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Articles avec #tops et classements

Top 10 2016

Et voici mes dix films préférés de 2016 ! 

Accès direct à la critique correspondante en cliquant sur le nom du film.

Bonne année à tous.

 

Chers lecteurs et chères lectrices voici votre classement. Franchement, vous avez bon goût, puisque nous avons cinq films en commun et que les autres sont des films que j'ai aimé aussi (à l'exception de Midnight special). Les critiques des films qui ne sont pas dans mon top 10 sont accessibles en cliquant sur le titre. 

1 - Elle
2 - Toni Erdmann
4 - Julieta et Mademoiselle
7 - Premier contact et Manchester by the sea
 

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Top 10 2015

 

1 - A la Folie / Wang Bing : la réalité en folie 2 - Le fils de Saul / Laszlo Nemes : la folie en réalité  3 - Les nouveaux sauvages / Damian Szifron : l'énergie au service de la causticité  4 - Mustang / Deniz Gamze Erguven : vive les filles 5 - Au-delà des montagnes / Jia Zhang-Ke : que la tristesse est belle 6 - Notre petite soeur / Hirokazu Kore-Eda : personne de vivant ne sait mieux capter les mouvements de l'âme 7 - La loi du marché / Stéphane Brizé : filmer en vrai 8 - Snow therapy / Ruben Ostlund : avalanche de conscience 9 - Mia madre / Nanni Moretti : l'art de faire un film 10 - Béliers / Grimur Hakonarson : in the wilderness

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Les films les plus attendus en 2015

Snow therapy, de Ruben Ostlund, sort le 28 janvier et s'annonce comme une des sensations de l'année.

 

USA / Canada

2015 commencera logiquement avec les films déjà sortis outre Atlantique et en course pour les Oscars : Birdman de Inarritu, Invicible d'Angelina Jolie, Wild de Jean Marc Vallée, Foxcatcher de Bennett Miller, American Sniper de Clint Eastwood, Big eyes de Tim Burton, Inherent vice de Paul Thomas Anderson, Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh (un biopic de Stephen Hawking), The imitation game de Morten Tydlum (inspiré de la vie de Turing, informaticien et père de cryptographie moderne), le mauvais Captives d'Atom Egoyan.

Les Cahiers du cinéma consacrent trente pages au nouveau Larry Clark, The smell of us : skaters et sexe au programme, pas sûr que cela plaise à tout le monde. A noter aussi en début d'année la sortie le 4 février d'un film québécois qui cumule les récompenses dans de nombreux festivals : Félix et Meira, de Maxime Giroux.

On surveillera ensuite d'un oeil le film d'espionnage anglo-américain Kingsman (avec Colin Firth), le Hacker de Michael Mann, Au coeur de l'océan de Ron Howard (une relecture de Moby Dick) et surtout Jupiter de Lana et Andy Wachowski, dont chaque film est une expérience.

Plus tard dans l'année, on sera curieux de découvrir le nouvel opus de Noah Baumbach (Frances Ha, Greenberg) : While we're young, avec Ben Stiller et Naomi Watts. Autre figure du cinéma indé US : David Gordon Green (Prince of Texas) tourne avec Sandra Bullock Our brand is crisis

Les poids lourds américains sont au boulot, et nul doute qu'on croisera quelques-uns de ces films sur la Croisette : St James Place de Steven Spielberg, Crimson Peak de Guillermo del Toro, Midnight special de Jeff Nichols, Sea of trees de Gus Van Sant (avec l'inévitable Matthew McConaughey décidément partout), Ricki and the flash de Jonathan Demme, She's funny that way de Peter Bogdanovitch, The walk de Robert Zemeckis ou The martian de Ridley Scott.

Knights of cup, le prochain Terence Malick en chantier depuis plus d'un an, sera lui en compétition à Berlin.

Pas sûr qu'il soient prêts en 2015 : Carol de Todd Haynes, un documentaire-opéra sur les Stooges par Jim Jarmusch, The lost city of Z de James Gray (avec Robert Pattinson et Benedict Cumberbatch), Silence de Scorsese, The trap du coloré Harmony Korine et last but not least, The hateful eight de sieur Tarantino.

Werner Herzog tourne aux USA une fiction basée sur la vie de l'aventurière Gertrude Bell : ça s'appelle Queen of the desert, et le casting est de folie : Nicole Kidman, Robert Pattinson, James Franco. Le film sera en compétition à Berlin en février.

 

France

Dès janvier, Xabier Beauvois nous montrera Benoit Poelvoorde voler le cerceuil de Charlie Chaplin dans La rançon de la gloire. A noter le 18 février la sortie du premier film de Thomas Salvador, qui fait l'unanimité dans tous les festivals où il est projeté : Vincent n'a pas d'écaille, premier film français de super-héros sans effets spéciaux. A ne pas rater aussi en janvier, le beau Hope de Boris Lojkine, très bien accueilli à Cannes.

Des prétendants pour Cannes : Erran, de Jacque Audiard, parlera d'un réfugié politique tamoul réfudié à Paris, Les deux amis de Louis Garrel (avec lui-même et Vincent Macaigne), L'ombre des femmes de son père Philippe Garrel, Comme un avion de Bruno Podalydes (avec son frère, comme d'hab), Nos Arcadies - Trois souvenirs d'Arnaud Desplechin.

Est-ce que Maïwen sera de retour sur la Croisette avec Mon roi, connu jusqu'alors sous le titre Rien ne sert de courir, (Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot dans une histoire passionnelle) ?

Le rare Philippe Gandrieux a fini de tourner Malgré la nuit et le zarbi Quentin Dupieux sort Réalité en février (avec Alain Chabat). Mais le film le plus excitant en chantier, c'est peut-être Paul Verhoeven qui le tourne en ce moment à Paris : cela s'appelle Elle, avec l'excellente Isabelle Huppert, et ça s'annonce sulfureux. 

