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Christoblog

Devdas

Diaphana FilmsDevdas est souvent le film par lequel le public occidental entre dans l'univers de Bollywood. Il fut en effet présenté à Cannes en 2002, et connut une petite diffusion en Occident, précédé par sa réputation de film le plus cher de l'histoire du cinéma indien.

Pourtant, le film ne me semble pas le plus attrayant des films de Bollywood.

Son scénario est un peu faiblard (par exemple comparé au très beau Veer Zara), son démarrage un peu poussif et sa démesure dans le kitch dépasse de très loin tout ce que le cinéma occidental peut imaginer.

Le film est une adaptation d'un très célèbre roman indien de Sarat Chandra Chatterjee publié en 1917 et déjà adapté quatre fois au cinéma avant cette version. Il s'agit en gros d'une histoire du type Roméo et Juliette. Roméo est riche et s'appelle Devdas, Juliette est issue d'une famille modeste et s'appelle Paro. Ils étaient amis d'enfance, il tombent amoureux à l'âge adulte lorsque Devdas revient de Londres, et leur amour ne pourra se concrétiser par une union pour cause de différence de classe social.

Comme je le disais en introduction, les décors sont d'un faste tels que la masure de Paro ressemble ... à un palais des mille et une nuits. La propriété de Devdas est 10 fois plus grande, et celle du futur mari de Paro doit compter un millier de pièces au bas mot. C'est réellement délirant. Cette démesure empêche qu'on pénètre rapidement dans l'intrigue.

Passée cette demi-heure presque écoeurante d'or et de soierie, on est frappé par l'extrême cruauté de l'histoire développée et par la noirceur de l'intrigue (Devdas sombre dans l'alcoolisme). Tout cela finira très mal dans des accents de drame sans rémission, parfaitement irréel et maîtrisé.

Le film est donc indigeste, mais ses contrastes raviront l'amateur de sensations primaires : la cruauté de certaines scènes n'a d'égale que la magnificence des décors. Le romantisme exacerbé et sans complexe (mais chaste !) du film pourra séduire certains coeurs d'artichaut. Les deux interprètes principaux, les superstars Shah Rukh Khan et Aishwarya Rai, sont ici au faîte de leur carrière.

 

2e

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Les contes de la nuit

StudioCanalMichel Ocelot ne fait rien comme tout le monde. Alors que Azur et Azmar avait été conçu avec un logiciel en 3D, pour être finalement distribué en 2D, Les contes de la nuit sont cette fois-ci proposés en 3D alors que les personnages sont des ombres chinoises, donc "plats".

L'effet produit, s'il n'est pas désagréable, reste toutefois assez anecdotique. On remarquera ici où là des sur-impressions de noirs en relief qui produisent des impressions intéressantes. Le dernier conte, spécialement réalisé pour le film (les 5 premiers sont des reprises d'une série réalisée pour la télévision) utilise des effets plus classiques : monstre plongeant vers le spectateur où pluie d'étoiles envahissant l'espace situé entre le spectateur et l'écran (assez joli).

Sur le fond, on retrouve la magnificence des arrières-plans, capables de nous faire passer de l'Amérique précolombienne au Moyen Age en passant par le Tibet et les Antilles, tout en déversant des torrents de couleurs. Les histoires, quant à elles, sont d'un intérêt variable, et ne marqueront pas les esprits. Entre les contes, le film propose une mise en abyme qui ne m'a pas convaincu :  dans une salle de cinéma un vieux monsieur, une jeune fille et un jeune garçon s'amusent à construire des histoires. Ces scènes font un peu cheap. Je n'ai pas été séduit par l'exposé de la documentation réunie pour chaque conte, présentée d'une façon scolaire et rudimentaire.

De beaux moments et une perfection esthétique par moment, mais qui n'empêchent pas un certain ennui de s'installer.

 

2e

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The murderer

Jung-woo Ha. Le PacteJ'avais été de ceux qui avait dit beaucoup de bien de The chaser, le premier film de Na Hong-Jin.

Pour son deuxième opus, le jeune réalisateur coréen n'hésite pas à tenter quelque chose de beaucoup plus difficile. The chaser était en effet une variation assez roublarde sur le thème du serial killer, alors que The murderer est une fresque au long cours (2h20 !) qui mêle chronique sociale, découverte de la communauté des sino-coréens de la province chinoise de Yanbian, film gore, exercice de style hyper-violent, film sentimental, enquête policière et film à énigme.

Le plus remarquable est probablement la mise en scène, très caractéristique et basée sur des a priori  extrêmement pointus : une caméra légèrement flottante même dans les plans fixes (comme si elle était montée sur une bouée flottant sur une mer tranquille), un montage super-speed (95 % des plans doivent faire moins de 3 secondes) même dans les moments calmes, et une bande-son très travaillée. L'impression résultante est une sorte d'hyper-réalisme, à l'opposé exact de l'hyper-formalisme développé par Kim Jee-Woon dans J'ai rencontré le diable.

