s'acharne à faire en sorte qu'il en soit privé) et une évaluation amusante par une sorte de psy pervers, alors qu'il tente de récupérer son permis de conduire.

 

La suite n'est qu'une suite de séquences convenues que je ne vais pas me donner la peine de raconter dans le détail, mais dont la seule évocation permettra de jauger l'originalité : le père qui coupe les vivres, l'ex-petite amie obèse toujours amoureuse, l'acteur raté qui aurait pu réussir, le pochtron qui crève dans la solitude.

 

Inoffensif et inutile.

 

2e

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Dimanche 16 juin 2013 7 16 /06 /Juin /2013 15:32

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/97/59/09/20537778.jpg

Sortie le 3 juillet

 

Le nouveau film d'Ari Folman vaut d'abord par l'interprétation magistrale de Robin Wright.

 

Le congrès se décompose en deux parties. La première, en prises de vue réelles, nous décrit comment une actrice de second plan, ayant fait beaucoup de mauvais choix dans sa carrière, se voit proposer de devenir "numérisée". Elle doit accepter de se faire modéliser, puis abandonner tout droit sur l'exploitation qui sera faite de son image.

 

Cette première partie est captivante. Il y règne une atmosphère à la limite du fantastique, grâce notamment au décor stupéfiant de l'entrepôt dans lequel vit l'héroïne et ses enfants. Robin Wright y joue en quelque sorte son propre rôle (en tant qu'ex-actrice de Santa Barbara et de Princess Bride), et elle est bouleversante. Les seconds rôles sont assez caricaturaux, mais plaisants.

 

Une fois la numérisation effectuée, le film se projette dans l'avenir, et commence la partie d'animation, qui m'a pour tout dire hérissé. Je n'aime pas le style cartoon du dessin, qui d'ailleurs n'est pas celui des photos circulant sur Internet, ce qui surprend beaucoup et d'une certaine façon constitue une sorte de tromperie. L'intrigue est extrêmement complexe : il s'agit de vie dans un monde virtuel, et de céder maintenant plus que son apparence : son essence. Pas évident de raccorder ce qu'on voit à la réalité, et d'ailleurs, quand le film s'y risque à la toute fin, le résultat n'est pas probant.

 

Le congrès est un film ambitieux construit sur des thématiques quasi-philosophiques (comme celle du choix, omniprésente), mais qui n'évite pas les naïvetés et la sensiblerie (l'histoire du fils), et parfois le mauvais goût. Le scénario est stimulant intellectuellement (on songe entre autres à Philip K. Dick, à Matrix et à David Lynch), mais par trop foisonnant. Le film fourmille d'idées de toute sorte, ce qui le rend intéressant, mais laisse l'impression finale de ne pas avoir été maîtrisé de bout en bout.

 

Une expérience à tenter pour les plus curieux.

 

Ari Folman sur Christoblog : Valse avec Bachir

 

2e

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Samedi 15 juin 2013 6 15 /06 /Juin /2013 19:25

http://fr.web.img5.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/14/33/20511891.jpgLa scène d'ouverture de Star trek into darkness, résume assez bien ce que le film sera : un condensé de morceaux de bravoure (la poursuite, l'Enterprise qui émerge de la mer), de trouvailles visuelles (les arbres rouges), de psychologie sommaire mais efficace (la psycho-rigidité et le sens du sacrifice de Spock) et de péripities bien huilées (on ne comprend pas ce qu'on voit tout de suite, mais on prend plaisir à le regarder).

 

Si le nouveau film de JJ Abrams n'est certes pas un chef-d'oeuvre, il constitue une version acceptable du blockbuster de SF.

 

Les personnages sont attachants, bien que manquant clairement de profondeur psychologique. Zachary Quinto campe un Spock très amusant, même si je regrette qu'il finisse par céder à la tentation de l'émotion. La trame de l'intrigue est assez solide, ménageant quelques adroits rebondissements. On ne sait pas exactement quel est le véritable méchant pendant une bonne partie du film, ce qui est assez malin.

 

Certains diront que le scénario est une énième variation autour du rapport au père, ce qui n'est pas faux, et finalement presque logique au moment où JJ Abrams s'apprête à prendre les commandes du plus grands mythe contemporain traitant du sujet, Star Wars.

