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Christoblog

Un été violent

Ce film de Zurlini présente deux intérêts principaux : une jolie photographie admirablement mise en valeur par la restauration du film et un contexte inusité mais très bien rendu (la chute du fascisme et la fin de la guerre en Italie).

Pour le reste, pas grand-chose de palpitant à signaler. Le film traite du thème archi-rebattu de l'histoire d'amour entre un jeune homme et une femme (à peine) plus mûre, sans originalité particulière.

L'interprétation est moyenne : Trintignant est monolithique et Eleonora Rossi Drago un peu opaque. J'ai eu personnellement du mal à adhérer à leur histoire d'amour.

Restent quelques scène sublimes (la soirée de la rencontre, hors du temps), et une mise en scène peu visible mais élégante. L'ensemble parvient difficilement à maintenir un haut degré d'intérêt.

 

2e

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Concours Mon nom est clitoris : Gagnez 3 DVD

l'occasion de sa sortie, je vous propose de gagner 3 exemplaires du DVD du film de Lisa Billuart Monet et Daphné Leblond, Mon nom est clitoris.

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : Dans quel pays Mon nom est clitoris a t il reçu le prix du meilleur documentaire 
- joignez votre adresse postale
- envoyez moi le tout par ici avant le 3 mars 20 h.
 

Un tirage au sort départagera les gagnants. Vous recevrez ensuite le DVD envoyé par le distributeur. NB : un des trois DVD sera attribué par tirage au sort à un participant ayant aimé ma page FB ou mon compte Twitter ou s'étant abonné à la Newsletter du blog (n'oubliez pas pour participer à ce tirage au sort spécial de me donner votre pseudo dans votre réponse, pour que je fasse le lien)

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Promène toi donc tout nu !

Premier film d'Emmanuel Mouret, ce moyen-métrage de 50 minutes contient déjà tout le programme de ce qui constituera la première partie de carrière du réalisateur marseillais : des dialogues à la fois très terre à terre et légèrement barrés, une intrigue à tiroir entre marivaudage et roman d'initiation, des hommes faibles et candides, des femmes volontaires.

Mouret joue ici le rôle principal, comme ce sera souvent le cas par la suite, dans le registre qu'on lui connaît : Droopy à l'oeil mouillé, infatigable Candide qui dit toujours la vérité, hésite souvent et se décide tout à coup maladroitement. 

Le Mouret réalisateur s'avère dans ce film aussi ferme que son personnage est mou : parti-pris narratifs ludiques dès la première scène, décalages amusants et n'hésitant pas à être vulgaires (la blague de la fille gentille), mise en scène élégante.

Les limites techniques de l'oeuvre, qui sent "le film de fin d'étude à la Femis" empêche de vraiment considérer Promène toi donc tout nu ! comme le vrai démarrage de la carrière de Mouret : mieux vaudra attendre le premier long : Laissons Lucie faire !

A noter que le film est proposé sur Univerciné accompagné d'un court-métrage de Mouret, Caresse, qui lui aussi comprend en germe les thématiques de son univers : garçon inexpérimenté, fille entreprenante qui ne s'attache pas, dialogues à la fois libertins et naïfs, incompréhension entre les sexes, écoulement du temps et court de tennis.

Les deux oeuvres sont agréables et se laissent regarder, comme des hors d'oeuvre apéritifs dans la filmographie d'Emmanuel Mouret.

 

2e

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Hotel by the river

Dans la très dense filmographie de Hong Sang-Soo, Hotel by the river se distingue de plusieurs manières. 

Ici, pour une fois, il n'est pas vraiment question de rapports amoureux (tous les personnages sont seuls, séparés, divorcés, célibataires ou veufs). Plusieurs des motifs habituels du cinéma de HSS sont par ailleurs absents : pas de découpages en plusieurs parties distinctes, pas de légèreté incisive dans les dialogues, peu de lâcheté et de ridicule.  

Hotel by the river est marqué par une sorte de gravité qui est assez peu courante dans le cinéma du cinéaste coréen, une gravité qui n'est ni plombante ni superficielle : juste poétique et parfois presque métaphysique.

Le film se situe en effet sur une ligne de crête qui sépare la réalité brute de l'onirisme feutré. On peut le voir comme la représentation naturaliste de destins qui se croisent dans un hôtel quelconque, ou comme une métaphore d'un état ou d'un lieu qui pourrait être totalement rêvé ou imaginaire, sorte de limbes ou de purgatoire.

