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Christoblog

Bir Başkadır

A force d'entendre du bien de cette série turque (qui est parfois connue sous le nom de Ethos, son titre en anglais), j'ai fini par la regarder, avec, je dois l'avouer, un oeil plutôt sceptique au début. Et, comme beaucoup d'autres, je vais maintenant chaudement la recommander à mon tour.

Parmi les nombreuses qualités qu'ont peut attribuer à ces huit épisodes très prenants, j'en vois trois principales.

Tout d'abord, la construction de Bir Başkadır est très originale, et je ne lui vois pas d'équivalent dans aucune autre série, sauf peut-être dans The wire (Sur écoute) : une absence de véritable intrigue, un récit qui semble suivre les personnages au hasard, qui introduit en pratique un nouvel entrant à chaque épisode, une absence relative de résolution finale. C'est de ce point de vue, une réussite totale : le sentiment de la vie, du destin et du hasard irrigue le récit.

Le deuxième grand intérêt de cette série est évidemment la plongée en apnée dans la Turquie contemporaine. Les différents milieux sont parfaitement scrutés, et la façon dont les sujets qui fâchent sont subtilement abordés (la place de la femme, celle de la religion) ne peut qu'entraîner notre adhésion et concomitamment le réprobation du gouvernement Erdogan. Dans ses parties rurales, magnifiquement filmées, des relents de Nuri Bilge Ceylan viennent nous chatouiller les yeux, et ceux qui me connaissent apprécieront la hauteur du compliment.

Enfin, les actrices et acteurs brillent de mille feux. Rarement j'aurai autant vu une actrice imprimer l'écran comme Öykü Karayel, absolument sublime.  Les hommes sont moins aimables mais leur prestation est impressionnante, à l'image de Fatih Artman, qui jour le personnage de Yasin, et qui, bien qu'on ait envie de le baffer en permanence, est formidable.

Il subsiste bien ici ou là quelques partis-pris un peu datés dans la mise en scène (ces zooms immenses à l'échelle d'une ville) et quelques baisses de rythme dans l'intensité, mais le résultat est tout de même très intéressant, et parfois d'une beauté ensorcelante.  

 

4e

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Concours De sang-froid : Gagnez 2 mediabook

l'occasion de sa sortie, je vous propose de gagner 2 exemplaires du mediabook du chef d'oeuvre de Richard Brooks, De sang-froid.

Un objet magnifique (DVD, Blu-ray, Livret) proposé par Wild Side.

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : Quel est le titre original du film 
- joignez votre adresse postale
- envoyez moi le tout par ici avant le 8 mai 20 h.
 

Un tirage au sort départagera les gagnants. Vous recevrez ensuite ce bel objet envoyé par le distributeur. NB : un des deux lots sera attribué par tirage au sort à un participant ayant aimé ma page FB ou mon compte Twitter ou s'étant abonné à la Newsletter du blog (n'oubliez pas pour participer à ce tirage au sort spécial de me donner votre pseudo dans votre réponse, pour que je fasse le lien)

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Merci pour le chocolat

Ce Chabrol commence très bien, installant un trouble diffus dont on peine à saisir l'essence, dans un style on ne peut plus hitchcockien.

J'ai été charmé par le jeu à la fois pesant et précis d'Isabelle Huppert, par la goujaterie élégante de Dutronc et la jeunesse éclatante d'Anna Mouglalis. La première partie du film laisse deviner de multiples interprétations possibles de la réalité, et tous les évènements peuvent signifier plusieurs choses.

Malheureusement, Merci pour le chocolat abandonne tout à coup son ambiguïté initiale pour finalement dévoiler le coeur de son intrigue. Sa légèreté froide et distinguée disparaît brutalement, et le film devient subitement plus lourd, didactique et pour tout dire moins intéressant. 

La mise en scène, au diapason de son scénario, évolue d'une sobre virtuosité (pas courante chez Chabrol qui ne se distingue pas habituellement par ses cadres et ses mouvements de caméra) à une démonstrativité qu'on aurait aimé éviter (à l'image de la dernière sortie nocturne en voiture, filmée et écrite avec des gants de boxe).