A signaler aussi l'intriguant The voices, tourné aux USA par Marjane Satrapi avec Ryan Reynolds, ou à plus long terme les projets de Catherine Breillat (Bridge of floating dreams), Michel Gondry (Microbe and gasoil) ou Andrzej Zulawski (Cosmos, avec Sabine Azema). On ne sait pas si le prochain film de Valérie Donzelli, L'histoire de Julien et Marguerite, avec la délicieuse Anais Demoustier (je l'adore !) sortira en 2015. Jamel Debbouze signera un film d'animation, Pourquoi j'ai mangé mon père, tiré du roman loufoque de Roy Lewis. Enfin, après une année 2014 très YSL, ce sera au tour de Dior de remplir les salles avec le documentaire Dior et moi, de Frédéric Tcheng.

Il sera imossible d'échapper à Léa Seydoux cette année encore, dans le James Bond bien sûr, mais aussi par exemple dans Le Journal d'un femme de chambre, de Benoit Jacquot, qui sera en compétition à Berlin. Je parie sur une présence à Cannes de Belles familles, qui marque le retour de Jean Paul Rappeneau, à 82 ans, et après 11 ans d'absence. Autre revenant, Jean-Jacques Annaud, qui revient aux animaux, avec Le dernier loup.

Pas de Kechiche à l'horizon, son projet La blessure, transposition du livre de Bégaudeau de Vendée en Tunisie, avec Gérard Depardieu, est au point mort. 

 

Europe

En ce début d'année, je conseille le délicieux Queen and country du vétéran britannique John Boorman. En janvier, ce sera aussi le moment de découvrir le stupéfiant Snow Therapy, en course à l'heure qui est pour l'Oscar du meilleur film étranger, et révélation de la section Un certain regard au dernier festival de Cannes. Il faut imaginer Haneke en rigolo pour avoir une idée du film. On lit aussi de bonnes choses sur Phoenix, de l'allemand Christian Petzold (Barbara).

Peter Greenaway, dont les dernières sorties ont été pour le moins confidentielles, reviendra-t-il sous les projecteurs avec son biopic Eisenstein in Guanajuto ?

Ne sachant pas trop dans quelle catégorie le ranger (USA ou pas ?), je place ici le film que j'attends le plus en 2015. Joachim Trier, le réalisateur norvégien de Oslo, 31 août, a tourné Louder than bomb à New York, avec Gabriel Byrne, Isabelle Huppert (décidément toujours dans les bons coups) et Jesse Eissenberg.

J'attendrai aussi de pied ferme la nouvelle vague grecque qui doit  concrétiser : Chevalier d'Athina-Rachel Tsangari et surtout The lobster de Yorgos Lanthimos, avec Colin Farrell et Léa Seydoux.

Ailleurs en Europe : Flashmob de Michael Haneke (espérons qu'il ne soit pas prêt en mai !), Le trésor de Corneliu Porumboiu, L'ultimo vampiro du vétéran Bellochio et le retour de Moretti qui fait tourner John Torturro dans Mia madre. Je vous conseille aussi un film anglais très noir vu à Cannes l'année dernière, Catch me daddy, du jeune Daniel Wolfe. Côté espagnol, Juliette Binoche a tourné avec Isabel Coixet Nobody wants the night au Groenland. 

Quant au nouveau projet de Miguel Gomes (Taboo), Les mille et une nuits, je ne sais trop quoi en penser : le film dure ... 7h37. Je suis également très intrigué par le retour des Monty Python, accompagné de Simon Pegg, dans Absolutely anything. Et aussi par le nouveau film de la polonaise Malgorzata Szumowska (Elles, AIME et fais ce que tu veux) : Body.

Epérons enfin que nous pourrons voir dans les salles Mandarines, un film géorgien de Zaza Urushadze, qui a excellente presse (il figure dans les 5 finalistes aux Oscars du meilleur film étrangers). 

Wim Wenders termine Every thing will be fine, qui réunit Charlotte Gainsbourg, James Franco et Rachel McAdams. 

 

 

Reste du monde

Ne manquez pas pour commencer la fantaisie noir coréenne Hard day et l'explosif film de Damian Szifron Les nouveaux sauvages, qui sortent en janvier.

Une année exceptionnelle côté Asie avec quasiment tous les cinéastes majeurs du continent sur la ligne de départ : le magnifique A la folie de Wang Bing qui sort en avril, Hill of freedom de l'indispensable Hong Sang-Soo, The taking of the tiger mountain de Tsui Hark, le nouveau Takeshi Kitano, Mountains may depart de Jia Zhang-ke, The crossing de John Woo, The assassin (enfin !) de Hou Hsia-hsien, In the room d'Eric Khoo, Umimachi Diary du délicieux Hirokazu Kore-Eda, et The Ferryman de Wong Kar-wai. Incroyable, si on ajoute en plus le très attendu Love in Khon Kaen du palmé Apichatpong Weerasethakul ! Il va falloir faire de la place sur la croisette.

Berlin verra en février le retour du grand Jafar Panahi, avec Taxi.

Coté animation japonaise, Miyazaki est en retraite mais on dit beaucoup de bien de Souvenirs de Marnie, de Hiromasa Yonebayashi (Arrietty) , qui sort le 14 janvier.

Comparé à l'Asie pas beaucoup de nouvelles de l'Amérique du Sud. A Cannes l'année dernière je n'ai pas aimé du tout Jauja du pourtant estimé Lisandro Alonso.

 

Suites, sequels, prequels, spin-offs, marveleries, reboot, franchises et autres tartufferies

Au rayon des blockbusters prévisibles, la pauvreté d'imagination des scénaristes fait peine à voir.

L'année sera donc marquée par toutes sortes de production de nationalité et d'intérêt variables : James Bond 24 (Spectre), réalisé par Sam Mendes, Fast and Furious 7 ("sanctifié" par le décès brutal de Paul Walker), Jurassic World (4ème du nom mais sans Spielberg), Mad Max 4 (avec le vétéran Georges Miller aux commandes), Tintin 2 (sans Spielberg non plus), Star War 7 par JJ Abrams, Die Hard 6, un nouvel opus d'Avengers (que j'irai peut-être voir parce que réalisé par mon chouchou Joss Whedon), Mission impossible V (avec Tom le petit), Terminator Genisys avec Arnold (peut-être un peu rouillé), Cinquante nuances de grey qui amorce je le crains une longue série libidineuse mais pas trop (mais qui pourrait m'éviter de lire les livres), un nouvel épisode de La nuit au musée (oui, on s'en fout, c'est vrai) et enfin une nouvelle version de Peter Pan, qui s'appelle ... Pan.

