Christoblog

Jimmy's hall

Encéphalogramme plat du côté de Ken Loach.

Son nouveau film (qui devrait être son dernier, si l'on en croit le réalisateur lui-même) ne présente aucun intérêt particulier pour celui qui aime la nouveauté. Jimmy's hall peut même être considéré comme une sorte de suite (voire de réplique) du film qui avait valu à Loach sa Palme d'Or, Le vent se lève.

Nous voici donc en 1921 en Irlande, pour suivre le retour au bercail d'un communiste irlandais qui a du s'exiler en 1909. Tous les sujets d'intérêt de Loach sont donc ici bien présents : éloge de la solidarité et de l'engagement, lutte pour l'émancipation, etc. Le film est propre, les champs sont verts, les filles ont des tâches de rousseur, les jeunes sont plein d'espoir et font du vélo, la lumière caresse tous ces beaux visages. Les méchants sont à baffer, les gentils à croquer.

C'est beau et complètement insipide, sans être vraiment mauvais. A conseiller donc aux amoureux de l'Histoire, ou de l'Irlande. A Cannes 2014, un autre réalisateur anglais, Mike Leigh, proposait lui aussi un film de facture classique, mais d'une autre ampleur, Mr Turner (sortie le 3 décembre).

 

2e

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Monsieur Prudhomme 18/08/2014 13:23

C'est Ken Loach !

Chris 18/08/2014 17:56

Oui, bien sûr, j'ai corrigé. Je ne sais pas pourquoi, mais cela fait des années que j'écris Frears en pensant Loach et réciproquement. En plus j'ai vu Ken Loach à Cannes....