Le film, très intéressant dans sa première heure, devient ensuite une sorte d'enfilade de climax violents. La hache, le couteau et toutes les armes blanches sont copieusement utilisées pour sectionner, fendre et entailler les différentes parties de plusieurs dizaines de corps humains. A certains moments le grand-guignol n'est pas loin, mais comme l'ambiance reste réaliste, le spectateur est pris entre plusieurs sentiments contradictoires : rire, frémir, anticiper la scène suivante, ou sortir de la salle, comme l'on fait 5 spectateurs. La deuxième partie du film est donc une sorte de circuit de montagnes russes (calme, violence, développement de l'intrigue, calme, violence..) qui semble ne jamais devoir finir. Le scénario progresse en hoquetant et trébuchant, à grands coups de révélations fracassantes, de digressions inexpliquées, d'ellipses géantes, de montage en parallèle.

Une expérience borderline durant laquelle j'ai été à la fois intrigué, séduit et exaspéré. Trop longue sans doute et parfois trop riche, mais qui se finit sur une scène de toute beauté.

 

3e

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Kaamelott (Livres 5 et 6)

Alexandre Astier. Calt ProductionsLe livre V de Kaamelott se présente comme la saison de transition entre les 4 premières, constituées de sketches courts à dominante comique et la sixième, qui devrait normalement être suivie de trois long-métrages de cinéma.

Elle marque donc une rupture de ton absolument totale et inédite à mon sens dans l'histoire de la télévision. Le format change, passant de quelques minutes à 40 minutes par épisode. Le générique abandonne au passage ses effets de trompettes pour monter en qualité et s'accompagner d'une musique entêtante.

Du running gag et de l'absurde à la française,  le ton évolue vers une sorte de chronique dépressive et dans laquelle les éclairs d'humour deviennent de plus en plus décalés. Arthur abandonne volontairement le pouvoir et entame une errance désespérée visant à savoir s'il a eu des enfants de ses nombreuses maîtresses. Il y a entre les premiers Kaamelott et cette saison autant de différence qu'entre Woody et les robots et September dans la filmographie d'Allen.

Pour assister à cette parade funèbre une pléiade d'acteurs de renom (re)viennent jouer les guest stars, une façon pour eux de saluer la qualité et la fécondité du talent d'Alexandre Astier. Alain Chabat est fabuleux en duc d'Aquitaine tergiversant sans cesse, Christian Clavier est étonnant de retenue en juriste consulte maniaque, François Rollin est excellent en félon latiniste, et Antoine de Caunes joue à contre-emploi un idiot parfait. Tous sont présents pendant plusieurs épisodes. On notera également les apparitions de  Géraldine Nakache, Guy Bedos, Patrick Bouchitey, Anouck Grimberg, Valérie Benguigui...

Le livre VI se déroule quant à lui chronologiquement avant tous les autres. Il réalise un exploit qui ne  peut que ravir les fans de la série : il présente progressivement tous les personnages dans leur pré-histoire. Ce faisant, il concrétise un rêve que Lost n'est pas parvenu à réaliser, donner une explication à tous les éléments présents dans les 5 saisons précédentes : pourquoi Arthur n'a-t-il pas de relations sexuelles avec Guenièvre, pourquoi Perceval et Karadoc, malgré leur bêtise, ont été appelés à la Table ronde, comment est né l'amour de Lancelot, etc.

La série prend une ampleur qu'elle n'avait pas auparavant par l'utilisation des décors de Rome, la série de HBO, et par la présence d'acteurs de haut niveau, tous excellents : Patrick Chesnais, Pierre Mondy, Tcheky Karyo, Jackie Berroyer, Manu Payet, Bruno Salomone. Cette saison est intrinsèquement inégale (on sent parfois qu'Astier est un peu seul pour écrire, par comparaison avec les scénarios polis collectivement par toute une équipe de writers dans les séries US), mais elle constitue une incomparable friandise pour les connaisseurs.

La fin annonce très clairement les long-métrages au cinéma, normalement pour 2012.

Kaamelott (Livres 1 à 4)

 

3e

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Jusqu'en enfer

Lorna Raver. Metropolitan FilmExportIl y a deux façons de considérer Jusqu'en enfer, le dernier opus en date de Sam Raimi.

Au premier degré, le film ne vaut pas tripette, avec son scénario de série Z qui tient sur un timbre poste. Les effets sont toutefois réussis et le film arrive à nous faire sursauter plus d'une fois, ce que l'indigent Scream 4 n'est même pas parvenu à faire.