 

Je finis mon article par le serpent de mer que constitue la sortie éventuelle du film d'Alexei Guerman (décédé en 2013) : L'hitoire du massacre d'Arkanar. Rappelons que le tournage du film a commencé en 2000. Le fils de Guerman aurait dit que le film était presque prêt : suspense donc, pour le film le plus longuement attendu de l'histoire du cinéma. A l'année prochaine !

 

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Top 10 2014

1 - Winter Sleep / Nuri Bilge Ceylan : j'écris depuis plusieurs années sur ce blog que Ceylan est l'un des plus grands cinéastes vivants, et je ne suis désormais plus le seul à le penser 2 - Mommy / Xavier Dolan : le jeune prodige québécois canalise enfin son incroyable énergie créatrice 3 - Les trois soeurs du Yunnan / Wang Bing : le film le plus accessible de cet exceptionnel documentariste  4 - Boyhood / Richard Linklater : une vie sous nos yeux 5 - Bird people / Pascale Ferran : la magie faite cinéma  6 - Leviathan / Andrei Zviaguintsev : la Russie éternelle, grinçante, sentimentale et épique 7 - Les combattants / Thomas Cailley : la révélation française de l'année 8 - Nebraska / Alexander Payne : de l'intelligence dans tous les plans 9 - Sils Maria / Olivier Assayas : Juliette Binoche et Kirsten Stewart au sommet 10 - Pelo Malo / Mariana Rondon : un Tomboy vénézuélien

Les articles de Christoblog relatifs à chacun de ces dix films sont accessibles en cliquant sur les titres.

 

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Les films les plus attendus de 2014

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USA

 

A la vue de bande-annonce, on peut craindre que le nouvel Aronofsky (Noé, en avril) soit assez raté. Mais avant cela on aura pu découvrir 12 years a slave de Steve McQueen, bien accueilli par ceux qui l'ont vu, The monuments men de George Clooney, The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson, et son casting de folie. Toujours avant Cannes, je recommande un petit bijou : Blue ruin, premier film prometteur du très doué Jeremy  Saulnier. On prédit déjà un Oscar à Meryl Streep, pour son rôle dans Le temps d'un été, de John Wells, remarqué à Toronto.

Beaucoup de poids lourds ont des films en postproduction et peuvent viser Cannes : David Cronenberg (Maps to the stars avec, malheureusement, Robert Pattinson), Abel Ferrara (Welcome to New York avec Depardieu, malheureusement, en DSK), Terrence Malick (Knight of cups), Paul Thomas Anderson (Inherent Vice), les frères Farrelly (Dumb and Dumber To) et pourquoi pas Christopher Nolan (Interstellar). Woody Allen devrait être sur la Croisette avec un film tourné sur la Côte d'Azur, Magic in the moonlight. On y annonce aussi Tommy Lee Jones pour son deuxième film (après le très bon Trois enterrements) : The Horsman.

Un nouvel opus de Lana et Andy Wachowski est prévu en juillet (Jupiter ascending, avec Mila Kunis), et un de Clint Eastwood en juin (Jersey boys). On ne sait pas quand sortira le prochain Inarritu, une comédie (!?) nommée Birdman, au casting délectable : Michael Keaton, Naomi Watts, Emma Stone et Zach Galifianakis.

Côté plus indépendant, il faudra voir At Berkeley du grand documentariste Frederick Wiseman, Her de Spike Jonze, Night moves de Kelly Reichardt, Under the skin de Jonathan Glazer (avec Scarlett Johansson), White bird in blizzard du grand Gregg Araki et While we're young du très en vogue Noah Baumbach (Frances Ha). A noter aussi The smell of us, de Larry Clark, avec des skaters bien sûr, mais cette fois-ci parisiens.

L'annnée US sera encore riche en reboot, prequel et suites de toutes sortes de franchises, et autres marveleries : un X-Men par Bryan Singer, un Captain America, The Amazing Spider-man 2, et même La grande aventure Lego, avec ... des Lego. Peu convaincant dans Oblivion, Tom Cruise replonge pourtant dans la SF en mai avec Edge of tomorrow, de Doug Liman.

Rappelons qu'il faudra attendre 2015 pour voir Jurassic World et le septième épisode de Star Wars.

 

FRANCE

 

Duel en début d'année entre le Yves Saint Laurent de Jalil Lespert avec Pierre Niney et Guillaume Gallienne, et le Saint Laurent de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel et Jérémie Renier. On verra aussi dans la première partie de 2014 Vincent Macaigne chez Guillaume Brac (Tonnerre), Isabelle Huppert chez Catherine Breillat (Abus de faiblesse) sans oublier dès janvier Amalric chez les frères Larrieu (L'amour est un crime parfait).

Ils s'éloignent tous les deux de la comédie : Emmanuel Mouret en janvier avec Une autre vie, et Pierre Salvadori en mars avec Dans la cour. Kim Chapiron (Dog pound) change aussi complètement de milieu avec La crème de la crème, tourné dans une école de commerce. Michel Hazanavicius termine The search, qui se déroule durant la deuxième guerre de Tchétchénie.

Ils pourraient être à Cannes : Bird People de Pascale Ferran, Eden de Mia Hansen-Love, Bandes de filles de Céline Sciamma, Gaby Baby Doll de Sophie Letourneur (de quoi retrouver des femmes réalisatrices en compétition !), Mange tes morts de Jean Charles Hue, Adieu au langage de Jean Luc Godard, Deux jours, une nuit des frères Dardenne (avec Marion Cotillard), Métamorphoses de Christophe Honoré, Mercuriales de Virgil Vernier, La chambre bleue de et avec Mathieu Almaric et La rançon de la gloire de Xavier Beauvois. André Téchiné pourrait en être aussi, avec L'homme que l'on aimait trop, ce qui aménerait Catherine Deneuve et Guillaume Canet sur la Croisette. 

