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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 17:00

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/11/67/19733082.jpgCe qu'il y a de bien avec Hong Sangsoo, c'est qu'on se retrouve à chaque film entre copains, autour d'un verre d'une oeuvre qui semble être une nouvelle facette du même objet.

 

Le héros marche dans la rue, il est l'éternel alter ego de Hong Sangsoo lui-même, cinéaste raté. Ou presque. Tout le monde boit (et accessoirement mange et fume) dans des proportions déraisonnables. Les femmes y sont moins lâches et moins idiotes que les hommes. On se dit des demi-mensonges et des fausses vérités, les sentiments restent emmurés derrière la façade des conventions coréennes, toujours aussi lourdes.

 

Le destin, comme cela arrive souvent avec ce cinéaste, joue des petits tours aux personnages : les rencontres se répètent, les prémonitions se réalisent (4 rencontres de personnes touchant le cinéma), les mêmes dialogues réapparaissent presqu'à l'identique dans plusieurs scènes.

 

Le film est donc très bavard, que dis-je, il n'est QUE bavardage, mais on aime toujours ça.

 

La particularité de ce court épisode (1h19 seulement) est de se dérouler dans une atmosphère ouatée et neigeuse, magnifiée par un beau noir et blanc. Cet ensemble confère au film un surcroît de mélancolie et permet à Hong Sangsoo de nous offrir une magnifique scène de baiser. Une oeuvre mineure dans la filmo du Woody Allen coréen, mais une oeuvre délicate et sensible.

 

Hong Sangsoo sur Christoblog : HA HA HA.

 

3e

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Les notes

1e : Non, et non, et non !

2e : Mouais, pourquoi pas

3e : A découvrir

4e : Dans le top 20 annuel

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