 

La mise en scène de JJ Abrams est d'une élégance et d'une efficacité remarquables, avec quelques traits caractéristiques de son style : un sens du cadre inné, une capacité à restituer des ambiances très diverses, un rythme, une attention extrême aux acteurs (beaucoup de gros plans sur les visages), des détails inexplicables (les peintures Renaissance, le trou bleu à l'arrière d'un crâne). Les décors, paysages, et vaisseaux spatiaux sont à la fois très réalistes et très beaux, ce qui contribue grandement au plaisir éprouvé durant la projection (une qualité que ne possédait pas le récent Oblivion).

 

Le film piétine toutefois un peu sur la fin, multipliant les twists sans nécessité et sacrifiant au spectaculaire au point de ressembler à du Transformer cheap. C'est dommage, parce que jusqu'à ce dernier tiers trop lourd, Star trek into darkness avait réussi à maintenir une sorte de légèreté enfantine et profonde à la fois, caractéristique de JJ Abrams, qui confirme avec ce film ses talents d'entertainer exigeant. Le film, malgré son titre très sombre, est bien loin des poses prétentieuses d'un Christopher Nolan.

 

JJ Abrams sur Christoblog : Star trek / Lost / Super 8

 

2e

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Samedi 15 juin 2013 6 15 /06 /Juin /2013 11:23

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/97/08/83/20536411.jpgTourné en 1962 au coeur de Paris, juste après la fin de la guerre d'Algérie, Le joli mai est un documentaire remarquable à plus d'un titre.

 

Premier point, j'ai été sidéré par la modernité des sujets abordés par Chris Marker et Pierre Lhomme, qui sont souvent encore d'actualité ou qui entrent en résonance avec celle-ci : précarité sociale, irrationalité des réactions de la Bourse, problématique des grands ensembles urbains, racisme ordinaire, condition de la femme... On est à la fois inquiet et fasciné de voir que les progrès dans nombre de domaines sont nuls ou limités.

 

Le deuxième aspect fascinant du film est la capacité qu'ont les réalisateurs de mêler l'intime et l'historique.

 

Ils arrivent magnifiquement à extraire ce qu'il y a de profondément personnel dans chacune des interviews (le jeune algérien, le prêtre ouvrier, la costumière, le vendeur de costume) tout en l'insérant dans le grand flux de l'histoire (les procès politiques, les grèves, De Gaulle, les mutations technologiques fondamentales comme la télé).

 

L'ensemble dégage une poésie touchante, magnifiée par une superbe photo en noir et blanc, et remarquable par les choix de cadres, de lumières et de focales, eux aussi formidablement modernes. Même la voix off d'Yves Montant, surtout présente au début et à la fin du film, est plaisante.

 

Je ne peux donc que conseiller cette traversée de Paris, qui multiplie les visions étonnantes et instructives sur son peuple, toutes classes sociales confondues. Un must du moment.

 

4e

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Lundi 10 juin 2013 1 10 /06 /Juin /2013 22:06

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/96/64/74/20533096.jpgChanel. Balmain. Zèbre et léopard, really ? Feutre noir. Scénario en guimauve. Fashion. Miu-Miu. Creux. Nice butt. Louboutin. Prada. Paris Hilton. Superficiel. Kirsten Dunst. Emma Watson. Los Angeles County Sheriff. Porsche Carrera S. Lindsay Lohan. Cocaïne. Vanity fair. Orlando Bloom. TMZ. Angelina Jolie. Lolita.The secret. Vide. Plat. Hollywood. MIA. Kate Chang. American Zoetrope. Fascination bling bling. Faiblesse criarde de la mise en scène. Rachel Bilson. Google. Roman Coppola = Israel Broussard. Talons hauts et bas de plafond. Bankrupt. Phoenix. Karma. Manque de tension. Megan Fox. Aucun intérêt. 80 amis sur Facebook. Deux. Clé sous le paillasson. Radical chic. Cool ou/et sarcastique. Chaussures rouges et rouge à lèvre. Webcam et video surveillance. Louis Vuitton. Pyjama rose. Rolex. Harris Savides. It's cute. Kanye West. Tête de mort. Jupe trop courte et jus de betterave, manque de jus de cerveau. Avicii. Gucci bag. Thomas Mars sur terre. Bret Easton Ellis du pauvre (d'esprit). No sex. Accident de voiture et ramassage d'ordures, accident d'ordure et ramassage de voitures. L.A. Hervé Léger et lourds placements de produit.  