Comme d'habitude, je ne sais pas trop quoi penser du fait qu'un nouveau Lelouch va arriver, Salaud, on t'aime, avec un casting complètement hétéroclite : Sandrine Bonnaire et Johnny Hallyday. Je ne suis pas sûr non plus qu'il faille se réjouir de voir un nouveau Assayas, Sils Maria, fût-il avec Juliette Binoche et Chloe Grace Moretz. Record au box office à prévoir pour le polar Mea culpa du plus US des réalisateurs français, Fred Cavayé, et la comédie annuelle de Danny Boon, Supercondriaque.

Alain Resnais, inusable, continue de faire tourner Sabine Azema et André Dussolier dans Aimer, boire et chanter, prévu en mars.

 

Reste du monde

 

Après une année 2013 extraordinaire en qualité, l'Asie comptera sur Tsai Ming Liang (Les chiens errants), Kyoshi Kurosawa (Real) et Hong Sang-Soo (Our Sunhi et un autre film en cours de tournage) pour faire aussi bien. A ce jour difficile de dire si les nouveaux projets de Weerasethakul (Cemetery of kings), Wang Bing (Love and hate), Eric Khoo (The charming rose) et Naomi Kawase (2 ways) seront finis dans l'année, ou même pour Cannes.

Immanquables, les deux films des maîtres de l'animation japonaise : Le vent se lève de Hayao Miyazaki, et L'histoire de la princesse Kaguya d'Isao Takahata.

Le cinéma roumain revient sur le devant de la scène dès janvier avec Mère et fils de Calin Peter Netzer (Ours d'or 2013), puis Quand le soir tombe à Bucarest ou Métabolisme, de Corneliu Porumboiu

Le film que j'attends le plus en 2014 est Sommeil d'hiver, d'un de mes réalisateurs préférés, le turc Nuri Bilge Ceylan.   

Cette année pourrait voir la Scandinavie triompher (et peut-être aussi à Cannes) avec le film très attendu du suédois Roy Anderson, A pigeon sat on a branch reflecting on existence, la grosse production de son compatriote Tomas Alfredson (Morse), Les frères Coeur de Lion et surtout le nouveau film du norvégien Joachim Trier, auteur du superbe Oslo 31 août, Louder than bombs, avec Isabelle Huppert (encore !).

Pour finir avec l'Europe, l'année commencera avec les deux volets de Nymphomaniac de Lars von trier, et le Philomena de Stephen Frears. On verra peut-être plus tard dans l'année le nouveau film de Mike Leigh, un biopic du peintre Turner, et celui de Ken Loach, Jimmy's hall. Kusturica cherchera peut-être à obtenir une troisième Palme d'or avec L'amour et la paix. Le belge Michael R Roskam (auteur du remarqué Bullhead) a tourné un polar aux USA, Animal rescue.

Du Canada nous parviendront Tom à la ferme de et avec Xavier Dolan (et peut-être aussi le film qu'il est en train de tourner, Mommy), ainsi que le très différent Dallas buyers club de Jean-Marc Vallée. Sont potentiellement annoncés à Cannes les nouveaux films de Denis Arcand (Deux nuits) et Atom Egoyan (Captives), ainsi que la première réalisation de Ryan Gosling, How to catch a monster, un film fantastique.

Les nouveaux films de l'israélien Nadav Lapid (L'institutrice) et du jeune argentin Lisandro Alonso seront très attendus. Nous avions été nombreux a remarquer Sur les planches : le prochain film de la jeune marocaine Leila Kilani, Indivision, sera lui aussi observé avec attention.

Pour finir, difficile de ne pas évoquer, comme chaque année, Histoire du carnage d'Arkanar, film du russe Alexei Guerman, réputé terminé depuis des années, mais que son auteur peaufine de façon maniaque, et peut-être éternelle.

 

Bonne année de cinéma à tous, et merci pour votre fidélité.

 

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Le pot 10 de 2013

Pour cette année, pas de TOP 10, car 2013 a été chaotique, inégale et marquée par des films - ou des objets filmiques - tellement différents, que les comparer n'a pas beaucoup de sens. Donc, un POT plutôt qu'un TOP.

Si je me contente des films sortis cette année en salle (j'exclus donc le remarquable 'Til madness do us apart de Wang Bing, documentaire génial de quatre heures présenté à Venise et à Nantes, qui intégrerait parfaitement ma sélection), mes quatre principaux coup de coeur vont à des oeuvre fleuves, des films monstres, des objets qui dépassent les cadres classiques et tentent tous les quatre d'embrasser la vie dans toute sa complexité.

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/64/74/20341664.jpgEt d'abord, mais j'en ai abondamment parlé 1 - La vie d'Adèle est l'expérience la plus proche de l'art parfait tel que je peux le concevoir, à la fois réalité pure et oeuvre de fiction totale. Juste à côté, pourrait-on dire, de la trilogie 2 - Paradis  (Amour, Foi, Espoir) d'Ulrich Seidl qui en est en quelque sorte le contrepoint : réalité totale et oeuvre de fiction la plus pure. Toujours dans la démesure, mini-séries autant que films, bercés par une volonté romanesque de conter, de raconter, et de séduire, je mettrais à égalité le feuilletenant 3 - Shokuzai de Kyoshi Kurosawa et l'élégiaque 4 - Heimat de Karel Reisz, deux moments d'irréductibles ravissements.

Si on excepte ces monstres filmiques, oeuvres sommes semblant concentrer toute la maestria de leur auteur en un seul opus de 3 à 6 heures, j'ai plutôt envie de souligner des oeuvres singulières et immodestes : Kim Ki Duk défonce une grande partie des limites du bon goût dans son incroyable 5 - Pieta, justement récompensé à Venise, alors que Paolo Sorrentino heurte la sensibilité de quelques coincés du sphincter en défonçant d'autres barrières dans une 6 - Grande Belleza qui est à la fois une élégie démoniaque et un tendre oratorio.