Au second degré, le film a tout ce qu'il faut pour être culte. La première scène d'épouvante entre une affreuse vieille gitane et une croustillante petite blonde n'hésite pas à mêler effets horrifiques et éclats de rire. Ainsi, la pulpeuse héroïne utilise une agrafeuse comme arme de défense (cf résultats ci-contre), y compris sur l'oeil de verre de la méchante...
Cette dernière perd également ses dentiers inférieurs et supérieurs, et quand elle essaye de dévorer sa proie, la morsure se transforme en gros patin baveux. Etc, etc. Les exemples se multiplient, souvent à base de déjections corporelles diverses (vers, sang, matière verdâtre, globe oculaire projeté sous l'effet de la pression après qu'une enclume ait fracassé la tête, etc...).

On peut aussi voir dans le film une satire du goût de réussir qu'ont les américains. Après tout, rien de tout cela n'arriverait si l'héroïne n'était dévoré par l'ambition. Jusqu'en enfer film moral, y compris et jusqu'à la scène finale !

L'ensemble est réjouissant et se regarde comme une sorte de friandise de cinéphile, qui ne porte pas à conséquence mais servira indubitablement de référence désormais dans la catégorie  "Film d'horreur bien fait avec blondasse pulpeuse dégénérant en parodie de lui-même, sans qu'il oublie de faire peur au passage". 

 

2e

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Deep end

La mode est à la ressortie de classiques (ou d'introuvables) en salle. Ce fut le cas récemment avec Il était une fois en Amérique, un Fassbinder sera visible à la rentrée, les Kubrick font l'objet de rétrospectives, et le succès d'Une séparation entraîne la ressortie des deux films précédents de Farhadi.

C'est un peu intrigué que je me suis essayé à revoir ce "vieux" film (1970), culte pour une génération, comme le raconte Etienne Daho dans Libé.

Le début est un peu inquiétant. Il faut le temps de s'habituer aux couleurs typiquement 70ies et à la mise en scène très typée (gros plans, caméra très mobile, scènes s'étirant en longueur, qualité d'image très variable, extérieurs peu convaincants).

Puis la magie du film opère, par la grâce des deux interprètes principaux (Jane Asher et John Moulder-Brown) qui réalisent un sans-faute. Le scénario accélère progressivement, et prend un tour hitckocko-polanskien avec l'affaire de la bague, qui l'emmène vers des sommets de tension. Le film est aussi un fabuleux réservoir à fantasmes, les allusions au sexe étant omniprésentes et menaçant constamment par leur violence et leur crudité le fragile - mais indestructible - sentiment amoureux qui emplit l'adolescent. Parmi les scènes les plus crues on soulignera le quasi-viol de Mike par la grosse femme sur un air de football et celle, magnifique, dans laquelle il voit Susan vendre ses charmes, dans le reflet d'un miroir glissé sous la porte.

Les bains publics de Deep end entrent également dans le panthéon des sites les plus photogéniques de l'histoire du cinéma (avec la maison de Psychose par exemple). Les couleurs des décors et des vêtements y sont profondément expressives (parfois symboliques à l'extrême comme le rouge, présent dans le générique de début comme dans le dernier plan).

La tension sexe/amour, exacerbée par l'utilisation des très gros plans et des couleurs pops, donne au film un air d'épouvante psychologique, de sorte de giallo sado-masochiste et anglo-polonais sur le thème de l'adolescent qui tombe amoureux d'une femme mûre et instable.


Un film à voir, pour tout cinéphile qui se respecte.

 

4e

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Au revoir Allociné, bonjour Overblog

Allociné nous a averti par mail le 15 juillet de notre migration à venir vers Overblog.
Certains d'entre vous sont tristes (et je les comprends), mais....
... c'est une nouvelle aventure qui s'annonce, mais il nous positiver !!

Les points positifs :
- beaucoup plus de possibilités graphiques pour personnaliser le blog
- des liens directs vers les photos d'Allociné sans avoir besoin de charger son espace sur Overblog
- une plus grande fiabilité et rapidité quand on écrit un nouvel article
- des possibilités de statistiques qui vont nous permettre de savoir qui vient vraiment nous voir (avec une différenciation visiteurs uniques / nb de visites)
- la notion de pages qui n'existe pas sur Allociné
- des facilités de connexions aux réseaux sociaux (FB et cie)
- une fonction recherche qui cherche principalement sur votre blog, puis sur Overblog
- possibilité pour les personnes qui vous suivent de s'abonner à une newsletter
- il y a un top blog cinéma  sur Overblog : ce sera bientôt à notre tour d'y figurer !
- possibilité d'insérer des lignes de code facilitant le référencement Google ou Yahoo
- possibilité de créer des communautés (par exemple pourquoi pas les "ex-d'Allociné")
- changement de nom des catégories une fois créées (impossible sur Allociné)
- laisser un commentaire est très facile (quid des spams ?)
- on peut mettre un compteur, voici comment, c'est très simple, je l'ai fait en 3 minutes. Vous pouvez partir du nombre que vous voulez