Un bon cru au total tout de même, notamment grâce à la performance d'Isabelle Huppert.

Claude Chabrol sur Christoblog : Bellamy - 2009 (*)

 

2e

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Les garçons sauvages

Le projet de Bertrand Mandico dans ce film est une sorte de manifeste : s'inspirer d'un tas de références prestigieuses et gentiment subversives (Herzog, Fassbinder), questionner la question du genre (attention spoiler : les personnages de garçons sont en fait joués par des filles), ériger le factice en parangon du bon goût et redonner au film d'aventure façon L'île au trésor un vernis à la foi mauvais genre et non genré.

Le résultat est un gloubi-boulga qui ne m'a pas convaincu. Le succédané de trame narrative n'assume pas ses manquements : il faut le génie d'un Weerasethakul pour que la magie intrinsèque de la nature sauvage prenne le pas sur les exigences de la fiction. Les différents épisodes s'enchaînent sans vraiment de continuité, et notre intérêt s'étiole petit à petit, la curiosité se trouvant rapidement vaincue par l'irritation que le côté hyper-formaliste du film nous impose.

Finalement, j'ai l'impression d'avoir assisté à un Koh-Lanta queer tourné en roue libre dans un décor de carton-pâte, à l'imagination chétive et au style ampoulé.

 

1e

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Concours Famille tu me hais : Gagnez 3 DVD (Terminé)

l'occasion de sa sortie, je vous propose de gagner 3 exemplaires du DVD du film de Gaël Morel, Famille tu me hais.

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : Quelle est la durée du film 
- joignez votre adresse postale
- envoyez moi le tout par ici avant le 29 avril 20 h.
 

Un tirage au sort départagera les gagnants. Vous recevrez ensuite le DVD envoyé par le distributeur. NB : un des trois DVD sera attribué par tirage au sort à un participant ayant aimé ma page FB ou mon compte Twitter ou s'étant abonné à la Newsletter du blog (n'oubliez pas pour participer à ce tirage au sort spécial de me donner votre pseudo dans votre réponse, pour que je fasse le lien)

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Succession

C'est sans nul doute une des toutes meilleures séries de ce début des années 2020, si ce n'est la meilleure. Elle vient d'ailleurs de gagner l'Emmy Award de meilleure série dramatique, succédant ainsi à Games of thrones,  Breaking bad et autres Mad men.

Conduite de main de maître par le britannique Jesse Amstrong, Succession est passionnante. On suit le destin d'un vieil homme à la tête d'un empire dans le domaine du divertissement, magnifiquement joué par Brian Cox, et de ces quatre enfants. Entre ces cinq là, il n'y a pas de cadeau, et la moralité est bien la dernière des préoccupations des protagonistes de Succession.

Les deux saisons disponibles pour l'instant égrènent une série assez incroyable de coups de théâtres, de trahisons, de promesses non tenues, de coups bas, et d'humiliations en tout genre. Comme les quatre enfants ont chacun leurs défauts et addictions diverses, on ne s'ennuie pas une seconde.

La mise en scène peut troubler légèrement au début de la première saison (rythme épileptique, cadrages alambiqués, effets de zoom bien visible), mais elle s'assagit vite, à moins qu'on ne s'y habitue.

L'évolution des personnage est un des grands points forts de la série. Jeremy Strong (Kendall) et Sarah Snook (Shiv) sortent du lot, parmi un casting haut de gamme d'une dizaine d'acteurs principaux tous formidables.

Outre la mise en scène captivante des manoeuvres financières qui se trament au plus haut niveau du monde des affaires US, Succession se distingue également par un génie du lieu que je n'ai trouvé dans aucune autre série : certains épisodes sont entièrement tournés dans un seul endroit spécifique, et chacun de ces épisodes laisse une trace mémorable dans l'esprit du spectateur (un yacht en mer Egée, une fête underground à New York, un hôtel de luxe dans une station de montagne, un mariage à Londres, une villa dans le désert, un week-end en Hongrie, une ville en Ecosse). 