Katell Quillévéré s'impose comme future super grande avec un 7 - Suzanne qui intronise Sara Forestier en immense http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/021/21002103_20131104112003833.jpgartiste, et Clio Barnard réussit le même exploit avec son 8 - Géant égoïste qui est peut-être le film le plus formellement abouti de l'année.

Et pour finir, comment ne pas saluer cet extraordinaire vent de fraicheur que représente 9 - Wadjda, digne héritier de plusieurs traditions de cinéma, en particulier iranienne et italienne, et celui qui balaie de bout en bout  toutes les limites du bon goût, 10 - Les garçons et Guillaume, à table ! qui réussit le défi de rassembler sujet improbable (premier coming out hétéro de l'histoire du cinéma), mélange de rire et d'émotion à proportion très variable suivant les spectateurs, et succès public autant que critique.

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/046/21004691_20130510142030492.jpgCe bref survol de l'année 2013, décidément plutôt très bonne, ne serait pas complet si j'omettais de constater que beaucoup de grand réalisateurs ont produit d'excellents films : Soderbergh (Effets secondaires), Scorsese  (Le loup de Wall street), Tarantino (Django Unchained), Jia Zhang Ke (A touch of sin), Alain Guiraudie (L'inconnu du Lac), Claire Simon (Gare du Nord), Hirokazu Kore-Eda (Tel père, tel fils).

Au chapître des petits nouveaux, il faudra surveiller les carrières d'Anthony Chen (Ilo Ilo), d'Any Abu-Assad (Omar) et Félix Van Groeningen (Alabama Monroe). Il fut enfin plaisant de voir Albert Dupontel réussir une comédie quasiment parfaite, qui ne rentre dans aucune catégorie et a donc par voie de conséquence le privilège de clore ce billet : 9 mois ferme.

 

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La vie d'Adèle : l'avis des blogueurs

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Les films les plus attendus de 2013 (à Cannes et ailleurs)

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Une année avec un nouvel Almodovar ne peut pas être une mauvaise année.

 

USA

Dès janvier, il ne faudra pas rater Gimme the loot, d'Adam Leon, une des perles de Cannes 2012, The master de Paul Thomas Anderson, Django unchained de Tarantino et le Lincoln de Spielberg. Un peu plus tard sortiront les nouveaux films de Terence Mallick, A la merveille, fraîchement accueilli à Venise et de Jeff Nichols, Mud, tièdement reçu à Cannes. En mars sortira le nouveau film de Derek Cianfrance (Blue Valentine), avec Ryan Gosling plus érotique que jamais dans The place beyond the pines.

Soderbergh continue à pondre des films comme une poule des oeufs, deux sont prévus 2013 : Effets secondaires et Behind the candelabra avec Matt Damon et Michael Douglas. Woody Allen sera de retour à New York, avec Cate Blanchett.

On verra peut-être sur la Croisette Sofia Coppola présenter The bling ring avec Paris Hilton (!?) et Emma Watson. Egalement annoncés comme possibles à Cannes, Nicolas Winding Refn qui ne quitte plus Ryan Gosling (Only god forgives), Steve McQueen qui ne quitte plus Michael Fassbender (Twelve years a slave) et ... James Gray qui n'a jamais quitté Joachim Phoenix, rejoint par Marion Cotillard dans The Nightingale.

En fin d'année on peut espérer la sortie du film de Sean Penn avec De Niro, The comedian. En vrac sont également attendus les nouveaux Gus Van Sant (Promised Land), Judd Appatow (This is 40), Jonathan Levine, avec une histoire de zombies (Warm bodies), Jim Jarmush avec un casting haut de gamme pour Only lovers left alive (John Hurt, Tilda Swinton, Mia Wasikowska), Brian de Palma pour un remake du film de Corneau Crime d'amour, avec Naomi Rapace (Pulsions).

Au rayon des blockbusters, citons vite fait Les misérables de Tom Hooper, un nouvel opus de Die Hard, le retour des frères (enfin, frère et soeur, maintenant) Wachowski (Matrix) avec Cloud Atlas, un film de SF avec Tom Cruise (Oblivion), Iron man 3, After earth de Night Shyalaman, une nouvelle vision de Spiderman avec Man of steel par Zack Snyder, la suite de Star trek par JJ Abrams, Pacific rim de Guillermo del Toro, Kick Ass 2, le remake de Carrie, Under the skin dans lequel Scarlett Johansson est un alien qui se nourrit de chair fraîche, World war Z de Marc Forster qui voit Brad Pitt lutter contre une armée de zombies,etc.

Leonardo di Caprio sera Gatsby le magnifique dans le film de Baz Luhrmann. Les amateurs de SF seront attentifs à Elysium, le nouveau film de Neil Blomkamp (District 9) et surtout au Gravity d'Alfonso Cuaron, avec Georges Clooney. Une curiosité : le  deuxième film de JC Chandor (Margin call), s'appelle All is lost et ne comprendrait qu'un acteur ... Robert Redford.

On ira enfin voir des bikinis colorés dans le Spring breakers d'Harmony Korine, et on attendra avec curiosité le nouveau film de Noah Baumbach (Greenberg), qui s'appelle France Ha.

En toute fin d'année, pourquoi ne pas espérer le nouveau Cronenberg avec Pattinson et Mortensen, Maps to the stars, le film de Werner Herzog avec Jude Law et Naomi Watts, Queen of the desert, ou le nouvel opus des frères Coen, Inside Llewyn Davis.

 

France

Janvier verra la sortie du film américain de Laurent Cantet, Foxfire.