 

Spring Breakers à la sauce Beverly Hills.

 

1e

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Dimanche 9 juin 2013 7 09 /06 /Juin /2013 11:46

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/97/45/89/20530353.jpgA Cannes, peu de films firent autant parler d'eux que L'inconnu du lac, d'Alain Guiraudie, présenté dans la section Un certain regard et récompensé par le prix de la mise en scène.

 

Le sujet comme le traitement donnaient tous deux naissance à de nombreuses rumeurs : relations homosexuelles explicites (avec doublure porno), thriller et assassin en série, monstre lacustre de 10 mètres de long.

 

Il est amusant de constater que tout cela est en partie vrai, mais ne rend pas du tout justice à ce que le film est vraiment.

 

Un lac artificel, quelque part dans le Sud, lieu de drague et de baise entre homos naturistes. Franck, jeune homme solaire dévorant la vie, y vient tous les jours. Il tombe amoureux de Michel, sorte de Freddy Mercury à la moustache de Magnum, qui a (malheureusement) un amant, très Village People au demeurant. Un soir, Franck voit Michel zigouiller son mec dans le lac, chouette opportunité pour se glisser dans les bras de Michel, même si celui-ci est donc un assassin. Parallèlement à cette romance à haut risque, Franck discute avec Henri, un petit gros hétéro, qui vient sur la plage sans qu'on sache vraiment pourquoi, si ce n'est qu'on devine chez lui une immense solitude et des tendances dépressives.

 

De tout cela, Guiraudie fait une sorte de tragédie grecque, quéquettes à l'air. Unicité de lieu (la caméra ne quittera jamais les rives du lac), unicité de temps (même si le film se déroule sur plusieurs jours, la répétition mécanique des mêmes scènes rituelles d'arrivée ne fait de cette série qu'un long continuum), unicité d'action (puisque la vrai problématique du film est : Michel va-t-il tuer quelqu'un d'autre, et qui ?). Dans le rôle du choeur, on pourra ranger cet inspecteur à la fois burlesque et opiniâtre, qui trouve les mots justes pour désigner la terrible solitude de tous les protagonistes. Dans celui des faunes et des satyres, les hommes qui errent dans les bois du plaisir ne manquent pas de figures admirables, comme celui qui observe les autres en se masturbant, personnage presque comique, ou quelques anonymes réduits à leur statuts (statues ?) d'observateurs marmoréens. Dans le lac roderait une Chimère menaçante, silure colossal.

 

Je ne dévoilerai pas ici la fin de cet étonnant huis clos en plein air, exercice de style dont les intentions sont floues et la réalisation remarquable, si ce n'est pour révéler qu'elle est aussi prenante que le film le laisse espérer.

 

Une expérience hors du commun.

 

3e

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Dimanche 9 juin 2013 7 09 /06 /Juin /2013 07:00
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Samedi 8 juin 2013 6 08 /06 /Juin /2013 14:13

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/94/75/45/20353844.jpgTiré d'un roman à succès de Yasmina Khadra, l'argument de L'attentat est simple : un médecin arabe de nationalité israélienne apprend que sa femme chrétienne, qu'il croyait bien connaître, vient de commettre un attentat suicide.

 

Le film se décompose en deux parties assez clairement distinctes.

 

Dans la première, le héros apprend progressivement la vérité, puis est interrogé par la police. C'est la partie la plus faible du film, qui manque alors cruellement de rythme. Le réalisateur libanais Ziad Doueiri filme un peu à l'américaine (il fut assistant de Quentin Tarantino), mais sans rythme et sans souffle. Alors que le scénario est potentiellement explosif (si on peut dire), le film ennuie profondément.

 

Dans la deuxième partie, légèrement meilleure, le héros rend visite à sa famille à Naplouse, y découvre que sa femme est traitée en héroïne, et tente de remonter la piste jusqu'aux commanditaires de l'attentat. Cette partie intrigue parfois, mais ne captive jamais.

 

Au final, on reste perplexe devant le propos de ce film, qui n'apporte pas beaucoup d'éclairages politiques sur la situation, et semble plus ou moins renvoyer tous les protagonistes dos à dos. Au-delà de la politique, il est frappant de constater qu'on ne s'identifie jamais au personnage principal, et qu'au final on ne saura même pas ce qu'il a véritablement ressenti. Si le propos du réalisateur était de traiter de la désagrégation d'un couple, c'est raté.