Bref, encore un chef d'oeuvre produit par HBO, visible sur OCS. A ne rater sous aucun prétexte.

 

4e

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Peppermint candy

Ce deuxième film de Lee Chang-Dong est un bijou.

Il commence comme une énigme : un jeune homme rejoint un groupe d'anciens amis qui pique-niquent au bord d'une rivière, avant d'adopter un comportement incohérent et de monter sur un pont de chemin de fer au moment où un train arrive. 

Le film va ensuite reculer dans le temps, exposant des scènes séparées à chaque fois par plusieurs années, et dévoilant ainsi progressivement ce qui a conduit le personnage de Yongho à agir comme il le fait.

Cette progression à rebours, qui avance dans l'éclaircissement à mesure qu'elle recule dans le temps (comme le train qui sépare chaque séance et avance alors qu'il recule, parce que la pellicule défile dans le mauvais sens) est une superbe trouvaille, utilisée la même année - curieuse coïncidence - par Irréversible. Elle donne une tonalité étrange au film, pesante et mystérieuse : tout semble la conséquence d'un évènement initial qui nous manque, mais dont on voit les multiples conséquences (la méchanceté de Yongho, les bonbons, la jambe abîmée).

Une ambiance teintée de douleur et d'une sourde nostalgie baigne l'ensemble du film, qui peut être parfois d'une grande brutalité, toute coréenne.

Comme toujours chez le grand Lee Chang-Dong, la mise en scène est souveraine et élégante. Le montage est d'une efficacité exemplaire, la narration d'une rare ampleur et la direction d'acteur incroyablement précise. C'est avec une grande admiration pour l'art du maître coréen que j'ai laissé ma curiosité progresser jusqu'aux derniers plans, d'une grande beauté.

Lee Chang Dong sur Christoblog : Secret Sunshine - 2007 (***) / Poetry - 2010 (***) / Burning - 2018 (****)

 

4e

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En thérapie

La série phénomène d'Arte, succès public lancé à grand renfort de publicité, me laisse perplexe.

Elle est certes agréable à regarder, son dispositif étant structurellement addictif. On a forcément envie de savoir ce qu'il y a de caché dans l'esprit des patients, et le travail du psy s'apparente finalement à celui de l'enquêteur. De plus, si une des histoires vous plait moins qu'une autre, ce n'est pas grave, les épisodes ne durent que 20 minutes.

Mais aujourd'hui, plus de trois semaines après l'avoir terminée, je me rends compte qu'il ne m'en reste pas vraiment de souvenirs marquants. L'histoire entre Frédéric Pierrot et Mélanie Thierry ne m'a pas passionné, pas plus que celle du couple joué par Pio Marmai et Clémence Poesy. Ce sont les personnage joués par Reda Kateb et Céleste Brunnquell qui sont les plus riches, même si leur développement n'est pas à mon sens convaincant sur toute la durée de la série. J'ai trouvé Carole Bouquet particulièrement mauvaise.

L'impression générale est donc celle d'une relative déception, d'un potentiel qui n'a pas réussi à se concrétiser complètement, ni par le scénario, ni par la mise en scène, ni par le jeu des acteurs.

Au final, une friandise de début de soirée qu'on peut savourer en pensant à autre chose.

 

2e

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Un baiser s'il vous plait

Dans la filmographie d'Emmanuel Mouret, Un baiser s'il vous plait marque un tournant important, qui confirme les infléchissements de son film précédent, Changement d'adresse. Après la fantaisie verbeuse et parfois presque burlesque de ses débuts, le réalisateur confirme ici son talent à aborder des thématiques plus graves. 

Ce film peut être vu comme un précurseur de Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait. On y trouve en effet une structure semblable de récits enchâssés les uns dans les autres à la façon des Mille et une nuits, la naissance de relations amoureuses nouées dans les confidences, une tonalité introspective et enfin des thématiques proches (par exemple : jusqu'où peut aller le sacrifice pour celui ou celle qu'on aime). 