Les grosses cylindrées du cinéma d'auteur seront de sortie en 2013. Bertrand Bonello nous racontera la vie du célèbre couturier dans Saint-Laurent, Gondry visitera Vian avec son Ecume des jours, Desplechin nous emménera en Amérique avec Amalric et Benicio del Toro (Jimmy Picard), Kechiche filmera Léa Seydoux dans Le bleu est une couleur chaude, la trop rare Pascale Ferran tourne Bird people dans un aéroport, Bruno Dumont s'essayera au biopic avec Camille Claudel, 1915, Eric Rochant replonge dans le monde de l'espionnage avec MöbiusQuentin Dupieux sortira deux films (aïe, aïe), Wrong cops et Réalité, et même Godard est annoncé avec un film ... en 3D (Adieu au langage)

Je suis très impatient de voir la fille de nulle part de Jean-Claude Brisseau, qui a triomphé à Locarno, mais j'ai très peur de ce qu'est en train de tourner Asgar Farhadi en France avec Tahar Rahim et Bérénice Béjo, les cinéastes étrangers perdant souvent leur talent en s'expatriant (le film s'appele Le passé, et pourrait être à Cannes). Le film de Guillaume Nicloux d'après Diderot promet d'être noir (La religieuse). Et ce sera peut-être l'année de la consécration pour l'excellent Guillaume Brac dont le moyen métrage Un monde sans femme a été trop peu diffusé en 2012 (Tonnerre). Polanski est en train de tourner La Vénus à la fourrure avec Emmanuelle Seigner et Louis Garrel.

Sinon, Marjane Satrapi se met en scène elle-même dans un film qui semble bien zarbi, La bande des jotas. Autres cinéastes femmes aux manettes en 2013 : Catherine Breillat (Abus de faiblesse, avec Kool Shen et Isabelle Huppert), Claire Denis (Les Salauds, avec Vincent Lindon et Chiara Mastroiani), Rebecca Zlotowski (Grand central avec Olivier Gourmet et Léa Seydoux) . De quoi permettre à Thierry Frémeaux de corriger son image après la sélection cannoise 2012 qui ne comportait aucune femme réalisatrice ! Présence possible (probable ?) sur la Croisette d'Olivier Dahan et Nicole Kidman, dans le rôle titre de Grace of Monaco. Canet fait son film américain, Blood ties.

A noter aussi un film qui promet d'être assez délirant : Jacky au royaume des filles de Riad Sattouf.

En fin d'année, nous pourrons peut-être découvrir le nouveau Hazanavicius, Will, en préproduction.

 

Reste du monde

Le canadien Denis Villeneuve (Incendies) devrait avoir terminé dans l'année An ennemy, avec Jake Gyllenhaal et Mélanie Laurent, un thriller érotique. Deux films attendus en 2012 ont du mal à se finaliser, mais seront peut-être à Cannes : The assassin de Hou-Hsiao-Hsien et The congress d'Ari Folman (Valse avec Bachir), d'après une nouvelle de Stanislas Lem. Lars von trier pourrait bien venir remettre la zubia sur la Croisette avec Charlotte Gainsbourg dans un nouveau projet sulfureux : Nymphomaniac. Almodovar ne sera pas à Cannes puisque Les amants passager est annoncé en mars.

Côté Asie, beau cru en perspective avec le retour des grands coréens (Bong Joon-Ho et Le transperceneige dans une coproduction très internationale, Park Chan-wook et son Stoker, tourné aux USA avec Nicole Kidman), un film en costume du chinois Jia Zhang-Ke, Blind detective de Johnnie To, A perfect day for Plesiosaur de Kiyoshi Kurosawa, et The grandmasters de Wong Kar-Wai, qui fera l'ouverture du festival de Berlin.

Les malades mentaux trouveront peut-être du plaisir à regarder l'horrible Post tenebras lux du mexicain Carlos "qui se la pète" Reygadas, primé à Cannes 2012 ou à découvrir Historia de la meva mort de l'imbuvable Albert Serra. Terence Davies tourne en Ecosse Sunset song. Le réalisateur argentin Lisandro Alonso tourne avec Viggo Mortensen.

Un des films les plus attendus de cette année (en compétition à Cannes ?) sera le quatrième film du prodige canadien Xavier Dolan, Tom à la ferme, mais j'attendrai personnellement aussi beaucoup de La belle endormie, Isabelle Huppert filmée par Marco Bellochio.

Je conseille enfin de guetter les sorties de Wadjda, premier film provenant d'Arabie Saoudite réalisé par une femme, Haifa Al Mansour et No, passionnant film argentin de Pablo Larrain, avec Gabriel Garcia Bernal. Si vous voulez voir un film africain, ce sera peut-être Aujourd'hui, du sénégalais Alain Gomis ou Grigris de Mahamat Saleh Saloun, qu'on annonce à Cannes.

 

Bonne année 2013.

 

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Le MITAC (Méthode d'Intercomparaison des Top10 Avec Christoblog)

http://www.soundonsight.org/wp-content/uploads/2012/09/Holy-motors_poster.jpgC'est très simple. Il s'agit d'une méthode de calcul pour mesurer combien un Top10 annuel est proche du mien. Vous pouvez évidemment appliquer la même méthode à votre propre Top 10.

 

Mon top ten 2012 est le suivant :1 / Oslo, 31 août, 2 / Into the abyss, 3 / Camille redouble, 4 / Holy motors, 5 / The we and the I, 6 / Rebelle (de Kim Nguyen, pas de Pixar...), 7 / The descendants, 8 / Quelques heures de printemps, 9 / Portrait au crépuscule, 10 / Moonrise kingdom

 

Pour calculer le MITAC avec un autre top, je relève les films commun entre ce top et le mien, puis je calcule le nombre de points correspondants au classement des films communs dans les deux tops, sur la base suivante : 10 pts en N°1, 9 pts en N°2, ...., 1 pt en N°10.

 

Exemple :


Le classement des lecteurs de Première (pfff, c'est pour faire simple) : 1 / Skyfall, 2 / De rouille et d'os, 3 / The dark knight rises, 4 / Moonrise kingdom, 5 / Argo, 6 / Millénium, 7 / Take shelter, 8 / Amour, 9 / Avengers, 10 / Prometheus.