Le film regorge de détails qui tendent à prouver que ce qu'on voit ne correspond pas à la réalité : plusieurs personnes qui se trouvent dans la même pièce sans se voir, une baisse brutale de température, un personnage invisible mais déterminant (le patron de l'établissement), une chute de neige incroyablement rapide, des comportements étranges, des pressentiments qui se réalisent.

L'art subtil de HSS se déploie ici avec un degré de maîtrise et de profondeur inégalé à mon sens, vertige quasi lynchien ou fable poétique, suivant le degré de concentration du spectateur.

HSS sur Christoblog :   Le jour où le cochon est tombé dans le puits - 1996 (**) / Le pouvoir de la Province de Kangwon - 1998 (**) / La vierge mise à nu par ses prétendants - 2000 (***) / Turning gate - 2003 (***) / La femme est l'avenir de l'homme - 2003 (***) / Conte de cinéma - 2005 (**) / HA HA HA - 2010 (***) / The day he arrives - 2011 (***) /  In another country - 2012 (***) / Sunhi - 2013 (***) / Haewon et les hommes - 2013 (**) / Hill of freedom - 2014 (***) / Un jour avec un jour sans - 2015 (**) / Yourself and yours - 2017 (**) / Le jour d'après - 2017 (**) / La caméra de Claire - 2017 (***)

 

3e

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César et Rosalie

Dans la série assez extraordinaire de quatre films majeurs que Claude Sautet réalisa entre 1970 et 1974, César et Rosalie occupe une place de choix : sorte de Jules et Jim en mode provincial, ce film assez truffaldien séduit par sa vivacité.

La gouaille irrésistible d'Yves Montand, dont le jeu se situe ici entre un Belmondo italien et un Fernandel isérois, emporte littéralement le film. Dès les premières scènes, l'acteur pousse la narration vers l'avant, à la fois déterminé, menteur et désarmant de franchise. 

Comparé à son extraordinaire abattage, les autres protagonistes semblent un peu fade. Sami Frey n'est pas formidablement convaincant dans son rôle de beau gosse mi-ironique mi-conciliant. Romy Schneider quant à elle brille surtout par sa fragilité émouvante et sa volonté d'airain, en grande partie insondable. Si son jeu n'est pas très expressif, sa présence irradie la pellicule.

Sautet filme cette trouble histoire de trouple avec une modernité assez remarquable, multipliant les mouvements de caméra élégants et les idées imparables (ce plan magnifique avec le corps dénudé de Rosalie barrant le premier plan, allongé sur le lit, alors que David écrit au bureau).

Ce beau film a admirablement bien vieilli et constitue encore aujourd'hui un exemple étonnant d'étude de moeurs à la fois subtile et originale.

 

3e

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On connait la chanson

Parsemer une histoire somme toute assez insignifiante de morceaux de chansons françaises que les personnages entonnent en play-back au milieu d'une conversation : il fallait oser. 

Alain Resnais l'a fait, et ce fut je pense le premier. Le procédé est étonnant, relativement plaisant et donne au film cet esprit si particulier, mélange d'exigence cinéphilique et de culture populaire. Ce fut à l'époque un grand succès public (le plus gros box office pour Resnais, plus de deux millions de spectateurs) et critique (Prix Louis Delluc et quelques Césars).

On connait la chanson peut se regarder de deux façons différentes. Au premier degré, c'est une sorte de comédie vaudevillesque assez quelconque : les personnages sont caricaturaux, les péripéties téléphonées, le jeu des acteurs parfois outrancier, la mise en scène transparente. A part quelques éléments spécifiques, comme la belle relation qui se noue entre les personnages de Bacri et de Dussolier, le scénario de Jaoui et Bacri est moyen.

Au second degré, si on s'attache à guetter l'irruption des morceaux chantés, qu'on soupèse leur pertinence au regard de la psychologie des personnages, qu'on repère les petits détails (Jane Birkin chante en play-back son propre tube vieux de quinze ans), qu'on se réjouit des situations les plus improbables (Dussolier qui chante Bashung sur son cheval), alors le film devient un jeu délicat et légèrement euphorisant.

Un ovni, si typiquement français.

 

2e

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Split

Cet opus de M. Night Shyalaman a beaucoup séduit les critiques français sans que je m'explique totalement l'enthousiasme collectif, des Inrocks aux Cahiers du Cinéma.

Bien sûr, le film est agréable à regarder. Shyalaman est à la fois un excellent conteur (quand il maîtrise son imagination) et un cinéaste au style fluide, séduisant et efficace. Une sorte de Fincher pop.

Le synopsis est intéressant, au moins pour la première partie du film, et l'interprétation de James McAvoy est formidable. Cerise sur le gâteau, on y retrouve Anya Taylor-Joy, devenue immensément populaire aujourd'hui avec Le jeu de la dame.