Un baiser s'il vous plait est une comédie sentimentale à la fois légère et profonde, dialoguée magnifiquement, intrigante et séduisante. Pour la première fois Mouret s'appuie sur des acteurs et actrices de très haut niveau : Julie Gayet et Virginie Ledoyen sont excellentes.

Un bijou donc, peut-être plus fluide et aérien encore que ceux de Rohmer, qui questionne de façon originale la nature même de l'amour. Un film parfaitement hors mode, totalement anti conformiste, que je conseille comme la meilleure introduction possible au Mouret "première manière".

Emmanuel Mouret sur Christoblog  : Promène toi donc tout nu ! - 1999 (**) / Laissons Lucie faire ! - 1999 (**) / Vénus et Fleur - 2003 (**) / Changement d'adresse - 2006 (***) /  Un baiser s'il vous plait  - 2007 (****) / Fais moi plaisir - 2008 (**) / L'art d'aimer - 2011 (**) / Caprice - 2014 (**) / Mademoiselle de Jonquières - 2018 (***) / Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait - 2020 (****)

 

4e

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Concours : gagnez un DVD Capricci (Terminé)

Du 7 au 11 avril les DVD Capricci sont à 50 % : site Capricci.

Et vous le savez il n'y a que du bon au catalogue de Capricci : Hong Sang-Soo, Abel Ferrara, Hu Bo, Porumboiou, Ossang, Nolot, Bi Gan, et beaucoup d'autres...

Christoblog vous propose de gagner un de ces DVD. 

Pour ce faire :

- dites moi quel DVD du catalogue Capricci vous aimeriez, et pourquoi ?
- joignez votre adresse postale
- envoyez moi le tout par ici avant le 11 avril minuit.
Celui ou celle qui m'aura envoyé la réponse la plus convaincante gagnera le DVD en question.
A vos claviers !
 

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Concours Un soupçon d'amour : Gagnez 3 DVD (Terminé)

l'occasion de sa sortie, je vous propose de gagner 3 exemplaires du DVD du film de Paul Vecchiali, Un soupçon d'amour.

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : De quelle nationalité est l'actrice principale, Marianne Basler 
- joignez votre adresse postale
- envoyez moi le tout par ici avant le 17 avril 20 h.
 

Un tirage au sort départagera les gagnants. Vous recevrez ensuite le DVD envoyé par le distributeur. NB : un des trois DVD sera attribué par tirage au sort à un participant ayant aimé ma page FB ou mon compte Twitter ou s'étant abonné à la Newsletter du blog (n'oubliez pas pour participer à ce tirage au sort spécial de me donner votre pseudo dans votre réponse, pour que je fasse le lien)

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103 films à voir

4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e

Ci-dessous une liste de films qui ont obtenu la note maximale sur Christoblog. Il y a une seule entrée par réalisateur.

Un simple clic sur le titre vous amène à la critique du film sur Christoblog.