Calcul du MITAC : 1 seul film en commun, Moonrise kingdom. N° 10 chez moi = 1 pt, N° 4 chez Première = 7 pts. MITAC = 1+7 = 8 pts

 

Ce qui donne, par ordre décroissant :

 

Le passeur critique : 59 (Holy, Oslo, Descendants, The We and the I, Moonrise)

Ariel Schweitzer (critique aux Cahiers) : 43 (Holy, Into the Abyss, Oslo)

Thierry Méranger (critique aux Cahiers) : 40 (Holy, The We and the I, Oslo)

neil : 27 (Holy, Moonrise)

Alex Torrance : 23 (Holy, Moonrise)

Rédaction Cahiers du cinéma : 17 (Holy)

Lecteurs Première : 8 (Moonrise)

heavenlycreature : 6 (Quelques heures de printemps)

PierreAfeu : 5 (Quelques heures de printemps)

Rédaction première : 0 et tant mieux !!!

 

 

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Top 2012

L'année n'est pas tout à fait finie, mais à ce jour (le 21 décembre, fin du monde) j'ai vu 165 films au cinéma, en 2012. Et voici les 25 meilleurs :

 

http://www.plan-sequence.asso.fr/bo/images/oslo,-31august_affiche.jpg1 / Oslo, 31 août

2 / Into the abyss

3 / Camille redouble

4 / Holy motors

5 / The we and the I

6 / Rebelle (de Kim Nguyen, pas de Pixar...)

7 / The descendants

8 / Quelques heures de printemps

9 / Portrait au crépuscule

10 / Moonrise kingdom

11 / Les adieux à la reine

12 / Tyrannosaur

13 / De rouille et d'os

14 / Vous n'avez encore rien vu

15 / Thérèse Desqueyroux

16 / Amador

17 / The day he arrives

18 / Un monde sans femme

19 / Louise Wimmer

20 / Laurence anyways

21 / Rengaine

22 / In another country

23 / Querelles

24 / Avé

25 / César doit mourir

 

 

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Mon top 6 de mi-2012

Pourquoi pas un top 10 ou un top 5 ? Hé hé hé : parce que personne ne fait de top 6 !

 

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/98/39/20018456.jpg http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/19/04/20135961.jpg http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/64/21/20079610.jpg http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/89/16/45/20027717.jpg http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/89/84/98/20087993.jpg http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/00/61/20034881.jpg

 

N°1 : Oslo pourrait être le film d'une vie, glissando, vaporeux, ouaté, réel, désespéré, beau

N°2 : Holy motors pétille d'intelligence, il rend le spectateur plus beau (et inversement)

N°3 : Scout d'un jour, Anderson nous emmène danser le slow de notre enfance sur la plage de nos souvenirs

N°4 : Une caméra en état de grâce pour un casting qui semble tout droit issu du siècle

N°5 : De couille et de cros, de mouille et de mots, de douilles et de rots

N°6 : Un coup de fouet qui sonne très fort au-dessus de nos têtes, pour le plus beau dernier plan de l'année

 

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Top ten des articles les plus lus sur Christoblog

Un petit coup d'oeil dans le rétroviseur, et une question : quels sont les articles qui ont été le plus consultés depuis la migration de Christoblog sur Overblog, en septembre 2011 ?

Hors articles concernant les festivals organisés sur ce blog

 

1. Sleeping beauty (515 vues) : bizarre, peut-être la présence de pervers dans le texte, ou la publicité mensongère et sulfureuse entourant le film ?

2. Drive (339 vues) : la plus grosse polémique

3. L'Appolonide (316 vues) :  en présence de Bonello

4. Le cheval de Turin (276 vues) : un de mes billets les plus ... décalés

5. Donoma (239 vues) : Super !

6. Père Noël Origines (235 vues) : une pointe en décembre pour un film que personne n'a vu, probablement dûe à son titre !

7. Take shelter (232 vues)

8. Utopiales 2011 (231 vues)

9. Quels sont les bons films de 2012 ? (184 vues)

10. Contagion (183 vues)

 

Source Google Analytics.

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Quels seront les bons films de 2012 ?

Bonne année dans les salles !

 

takeshelter-copie-1.jpg

 

En attendant mon top 2011, voici une petite liste des films les plus attendus de l'année.

 

Côté des gros calibres américains, tout le monde aime déjà sans l'avoir vu The dark knight rises, de Christopher Nolan. L'année sera aussi celle de Tim Burton qui devrait sortir deux films : Frankenweenie et Dark Shadows. Spielberg célébrera une amitié entre un jeune homme et un cheval (Cheval de guerre), Di Caprio jouera Gastby le Magnifique dans le film de Baz Luhrmann, et les super-héros seront de retour (The amazing spider-man de Marc Webb, Sherlock Homes 2 de Guy Ritchie,  Avengers de Josh Wedon, Jack et le tueur de géants de Bryan Singer). Le nouveau Coppola, au script torturé (Twixt) sera visible au festival de Gérardmer avant d'arriver dans les salles. Sont également prévus un thriller violent signé Soderbergh (Haywire), un Cronenberg prometteur (Cosmopolis), un nouveau Ridley Scott (Prometheus), un film se déroulant dans l'espace d'Alfonso Cuaron (Gravity). Dès janvier nous découvrirons un biopic d'Eastwood (J. Edgar) et un remake de Fincher (Millenium). Les frères Farrelly proposeront une nouvelle comédie (The three stooges), ainsi que Jude Appatow (This is 40). On regardera avec curiosité de nouveau film du québécois Jean-Marc Vallée, auteur de C.R.A.Z.Y. : Café de Flore, énorme succés au box-office canadien.The dictator de Larry Charles, avec Sacha Baron Cohen, divisera probablement la critique.

 

L'année US devrait se terminer en fanfare avec le western de Tarantino Django Unchained, au casting de rêve (Di Caprio, Kurt Russel, Samuel L. Jackson...).