 

L'attentat est un échec total en ce qui concerne la tension dramatique. Il obtient pourtant quelques bonnes critiques, comme si traiter d'Israel et de la Palestine avec distance justifiait d'emblée un succès d'estime. Sur un sujet voisin, Omar, film palestinien projeté cette année à Cannes dans la section Un Certain Regard est autrement plus puissant (critique à venir sur Christoblog).

 

1e

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Mercredi 5 juin 2013 3 05 /06 /Juin /2013 23:10

http://fr.web.img4.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/052/21005295_20130513125110571.jpgA l'occasion de la sortie de The bling ring, le nouveau film de Sofia Coppola, je vous propose de gagner 5 x 2 invitations valables partout en France.

 

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : "Quelle actrice, qui a déjà tourné avec Sofia Coppola, joue son propre rôle dans une scène de The bling ring ?"

- joignez votre adresse postale

- envoyez moi le tout par ici

avant le 11 juin à 20h.

 

Lunettes.PNG

Un tirage au sort départagera les gagnantss le 12 juin, jour de sortie du film. 

 

Vous recevrez les invitations (valables partout en France, pour toutes les séances) et les lunettes par courrier, dans les 48 heures suivantes.

 

Bonne chance.

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Mercredi 5 juin 2013 3 05 /06 /Juin /2013 22:03

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/97/57/81/20537280.jpgUne sorte d'hystérie collective s'est développée à Cannes autour d'un nouveau cinéma comique français dont les parangons seraient Tip top de Serge Bozon et La fille du 14 juillet d'Antonin Peretjako. Cet engouement soudain s'est manifesté entre autre par le supplément Cannes du Monde et le numéro d'avril des Cahiers. De quoi s'agit-il ? Faire des comédies avec trois francs six sous (et pas d'euros, il y a d'ailleurs une pièce de 0 euro qui circule dans le film), être inventif avec peu de moyens, regarder plutôt vers le passé que vers l'avenir, et distiller de subtils messages en rapport avec l'actualité.

 

Si j'ai trouvé l'exercice absolument raté dans le cas de Tip top, je l'ai un peu plus apprécié dans le film de Peretjako.

 

Hector, gardien de musée, tombe amoureux de Truquette. Il descend dans le midi avec elle, son copain Pator, Charlotte (une amie de Truquette) et Bertier, qui lit un manuel de séduction en vue de conquérir Truquette. Le film est loin d'être parfait. D'abord techniquement : le manque de moyen se fait cruellement sentir, ce qui se traduit par des approximations désagréables (j'ai lu dans un article que certains champ / contrechamp avaient été réalisés à plusieurs mois d'intervalle). Ensuite le côté rétro est parfois pesant, il suffit de lire les références citées par la presse : Tati, Rozier, Iosseliani, un Godard drôle, Jean Yanne, Mocky, Dino Risi, Blake Edwards... tout cela est fort flatteur et en partie fondé, mais le film souffre de cette accumulation de références.

 

Ceci étant dit, Peretjako s'en sort tout de même par des éclairs de génie drôles et/ou poétiques : l'introduction montrant les cérémonies du 14 juillet filmées en accéléré, l'idée d'avancer la rentrée d'un mois à cause de la crise, certains gags visuels. Le film propose une telle accumulation d'idées que certaines sont forcément bonnes. Il faut également noter un effort de construction beaucoup plus rigoureux que le style du film ne le laisse présager (histoires dans l'histoire, flash backs, etc..). Le personnage du faux médecin colérique, joué avec brio par Serge Trinquecoste, mérite presque à lui même le déplacement.

 

Au final, j'ai un peu de mal à avoir une opinion tranchée sur ce film, plongée anecdotique - mais pas désagréable - de hipsters contemporains dans la France profonde de la Nationale 7.

 

2e

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Lundi 3 juin 2013 1 03 /06 /Juin /2013 22:03

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/014/21001452_20130425102150856.jpgComment résister au désir d'ajouter la Lituanie à la liste des pays ayant produit des films critiqués sur Christoblog ?