1 - Moonlight / Barry Jenkins - 2016 
2 - Ajami / Scandar Copti et Yaron Shani - 2010 
3 - Leviathan / Andrey Zvyagintsev  - 2014
5 - Toni Erdmann / Maren Ade - 2016 
6 - Whiplash / Damien Chazelle - 2014
7 - La vie d'Adèle / Abdellatif Kechiche - 2013
8 - Holy motors / Leos Carax - 2012
9 - Burning / Lee Chang-Dong - 2018 
10 - Les chansons d'amour / Christophe Honoré - 2007  
11 - Winter sleep / Nuri Bilge Ceylan - 2014
12 - Parasite / Bong Joon-Ho - 2019
13 - Portrait au crépuscule / Anguelina Nikolova - 2012 
14 - Une séparation / Asghar Farhadi - 2011 
15 - Mommy / Xavier Dolan - 2014 
16 - Bright star / Jane Campion - 2010 
17 - Boyhood / Richard Linklater - 2014 
18 - Fish Tank / Andrea Arnold - 2009 
19 - Un conte de Noël / Arnaud Despleschin - 2008
20 - Vincere / Marco Bellochio - 2009 
21 - Au-delà des montagnes / Jia Zhangke - 2015 
22 - Julieta  / Pedro Almodovar - 2016 
23 - 4 mois, 3 semaines, 2 jours / Cristian Mungiu - 2007 
24 - Detroit / Kathryn Bigelow - 2017 
25 - A la folie / Wang Bing - 2015 
26 - Une affaire de famille / Hirokazu Kore-Eda - 2018 
27 - Paradis : amour / Ulrich Seidl - 2013
28 - Oslo, 31 août / Joachim Trier - 2012 
29 - La vie moderne / Raymond Depardon - 2008 
30 - Le décalogue / Krzystof Kieslowski - 1988 
31 - Mysterious skin / Gregg Araki - 2005 
32 - Une femme coréenne / Im Sang-Soo - 2005
33 - So long, my son / Wang Xiaoshuai - 2019 
34 - Le fils de Saul / Laszlo Nemes - 2015 
35 - Harmonium / Koji Fukada - 2017
36 - Mia miadre / Nanni Moretti - 2015 
37 - Wadjda / Haifaa Al-Mansour - 2013 
38 - Moonrise kingdom / Wes Anderson - 2012 
39 - Her / Spike Jonze - 2014 
40 - Lenny / Bob Fosse - 1975 
41 - Pieta / Kim Ki-Duk - 2013 
42 - Pelo melo / Mariana Rondon - 2014 
43 - Elle / Paul Verhoeven - 2016 
44 - Nebraska / Alexander Payne - 2014
45 - Béliers / Grimur Hakonarson - 2015 
46 - Le temps d'aimer et le temps de mourir / Douglas Sirk - 1959 
47 - Blade runner / Ridley Scott - 1982 
48 - Tesnota / Kantemir Balagov - 2018 
49 - Ma vie de courgette / Claude Barras - 2016 
50 - Snow therapy / Ruben Ostlund - 2015
51 - Summer wars / Mamoru Hosoda - 2010 
52 - Head on / Fatih Akin - 2004 
53 - Shokuzai / Kiyoshi Kurosawa - 2012 
54 - Mystères de Lisbonne / Raoul Ruiz  - 2010 
55 - Amador / Fernando Leon de Aranoa - 2012 
56 - Taxi Téhéran / Jafar Panahi - 2015 
57 - 9 mois ferme / Albert Dupontel - 2012 
58 - Les nouveaux sauvages / Damian Szifron - 2014 
59 - Into the abyss / Werner Herzog - 2011 
60 - Heimat / Edgar Reitz - 2013 
61 - Une chambre en ville / Jacques Demy - 1982
62 - Sur mes lèvres / Jacques Audiard - 2001 
63 - L'homme qui tua Liberty Valance / John Ford - 1962
64 - Premier contact / Denis Villeneuve - 2016 
65 - Chat noir, chat blanc / Emir Kusturica - 1998
66 - Birdman / Alejandro Gonzalez Iñarritu - 2015 
67 - La terre et l'ombre / César Acevedo - 2015 
68 - Diamond island / Davy Chou - 2016 
69 - A beautiful day / Lynne Ramsay - 2017 
70 - Le lac aux oies sauvages / Diao Yinan - 2019 
71 - Suzanne / Katell Quillévéré - 2013 
72 - Fighter / David O. Russel - 2010 
73 - Cold war / Pawel Pawlikowski - 2018 
74 - 3 billboards, les panneaux de la vengeance / Martin McDonagh - 2017
75 - Polisse / Maïwenn - 2011 
76 - Django unchained / Quentin Tarantino - 2012 
77 - Visages, villages / Agnès Varda et JR - 2016 
78 - Rebelle / Kim Nguyen - 2012
79 - Grâce à Dieu / François Ozon - 2019 
80 - La grande belleza / Paolo Sorrentino - 2013 
81 - L'épouvantail / Jerry Schatzberg - 1973 
82 - L'exercice de l'état / Pierre Schoeller - 2011
83 - Sils Maria / Olivier Assayas - 2014 
84 - Mademoiselle / Park Chan-Wook - 2016
85 - Restless / Gus Van Sant - 2011 
86 - Violeta / Andrés Wood - 2012 
87 - Winter's bone / Debra Granik - 2011 
88 - Climax / Gaspar Noé - 2018 
89 - A ciambra / Jonas Carpignano - 2017 
90 - Control / Anton Corbijn - 2007 
91 - Charlie et la chocolaterie / Tim Burton - 2005 
92 - Tomboy / Céline Sciamma - 2011 
93 - Femmes du Caire / Yousry Nasrallah - 2010 
94 - A most violent year / JC Chandor - 2014 
95 - Gloria mundi / Robert Guédiguian - 2019
96 - Un grand voyage vers la nuit / Bi Gan - 2018 
97 - La reine Margot / Patrice Chéreau - 1993 
98 - Morse / Tomas Alfredson - 2008 
99 - Bethléem / Yuval Adler - 2013 
100 - Dogman / Matteo Garrone - 2018 
101 - La communion / Jan Komasa - 2020
102 - Le géant égoïste / Clio Barnard - 2013
103 - Yi Yi / Edward Yang - 2000
 