Les points négatifs :
- pas de sous-catégories, mais certains arrivent à contourner le problème en utilisant deux fonctionnalités, page et texte libre. Une explication ici. Cela peut paraitre difficile mais ça ne l'est pas.
- tous les liens hypertextes seront à refaire (et il n'est pas facile de leur donner une couleur différente que le texte, mais j'ai trouvé une astuce)

Quelques blogs de cinéphiles sur Overblog :
http://cinematheque.over-blog.net/
http://lecinedeneil.over-blog.com/
http://levolution.over-blog.com/
http://drorlof.over-blog.com/
http://www.tadahblog.com/
http://www.plan-c.fr/
http://tinalakiller.over-blog.com/


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Omar m'a tuer

Sami Bouajila. Mars DistributionAvant d'aller voir Omar m'a tuer on peut fortement craindre le pensum moralisateur et démonstratif, ou le film à thèse rigoureux mais pénible.

La (bonne) surprise n'en est que plus agréable. Car si le film est bien clairement à décharge, il ne néglige pas la finesse, ni l'exploration psychologique des personnages.

Comme beaucoup de commentateurs avant moi, j'ai été littéralement soufflé par la performance de Sami Bouajila qui arrive à nous faire ressentir les sentiments d'Omar Raddad avec une finesse et une conviction qui méritent ... un César ?
Le reste de la distribution est un peu moins convaincante, mais j'ai bien aimé le contrepoint offert par Denis Podalydes, qui nous laisse entrevoir un monde à l'opposé de celui d'Omar : celui des riches et des puissants.

Le film est très instructif par ailleurs, et n'a franchement pas besoin d'en ajouter aux faits, déjà hallucinants en eux-mêmes, pour nous convaincre que ce procès ne s'est pas joué dans des conditions normales.

D'un point de vue technique, on ne peut rien reprocher à la mise en scène. Elle est sobre, efficace. Le montage est particulièrement resserré, ce qui est assez rare pour être souligné. Le film dure 1h25, pas un plan n'est superflu.

Roschdy Zem est en train de rencontrer son public, et c'est très bien, il le mérite. En ce samedi pluvieux la salle était pleine, et on sentait les gens concentrés, émus, tendus. Un beau moment de vie, et de cinéma.

3e

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Hanna

Saoirse Ronan. Sony Pictures Releasing FranceUne jeune fille est élevée dans les bois par son père, qui la forme à être une machine à tuer. Un jour, elle rejoint la civilisation et doit tuer une certaine Marissa. Pourquoi ? Et qui est-elle vraiment ?

A partir de ce pitch intrigant Joe Wright développe un film assez plaisant, qui doit beaucoup à ses interprètes. La jeune Saoirse Ronan continue à impressionner de film en film. Je l'avais trouvée excellente dans Les chemins de la liberté, film par ailleurs moyen. Cate Blanchett est impériale en méchante et Eric Bana s'en tire avec les honneurs.

Peut-être parce qu'il se passe hors des USA, le film me rappelle la trilogie Jason Bourne : même tentative d'un certain réalisme, même errance d'un personnage pourchassé et complètement déphasé, même efficacité dans les scènes d'action, même utilisation optimale des décors.

Après un début tonitruant, le film s'essouffle un peu lorsque les personnages se retrouvent à Berlin. Tout devient alors plus classique.

On s'attache cependant à notre petite tueuse et le dernier plan venu, je n'ai pu m'empêcher de penser à une suite, que j'irais voir, c'est sûr. Un divertissement de bonne facture.

 

3e

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HA HA HA

Deux amis mangent une dernière fois ensemble avant que l'un d'entre eux parte à l'étranger. Le repas est montré à l'aide de photographies en noir et blanc. Chacun raconte alternativement (en voix off) ce qui s'est passé dans les dernières heures de sa vie. Ces tranches de vie font l'objet de flashbacks.

On découvre progressivement que chacun des deux amis, sans jamais se rencontrer, ont fréquenté les mêmes personnes, en étant parfois séparés uniquement par une fine cloison. Cette mécanique donne lieu à toute une série de situations légèrement burlesques, subrepticement décalées, dans lesquelles la comédie humaine déploie toute sa gamme de sentiments : humour, désespoir, dérision, amour, désillusion, violence, indifférence, cruauté.

Si les films de Hong Sang-Soo se ressemblent un peu tous, celui ci est particulièrement réussi. Le développement de l'histoire est très amusant à suivre, même si le réalisateur peut se révéler particulièrement cruel. Certaines scènes dégagent en effet une férocité très policée : une mère débite des atrocités sur le père devant son fils, un groupe "d'amis" éclate de rire autour d'en dépressif qui déclare sa maladie, et plus globalement, tout le monde critique tout le monde (et comme tout le monde s'essaye lourdement à la poésie ou au piano, les occasions ne manquent pas).