 

D'autant plus que le film de Kristina Buozyte arrive sur nos écrans précédé d'une réputation flatteuse : film de SF minimaliste, onirique et érotique, avec des références multiples, à David Lynch notamment. Et un Méliès d'Or, récompensant le meilleur fim européen de science-fiction.

 

L'idée du film ne paraît pas très originale (même si je suis incapable de citer un autre film traitant exactement du même sujet) : un jeune homme est capable de communiquer avec l'esprit d'une jeune femme dans le coma.

 

Le début de Vanishing waves est intéressant : après les premières approches kaleidoscopiques, la rencontre entre les esprits des deux protagonistes est assez réussi, et sensuel. J'aime les scènes de fantaisie pure comme celle de l'insecte bleu. Le décalage entre la vie réelle et ces rencontres spirituelles est très riche. La scène du repas (ci-dessus) constitue une sorte d'apogée du film, en mettant en scène les premières tensions entre les deux amoureux. Les premières apparitions du mari  de la jeune femme sont inquiétantes. On comprend que ce dernier est mort dans l'accident de voiture qui faillit tuer également sa femme.

 

Malheureusement, Vanishing waves s'essouffle ensuite notablement. Les scènes oniriques ressemblent de plus en plus à du Lynch, mais en beaucoup moins inspiré, et les péripéties médicales sont de moins en moins crédibles. Quant à l'issue de l'histoire, je la trouve convenue, même si le long plan sur les deux corps est assez beau.

 

Un essai méritoire, mais bien moins novateur que ce que sa flatteuse réputation peut laisser penser.

 

2e

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Vendredi 31 mai 2013 5 31 /05 /Mai /2013 22:30

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/073/21007325_2013052116483405.jpgIl est assez étonnant de lire beaucoup de critiques sur ce film qui le relient à La dolce vita, car les deux films n'ont finalement pas grand-chose à voir, si ce n'est Rome et le goût des fêtes décadentes. Pour le reste, que ce soit pour la mise en scène, les thématiques ou les péripéties, les films sont assez différents. Le film de Fellini est beaucoup plus noir et désabusé que celui de Sorrentino.

 

Alors pour commencer, je dois dire que j'ai adoré l'interprétation de Toni Servillo, impérial en dandy vieillissant, qui parvient à jouer le détachement sans aucun cynisme. Ensuite, le film m'a impressionné par la puissance évocatrice de ses scènes, dont beaucoup sont ennivrantes, comme celle de la première fête, qui fait ressembler les orgies de Spring breakers à des réunions de séminaristes.

 

Au-delà de la virtuosité formelle de Sorrentino, qui est exceptionnelle, le film regorge également de personnages diablement attachants, comme la sainte de 104 ans, ou plus encore, la magnifique femme qui est mortellement malade (superbe scène où elle écoute Jap pérorer à propos de la conduite à tenir dans les enterrements, alors qu'elle se sait condamnée, et pas nous).

 

Evidemment, l'exubérance créatrice de Sorrentino n'évite pas un certain mauvais goût (les flamands roses), mais cela me semble négligeable au regard de la puissance visuelle du film.

 

Une des scène les plus violentes vues à Cannes figure dans ce film : celle durant laquelle Jap dit ses quatre vérités à une femme qui la ramène un peu trop, avec le sourire, mais avec une exhaustivité et une précision destructrice. D'autres scènes marquent profondément le spectateur : ce cabinet étrange de docteur dont on ne saisit pas vraiment l'activité, le berceau dans le palais, cet artiste contemporain qui se prend en photo tous les jours, ce couple qui propose une bizarrerie sexuelle à Jap que je n'ai pas comprise...

 

La grande belleza traite du temps, de la mort et des souvenirs. A ce titre, le passage du voyage vers le Concordia, et les souvenirs du premier amour qui y sont associés, sont splendides.

 

Un bien beau film, sous un fatras un peu tape-à-l'oeil, c'est vrai.

 

3e

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Les notes

1e : Non, et non, et non !

2e : Mouais, pourquoi pas

3e : A découvrir

4e : Dans le top 20 annuel

 

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Présentation

  • : Vous trouverez ici 150 critiques de films nouveaux par an. Et aussi : des rattrapages de DVD, des compte-rendus de festivals, des commentaires sur les meilleures séries du moment et des animations comme les Festivals de Christoblog. Tous les types de cinémas sont représentés et votre participation est la bienvenue.
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