A bientôt dans les salles...

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Coup de torchon

Autant le dire tout de suite, je ne partage pas l'enthousiasme collectif autour de ce film de Bertrand Tavernier.

Bien entendu, Coup de torchon n'est pas sans intérêt. La prestation hallucinée de Philippe Noiret restera un de ses rôles les plus forts, mélange parfois irrésistible de bêtise benoîte et de méchanceté candide. 

Au chapitre des incontestables points forts du film, il faut également signaler l'incroyable "génie du lieu", qui permet à Tavernier de proposer ici des décors naturels qui sont aussi importants (voire plus) que les personnages du film. Le scénario, adapté de Jim Thompson, est également très plaisant : tordu, complexe et ample. 

Mes réserves maintenant. Si Noiret est incontestablement bon, je trouve que les autres personnages, réduits à de simples caricatures grimaçantes, nuisent à la densité dramatique du film. Eddy Mitchel, Jean-Pierre Marielle, Guy Marchand, Stéphane Audran sont volontairement dans l'excès et donnent au film, au travers de scènes qui sont elle-mêmes sur-écrites, une connotation de parodie cartoonesque qui dénote avec la prestation de Noiret.

La mise en scène de Tavernier ne me convainc pas non plus dans le film : désordonnée, redondante, parfois maladroite et globalement assez datée. Le montage enfin m'a semblé lâche, et le film un peu long.

Coup de torchon brille par sa noirceur et sa singularité dans le cinéma français : c'est une curiosité qui mérite d'être vue et permet tout de même de passer un bon moment.

 

2e

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La fille aux allumettes

La fille aux allumettes, c'est le cinéma de Kaurismaki réduit à son essence la plus pure.

Dans ce film très court (1h10 seulement), tous les plans semblent millimétrés, dans leur durée comme dans leur composition. Ils s'enchaînent avec une rigueur quasi mathématique, dans le style si reconnaissable du réalisateur finlandais, mélange d'attention formelle extrême et d'émotions souterraines très intenses.

Le film, qui vaut presque comme un manifeste, est remarquable de plusieurs points de vue : sa photographie froide et expressionniste est somptueuse, la progression de la narration stupéfiante et le montage au cordeau. Il doit beaucoup également à la prestation de Kati Outinen, qu'on reverra dans presque tous les films suivants de Kaurismaki, et qui irradie le film de l'intensité de son jeu.

Si on n'est pas rebuté par la froideur apparente de la mise en scène et la dureté du propos, La fille aux allumettes fait partie des films scandinaves qu'il faut avoir vu.

 

3e

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