Le scénario est évidemment du grand ouvrage, qu'on dirait tissé main, chaque filament d'histoire étant subtilement relié aux autres. On relèvera les quelques objets qui se promènent d'un personnage à l'autre (la casquette rouge en particulier, ou l'appartement de la mère), les reliant plus sûrement entre eux que leur sentiments...

On retrouve avec beaucoup de plaisir les tics du réalisateur : un personnage de réalisateur raté, de l'alcool à profusion (tous les personnages semblent passer leur temps à en absorber), et un rôle prépondérant des femmes, beaucoup plus volontaires et positives que les hommes.

Le genre de film dont vous sortez avec la sensation d'être plus intelligent.

 

3e

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La prima cosa bella

Micaela Ramazzotti. Wild Bunch DistributionLes critiques sont globalement injustes vis à vis de La prima cosa bella. Certains lui reprochent d'être abusivement tire-larmes, d'autres comparent le film de Virzi à des chefs-d'oeuvre du cinéma italien, en particulier à Nous nous sommes tant aimés de Scola. Or le film est effectivement un mélo, ce qui n'est pas en soi un défaut, et le comparer à des films des années 70 parce qu'il se passe en partie dans les années 70 n'a pas beaucoup de sens.

Anna présente la double caractéristique d'avoir un corps superbe, tout en étant nunuche et optimiste. Cela en fait, aux yeux de certains, une femme volage, ce qui à mon avis est une preuve de strabisme critique. Le film est en effet beaucoup plus subtil dans sa façon d'analyser les rapports entre la mère et son environnement, dont font partie ses deux enfants : Bruno et Valeria. Le scénario alterne les séquences au présent montrant Anna en train de mourir (joyeusement), et les flashbacks reconstituant sa vie. J'admets que le procédé n'est pas d'une originalité folle, mais il fonctionne, avec des variantes plaisantes (le pharmacien).

Le film est servi par une brochette d'acteurs et actrices époustouflants (l'acteur et l'actrice principaux ont emporté chacun un Donatello, équivalent de nos Césars), en particulier Valerio Mastandrea qui joue un fils déprimé, ne s'assumant pas, et perpétuellement en recherche de drogues. Ce personnage de Droopy sous opiacés est vraiment craquant. J'ai également beaucoup aimé le moulin à parole qu'est le mari de Valeria. Je ne pense pas qu'il soit à l'écran sans parler (sauf à la fin bien sûr).

Comme dans tout bon mélo, le film ménage son lot de coup de théâtre : apparition d'un fils caché, mariage inattendu, séparation surprise. La mise en scène est relativement efficace, et parfois spectaculaire (à la limite du vulgaire, c'est vrai).

Un bon moment pour l'été, dans une atmosphère italienne à souhait, à savourer comme une gelato al limone.

 

3e

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Chico & Rita

Difficile de dire du mal d'un film d'animation aussi gentil que celui-ci.

Disons pour être bref qu'on peut le voir comme on feuillette un très beau livre d'images, qui nous montrerait La Havane des années 50, puis le New York des années 60, à travers le prisme du jazz.

Les décors sont très réussis, notamment les enseignes lumineuses et autres publicités. On croise Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Tito Puente. On fréquente le Radio City Hall, la salle Pleyel, le Village Vanguard. C'est plaisant de ce point de vue.

Attention, ce n'est pas un film pour enfant, même si le scénario semble être écrit par un gamin de 16 ans. Et c'est là que les choses se gâtent. On a vaguement l'impression que l'histoire (tirée d'une BD de Javier Mariscal) n'intéresse que très peu Fernando Trueba, qui s'attache plutôt à restituer, avec un certain talent, les différentes ambiances liées aux lieux visités.

Dispensable, mais pas honteux.

2e

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J'ai rencontré le diable

ARP SélectionJ'ai rarement vu un film qui m'a autant énervé que J'ai rencontré le diable, et pour la première fois de ma vie, j'ai failli quitter la salle avant la fin.

Le film de serial killer est un genre à part qui réserve sa part de bons films (Seven, Zodiac, ou chez les coréens : Memories of murder  ou The chaser ) et sa part de nanards. Le dernier film de Kim Je-Woon appartient malheureusement à cette dernière catégorie.

Je vous résume le scénario, complètement barré : un agent secret dont la petite amie est découpée par un serial killer retrouve ce dernier, et décide de le faire souffrir. Pour cela il le laisse en liberté (?), lui fait bouffer une petite capsule qui permet de le suivre par GPS (et d'entendre ce qu'il dit de l'intérieur !?!), et le torture à chaque fois qu'il s'apprête à commettre un nouveau crime, tout en n'évitant pas que ce dernier fasse quelques autres victimes au passage, dont la soeur de sa petite amie (!?!). Bien fait pour ta gueule, pauvre looser, a-t-on envie de lui dire.