Le sujet principal du film, le trouble de personnalité multiple, fournit un substrat dramatique à fort potentiel, mais n'est curieusement pas exploité à son maximum, puisqu'on ne fait connaissance qu'avec un petit nombre des 23 personnalités présentes dans le crâne du personnage principal. Si on veut en savoir plus sur le sujet, mieux vaut lire le formidable livre de Daniel Keyes, Les 1001 vies de Billy Milligan.  

Si la mise en place est excitante et les premiers développements prometteurs, j'ai trouvé que la fin grand-guignolesque du film nuisait à son intérêt et à la densité de son propos.

Un divertissement honorable, qui ne tient pas toutes ses promesses.

 

2e

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Concours Abou Leila : Gagnez 3 DVD (Terminé)

l'occasion de sa sortie, je vous propose de gagner 3 exemplaires du DVD du film de Amin Sidi-Boumedine, Abou Leila.

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : dans quelle section du Festival de Cannes le film a t il été présenté 
- joignez votre adresse postale
- envoyez moi le tout par ici avant le 14 février 20 h.
 

Un tirage au sort départagera les gagnants. Vous recevrez ensuite le DVD envoyé par le distributeur. NB : un des trois DVD sera attribué par tirage au sort à un participant ayant aimé ma page FB ou mon compte Twitter ou s'étant abonné à la Newsletter du blog (n'oubliez pas pour participer à ce tirage au sort spécial de me donner votre pseudo dans votre réponse, pour que je fasse le lien)

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Quelques films que vous verrez (peut-être) en 2021

J'ai eu la chance de voir quelques films lors d'avant-première ou dans des festivals, qui devraient sortir en 2021. Les voici classés par ordre de préférence décroissant :

 

La voix d'Aida 4e de Jasmila Zbanic / date de sortie inconnue 

Un film coup de poing sur le massacre de Srebrenica, dans lequel la violence, si elle continuellement hors champ, n'en est pas moins insoutenable. Le film rafle des prix partout là où il est montré, et ce sera selon moi une des sensations de 2021.

Jasmila Zbanic, dont un des films précédents m'avait déjà beaucoup plu (Le choix de Luna) s'affirme ici comme une des valeurs montantes du cinéma européen.

 

Slalom 3e de Charlène Favier / date de sortie inconnue   

Pas forcément très original dans son déroulement, ce premier film frappe par la cohérence de son projet artistique et la formidable interprétation du duo Jérémie Renier / Noée Abita (l'inoubliable interprète d'Ava). 

 

Aline 3e de Valérie Lemercier / sortie le 10 novembre 2021 / lire ma critique complète

Une friandise à déguster au premier degré, même si on n'est pas fan de Céline Dion. Valérie Lemercier y est formidable ainsi que sa doublure voix, Victoria Sio. Le casting québécois apporte une sacrée dose de bonne humeur à ce divertissement de qualité.

 

Vaurien 3e de Peter Dourountzis / date de sortie inconnue 

Un premier film imparfait, ambigu et déstabilisant, marqué par le charisme magnétique de Pierre Deladonchamps et le retour solaire d'une Ophélie Bau (Mektoub my love) plus rayonnante que jamais.

 

L'affaire collective 3e d'Alexander Nanau / date de sortie imprévue

Si je vous dis qu'il s'agit d'un documentaire sur un scandale d'état lié à la corruption et à l'incurie de l'état roumain, vous n'aurez peut-être pas envie d'aller voir ce film. Et vous aurez tort, car il est captivant comme une fiction et dispense sa dose d'émotions en tout genre.

 

Je voulais me cacher 3e de Giorgio Diritti / date de sortie inconnue

Un biopic passionnant sur la vie du peintre "naïf" italien Antonio Lingabue, réalisé dans un style romanesque comme on n'en voit plus beaucoup, et qui traverse avec brio des décennies d'histoire italienne. La performance de l'acteur Elio Germano est phénoménale.

 

Teddy 3e de Ludovic et Zoran Boukherma / sortie prévue le 10 mars 2021

Difficile de décrire cette nouvelle manifestation du renouveau du film de genre à la française : un mélange de P'tit quinquin à la sauce pyrénéenne et de John Carpenter, peut-être. Le ton trouvé par les frères Boukerma (encore une fratrie !) est en tout cas frais et résolument novateur.