Tout cela fonctionne très bien jusqu'à ce que le serial killer découvre l'astuce et provoque (instantanément, en avalant quelques médocs ?!) ... une diarrhée, pour récupérer la capsule. Vous voyez le niveau ! Et dire qu'il aurait pu simplement vomir au bout de 5 minutes, ce qui aurait éviter notre long calvaire grotesque.

Tout est invraisemblable dans ce pitch idiot, et en plus les personnages sont sans aucune consistance, les scènes de torture sont montrées avec une complaisance malsaine et les femmes sont menées à l'abattoir comme des brebis idiotes. Le tout est arrosé d'une morale à deux balles du genre "Il ne faut pas se comporter en monstre vis à vis d'un monstre". Bref, 2h20 de sectionnage de talon d'Achille en gros plan, de membres humains rangés dans une chambre froide, de scène de cannibalisme et de têtes coupées qui roulent jusqu'aux parents de la victime : c'est trop pour moi. Ce n'est pas que le film me fait trop peur, c'est qu'il ne me le fait pas assez. Le degré d'empathie avec les personnages approche du 0 absolu, on a presque envie que les victimes se fassent zigouiller.

Les premiers films de Kim Je-Woon (A bittersweet life, Le bon, la brute et le cinglé) m'avaient laissé perplexe, celui-ci me convainc que de tous les réalisateurs coréens dont les oeuvres sont visibles en occident, il est le moins intéressant.

 

1e

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Friday night lights (Saison 2)

Taylor Kitsch, Jesse Plemons, Minka Kelly, Scott Porter, Aimee Teegarden, Gaius Charles, Zach Gilford & Adrianne Palicki. DirectvAussi addictive que la saison 1, la deuxième saison de Friday night lights confirme que cette série est un miroir fidèle de la société américaine actuelle.

La personnalité de chacun des personnages est détaillée, dans l'ambiance pleine de promesses et de dangers qui suit la victoire en championnat acquise de haute lutte en fin de saison dernière. Matt, puceau et raisonnable, va perdre ses deux caractéristiques en même temps que la fille du coach le quitte pour un scandinave (ou pour l'idée d'un scandinave comme on le verra). Lyla tombe dans la sphère d'influence de chrétiens évangélistes pendant que Jason doit apprendre à vivre avec son handicap. Il y aura même un crime, involontaire mais bien réel.

D'une série sur le foot US avec une toile de fond sociale, la série évolue clairement dans cette deuxième saison en chronique d'une jeunesse texane ordinaire. Les performances de l'équipe de foot ne sont même plus montrées.

Le plus important est ailleurs : dans l'extrême proximité qu'on se découvre avec l'humanité des personnages et dans ce que la série montre des USA. Dans la première catégorie on appréciera particulièrement de découvrir les failles de coach Taylor, jaloux de sa fille et de sa femme (il n'est donc pas parfait !). Dans la seconde catégorie : fracture sociale, préjugés, racisme et sexisme ordinaire, mirage d'une ascension sociale par le sport. omniprésence de la religion, main d'oeuvre immigrée, alcool et drogue.

Vivement la saison 3, que je savourerai à la rentrée, attendant sagement la sortie des DVD officiels en France. L'attente aiguise le plaisir.

Saison 1

 

4e

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Un amour de jeunesse

Les Films du LosangeLa première chose qui cloche dans Un amour de jeunesse, c'est l'acteur qui joue le jeune garçon, et que nous appellerons Bouclettes pour plus de commodités dans la suite de cet article.

Que la jeune héroïne voue un amour fou à cet éphèbe décérébré, qui annone un texte idiot avec une diction pitoyable, et qui ne semble pas réfléchir plus loin que le bout de son nez, n'est tout simplement pas crédible.

Je sais que l'amour ne s'explique pas et que le cinéma nous a montré qu'on pouvait éprouver de la passion pour un garde chasse inculte, une poupée gonflable, un gorille ou un porte-clef, mais là je ne marche pas. Personne ne peut aimer Bouclettes à ce point, ce n'est tout simplement pas possible. Et en plus il s'appelle Sullivan ! A propos d'amour, on pense évidemment au cinéma de Christophe Honoré, et il vous suffit de comparer Bouclettes à Louis Garrel (pourtant frisé lui aussi, mais avec quelle classe !) pour comprendre mon point de vue...

Cet aspect n'est pas le seul problème lié au réalisme dans le film. Un autre est l'écoulement du temps. 8 longues années s'égrènent sans que l'héroïne n'évolue vraiment physiquement, et Bouclettes encore moins (d'ailleurs, on dirait aussi qu'il garde le même vélo tout au long de ces années). Dans Blue Valentine, pour une durée de 6 ans, le changement des deux personnages est autrement réaliste.