 

After love 3e de Aleem Khan / sortie prévue le 10 mars 2021

Encore un premier film, cette fois-ci anglais. Sur le thème rebattu de la veuve qui découvre la double vie de son défunt mari, After love propose une variation de part et d'autre du channel, pleine de délicatesse. Un très joli film.

Mon année à New-York 2e de Philippe Falardeau / date de sortie inconnue

Sorte de feel-good movie d'initiation placé sous l'ombre tutélaire de Salinger (et de Sigourney Weaver, toujours excellente), ce film plaisant est un écrin pour la jeune et prometteuse Margaret Qualley, que vous avez peut-être remarqué dans le dernier Tarantino.

 

Shorta 2e de Anders Olholm et Frederick Louis Hviid / sortie le 28 avril 2021

Ce thriller danois de bonne facture commence comme Les Misérables finit, et ressemble à un long épisode de 24h chrono en banlieue. Le film ne manque pas de grosses ficelles, mais le tout reste bien arrimé.

 

First cow 2e de Kelly Reichardt / date de sortie inconnue

Le film n'a curieusement toujours pas de distributeur à ma connaissance mais la cote de l'américaine est telle (16 pages dans les Cahiers du Cinéma de janvier 2021 !) que cela ne devrait pas tarder. Peut-être son film le plus accessible (lisez : le moins ennuyeux).

 

La nuée 2e de Just Philippot / date de sortie inconnue

Sensation du festival de Gérardmer, ce film d'horreur classique mettant en scène de méchantes bestioles est en fait une chronique sociale. On y suit une jeune agricultrice en difficulté qui sombre dans la folie, alors que ses sauterelles se découvrent un goût pour le sang. A ne pas voir si on est entomophobe !

 

L'origine du monde 2e de Laurent Lafitte / date de sortie inconnue / lire ma critique complète

Cette adaptation d'une pièce de Sébastien Thierry devait être une comédie phare de 2020. Je n'ai pas été séduit par le mélange des genres que propose Laurent Lafitte, ni par l'humour du film, faussement méchant et curieusement distancié. Un film qui prend le spectateur de haut.

 

Gaza mon amour  2e de Arab et Tarzan Nasser / sortie le 14 avril 2021

Une production auteuriste typique de ce qu'on peut appeler le cinéma "de festival", propre sur lui, usant un concept jusqu'à la corde, ennuyeux et joli à regarder. Son intérêt principal est d'être tourné à Gaza, et la grande Hiam Abbass y fait à peine le service minimum.

 

Apples 2e de Christos Nikou / date de sortie inconnue

Le réalisateur a été assistant de Yorgos Lanthimos et on retrouve ici le goût de ce dernier pour un extrême formalisme, les situations tordues et la méchanceté froide. Hélas, il manque le talent décapant de l'auteur de The lobster pour donner à ce film grisâtre un véritable intérêt.

 

Cigare au miel 1e de Kamir Aïnouz / sortie le 24 mars 2021

Une déception. Cette chronique de l'émancipation sexuelle d'une jeune parisienne d'origine algérienne a tout pour réussir sur le papier, mais rien n'y fonctionne et on s'y ennuie ferme. Kamir Aïnouz veut trop en dire, et son film est un collage hétéroclite de sujets rebattus et mal traités.

 

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Matrix

Expérience étonnante de revoir le film des soeurs Wachowski (qui à l'époque étaient frères) plus de vingt ans après sa sortie.

Le début de Matrix garde tout son potentiel de séduction : vitesse d'exécution, mystère diffus et séduisant, explications rationnelles assez rapides, personnages attachants. L'idée motrice du film (le monde tel que nous le connaissons ne pourrait être qu'une illusion) recycle bien sûr des questionnements philosophiques sur la nature de la perception de la réalité qui sont très anciens et ont nourri bien des oeuvres de Platon à Descartes, mais le traitement du sujet est ici parfaitement juste et très ludique. 

Il est impressionnant de voir à quel point plusieurs scènes de la première partie du film ont marqué durablement l'imaginaire collectif : la fille en rouge, le "suivez le lapin blanc", la pilule bleue ou la rouge. Autre point notable : la direction artistique du film (décors, costumes, accessoires) a très bien vieilli.

Malheureusement, toute la seconde partie du film est aussi poussive que le souvenir que j'en gardais. Elle se réduit à une enfilade de scènes d'action hyper stylisées sans beaucoup d'intérêt, ringardisées par les jeux vidéos et s'inspirant vaguement de films asiatiques, sans en atteindre le niveau d'élégance. Les pantalonnades au ralenti de Keanu Reeves paraissent aujourd'hui vues et revues.

Donc, à la fois lassant et intellectuellement stimulant. 

 

2e

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