Toujours dans la même veine, Lola Creton en chef de chantier, c'est ridicule, on n'y croit pas une demi-seconde. Le caractère très littéraire des dialogues renforce tout au long du film le sentiment de non-réalité. Le film semble être le squelette d'une histoire d'amour, la vision idéalisée, épurée d'une sorte archétype idéal. Rien n'accroche, rien ne dépasse, mais tout semble creux et lisse.

La mise en scène, rigoureuse, n'échappe pas parfois à la tentation maladroite du surlignage (le chapeau de paille qui s'envole au ralenti dans un des derniers plans, les 70 plans de boites aux lettre, etc). Dans la partie ardéchoise, on sent bien que Mia Hansen-Love aimerait filmer la nature de façon panthéiste, comme le font Mallick ou Pascale Ferran dans Lady Chatterley, mais elle n'y parvient pas.

Pour finir, j'aimerais signaler que le corps nu de Lola Créton me semble exposé un peu trop souvent, alors que celui de Bouclettes reste sagement en dehors du champ, pour une raison que je ne m'explique pas, mais qui nous empêche de vérifier que son surnom vaut pour autre chose que pour ses cheveux.

Le film me laisse au final une profonde impression de frustration et d'incompréhension.

 

1e

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Paris Cinéma 2011

pariscinema.jpgChristoblog est présent (et accrédité) au Festival Paris Cinéma, pour quelques jours. 

Au programme : voir une partie des films en compétition, quelques avant-premières aussi, et picorer si possible dans les nombreuses thématiques proposées par le festival : Mexique, rétrospectives Skolimowski, Don Siegel, Isabella Rossellini, Bernal...

Comme je ne pourrai pas écrire de longues critiques des films vus au fil de l'eau, vous trouverez ci dessous des chroniques qui seront complétées courant juillet par des billets plus complets sur chaque film.

2 juillet


Me voici à pied d'oeuvre pour quelques jours de découvertes cinématographiques. A l'arrivée, bon accueil au stand des accréditations avec remise d'une besace écolo contenant le joli catalogue du festival, et logotée à ses couleurs. On peut demander à regarder un des 8 films de la compétition sur 2 ordinateurs individuels sommairement disposés sur de simples tables. Passer une heure et demie un casque sur les oreilles à regarder un film iranien, pendant que 20 personnes circulent autour de vous, cela doit être une expérience bizarre.

Echauffement avec Cabeza de Vaca, l'histoire d'un conquistador qui a erré 6 ans entre la Floride et le Pacifique, s'intégrant aux peuplades indiennes et devenant chaman. Le film de Nicolas Echevarria (qui était présent lors de la projection) date de 1991 et sort seulement aujourd'hui, précédé d'une flatteuse réputation. J'ai été pour ma part un peu déçu.

Le deuxième film de la journée m'a bien fait rire, comme il a fait rire le festival de Cannes cette anné (il faisait l'ouverture de la Quinzaine) : il s'agit de La fée, du trio franco/australo/belge Abel/Gordon/Romy. C'est vraiment drôle, burlesque et poétique, délicieux. Un vrai coup de coeur, j'ai bien fait de le mettre dans la sélection du festival d'été. Le film sort le 14 septembre. Les 3 producteurs/metteurs en scène/acteurs étaient là, rayonnants et sautillants.

A 22h, mieux valait un film qui tient éveillé. C'est le cas de Ne nous jugez pas (Somos lo que hay), premier film du mexicain Jorge Michel Grau. Le père d'une famille de cannibales décède : comment la mère, les deux fils et la fille vont se débrouiller pour perpétuer le "rite" et trouver la nourriture ? C'est glauque, puissant, très bien mis en scène. Les fans de gore seront déçus, le film lorgne plutôt du côté de la chronique sociale. Il est toutefois interdit au moins de 16 ans. Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2010 et prix du jury à Gérardmer. Date de sortie inconnue en France.

 

3 juillet


La journée commence par un film culte : The saddest music in the world, du canadien Guy Maddin, avec Isabella Rossellini (2004), sur un scénario de Kazuo Ishiguro. Le film est indescriptible, ressemblant dans son look au cinéma des années 20 ou 30, noir et blanc, gros grain, décors fantastique. Le scénario est complètement barré : une cul de jatte qui tient un bar à bière canadien organise un concours mondial de la musique la plus triste. A voir, c'est sidérant d'efficacité.

Je retrouve ensuite Nicolas Echevarria, le documentariste mexicain qui nous présente un moyen métrage documentaire sur un cirque de paysans amateurs se produisant dans un village perdu peuplé de Popolocas : de quoi réfléchir sur le rôle éternel et transculturel du bouffon et du spectacle. Ca s'appelle Poetas campesinos. Puis un grand moment : la magnifique Isabella Rossellini herself nous présente un film de papa, son dernier, et sa seule comédie : La machine à tuer les méchants. Le film est une curiosité, présenté à Cannes Classics cette année, qui est plaisante et surprenante. Curieux de constater comme un maître tel que Rossellini peut imprimer sa patte à une oeuvre même mineure. 

Et pour finir, deux films de la compétition officielle. On commence par Curling, du québécois Denis Côté. Le film est une bête à festival (comme on dit bête à concours) : il en est à 55, d'après son réalisateur. Pour ma part, il m'a laissé froid, je détaillerai pourquoi dans ma critique. L'intervention du réalisateur à la fin m'a troublé et a nui à l'image de son film (en ce qui me concerne en tout cas) : je l'ai trouvé sur la défensive, et un peu suffisant. Le film sort à l'automne.

Tout le contraire de Marie Losier, jeune réalisatrice vivant à New-York, qui présentait La ballade de Genesis et Lady Jaye, un documentaire auto-produit dont le tournage a duré 7 ans et qui nous fait suivre la vie de l'artiste/performer/musicien Genesis P-Orridge et de son amour avec la diaphane Lady Jaye. Le film m'a fait découvrir un continent entier de culture que je ne connaissais pas (et pourtant lié à Burroughs, au rock de Cabaret Voltaire, et à d'autres choses dont je connaissais l'existence). Le contraste entre la fragilité apparente et la modestie de la réalisatrice et les outrances des personnages montrés (chirurgie esthétique, performances extrêmes, body art, pandrogynie) est saisissant. Le film sort en octobre en France.

4 juillet


2 incartades hors de Paris Cinéma en début de journée. Séance de rattrapage pour voir Ha Ha Ha, qui n'est pas sorti à Nantes et qui confirme que Hong Sang-Soo est bien le fils coréen de Rohmer et Allen. Délicieux. Puis la première partie de Mafrouza, le documentaire fleuve d'Emmanuelle Demoris sur un quartier d'Alexandrie, découpé en 5 parties de plus de 2 heures chacune. Un vrai choc esthétique et émotionel sur lequel je reviendrai en détail. Je me demande comment voir la suite : sûrement en attendant le DVD.

Retour aux affaires sérieuse au MK2 Bibliothèque avec la compétition, et le film Hospitalité du japonais Koji Fukada. Le film part bien, avec une photographie exceptionnelle et une histoire intrigante, puis se délite petit à petit. On peut le voir comme une sorte de Théorème en mode mineur. Pas de distributeur en France pour l'instant, et le film me semble manquer de personnalité pour en trouver un.

Et enfin avant-première très attendue de Un amour de jeunesse, troisième film de Mia Hansen-Love. Je vous dessine le tableau : salle comble, ambiance surchauffée, introduction brillante de Charles Tesson, puis équipe du film au grand complet sur la scène. Mia Hansen-Love donne un poème de Desnos à lire à Lola Créton, qu visiblement ne s'y attendait pas, bref, c'est chaud. Et puis, patatra, le film est banal et ennuyeux. En sortant de la salle je me cogne pratiquement dans l'actrice principale, toute menue, elle fait 40 cm de moins que dans le film (magie du cinéma !). Je l'ai reconnue à ses grains de beauté sur la joue droite. J'ai hésité à lui dire  un truc du genre : "C'est peu crédible que votre personnage puisse tomber amoureuse de l'autre affreux boulet niais, bouclé et égoiste, on n'y croit pas une seconde". Et puis finalement non. Je n'aime pas faire de peine.

 

5 juillet


Dernières séances. En avant-première, Attenberg, premier film de Rachel Tsangari, réalisatrice et productrice grecque (elle a produit Canine en 2010). Le film entremêle deux sujets : la découverte du sexe et la mort du père. Bien que sérieusement réalisé, le film n'évite aucun poncif du cinéma d'auteur : long plan fixe sur un site industriel, traveling dans un sinistre couloir d'hopital, dialogues légèrement surréalistes et insertions de scènes loufoques qui permettront aux critiques paresseux de qualifier le film de "pop". La réalisatrice est bien sympa, elle débarque de l'aéroport pour venir directement dans la salle, et recevoir ma première question. Sortie le 21 septembre. Beau matériel de promo distribué à l'entrée de la salle (de jolies photos du film sous forme de pseudo cartes postales).

Le deuxième film, Voltiges, présente des similitudes avec le premier : premier film d'une réalisatrice suédoise (Lisa Aschan), sujet un peu lourd, mise en scène stylisée, et belle carrière en festival (Berlin et Tribeca). Le film est classique, un peu plus nerveux que le précédent, mais il n'évite pas les facilités que lui offre le sujet : l'expérimentation de toutes sortes de relations par deux adolescentes sur fond de voltige équestre (exigence, compétition). Sortie le 4 août.

 

Demain retour à Nantes ... et rédaction de quelques critiques détaillées.  

 

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