 

Le début d'année mettra à l'honneur la fine fleur du cinéma indé US avec Take Shelter de Jeff Nichols, Detachment de Tony Kaye et Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin, en attendant Take this waltz de Sarah Polley. 

 

The place beyond the pines, deuxième film de Derek Cianfrance (Blue Valentine), avec Ryan Gosling, est annoncé en  septembre.

 

Côté France, on notera le retour du film à sketch avec Les infidèles qui sonnera comme le manifeste d'une nouvelle génération de réalisateurs et acteurs français (Kounen, Hazanavicius, Cavayé, Lellouche, Dujardin). Tout le monde attendra Valérie Donzelli au tournant avec son prochain film (Main dans la main). Ceux que Donoma ont enthousiasmé se rueront sur le deuxième film de Carrénard (Faire l'amour).

 

Certaines pointures héxagonales honoreront 2012 de leur production : Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais, Jimmy Picard d'Arnaud Desplechin, L'écume des jours de Michel Gondry, Adieu Berthe de Bruno Podalydes, De rouille et d'os de Jacques Audiard, Après mai d'Olivier Assayas. Et enfin toute une génération ira voir le nouvel opus de Leos Carax (Holly motors), 10 ans après Pola X.

 

L'international des auteurs proposera entre autres : Isabelle Huppert actrice chez Hong Sang-Soo (In another country) et Brillante Mendoza (Captive), Kiarostami tournant au Japon (Like someone in love), un nouveau documentaire sur la peine de mort signé Herzog (Into the abyss), Haneke peut-être à Cannes (Amour), comme Wes Anderson (Moonrise kingdom) et pourquoi pas le canadien Xavier Dolan (Laurence anyways). Les esthètes iront voir Faust d'Alexandre Sokourov, Lion d'or à Venise. On verra peut-être aussi en 2012 L'histoire du cranage d'Arkanar d'Alexeï Guerman, en tournage depuis 10 ans, en post-production depuis 4 ans, film culte an attente permanente de sortie par la faute du perfectionnisme maladif de son auteur. Ceux qui ont aimé le beau Valse avec Bachir se délecteront du nouveau film d'Ari Folman (The congress), tourné en partie avec le même procédé et se déroulant en 2030. Quentin Dupieux (Steack, Rubber) continuera à faire joujou dans le bac à sable avec Wrong.

 

En provenance d'Asie sont attendus le nouveau Tsui Hark (The flying swords of dragon gate), Tokyo goen de Shinji Aoyama,  The grand master de Wong Kar-Wai, Miracle d'Hirokazu Kore-Eda et Saudade de Katsuya Komita (primé au festival des 3 continents à Nantes). Park Chan-Wook devrait sortir en 2012 son premier film américain (Stocker) et Bong Joon-Ho commencera en mars à Prague le tournage de son nouveau film : un thriller postapocalyptique inspiré d'une BD française, Le Transperceneige.

 

J'attendrai enfin pour ma part la nouvelle réalisation de deux jeunes réalisateurs que j'ai à l'oeil : La taupe de Tomas Alfredson (Morse) et Les hauts de Hurlevent d'Andrea Arnold (Red road, Fish tank).

 

Côté animation, le nouveau Pixar Rebelle fera l'actualité de l'été, et on verra aussi la nouvelle production des studios Ghibli La colline aux coquelicots. L'année sera marquée par le retour de la bande de Wallace et Gromit : Peter Lord signera Pirates !

 

En vrac, quelques films en plus que j'ai oublié : le nouveau James Bond, Skyfall, dirigé par Sam mendes, Bilbo le Hobbit de Peter Jackson, les franchises Twilight 5, Madagascar 3, L'age de glace 4, Jennifer Lawrence, l'actrice de Winter's bone dans un film de SF Hunger Games, Extrêmement fort et incroyablement près de Stephen Daldry avec Tom Hanks, d'après le roman de Froer, The flowers of war de Zhang Yimou avec Christian Bale, Tyrannosaur, film britannique de Paddy Considine multi-primé ...

 

 

Et vous, qu'attendez vous en 2012 ?

 

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2011 : Un beau ramassis de ...

... déceptions.

 

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La mode, c'est quand même un truc bizarre. Allez expliquer à un visiteur du futur que Ryan Gosling dans Drive, au milieu des rayons de supermarchés (ouh, il a l'air méchant), a excité la planète cinéphile en 2011.

Aucune chance. Mais la hype auteuriste, ça brille et ça fait parler dans les festivals, même si c'est mauvais à en crever d'ennui comme dans Somewhere, Le cheval de Turin, Hors Satan et Pater.

 

Les Américains célèbres ne font plus quant à eux de bons films, c'est triste à dire, mais c'est comme ça. Ils l'ont prouvé de Eastwood (Au-delà, le titre comme une prémonition), aux Coen, qui continuent leur immersion progressive dans la médiocrité (True grit) en passant par un Soderbergh anémié, dont la filmographie semble tourner en rond autour du zéro (Contagion).

 

Côté français, l'année 2011 fut plutôt excitante, donc pas beaucoup de déceptions, si ce n'est l'insupportable Un amour de jeunesse et son jeune acteur Bouclettes.

 

Quelle tristesse de voir un film prometteur se résumer à un exercice de style un peu vain (Shame), un hommage compassé (Tron, l'héritage), un clip lourdingue (127 heures) ou à de tristes tentatives de réveiller le grand genre du western (Blackthorn, La dernière piste).

 

L'Asie enfin, qui m'enchante si souvent, ne m'a pas réservé cette année que de bonnes surprises (I wish I knew, J'ai rencontré le diable).

 

Heuereusement, il y eut aussi en 2011 plein de bons films. Nous verrons cela dans quelques jours.

 

NB : tous les films cités ci-dessus ont obtenu la note la plus basse possible sur Christoblog. Il y en a d'autres, mais dont j'attendais peut-être moins. 


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TOP 20 des meilleurs films sortis en 2010 du N° 5 au N° 1

N° 5

J'ai découvert ce film au Festival des 3 continents 2009, alors qu'il s'appelait encore Schéhérazade Tell me a story, ce qui était un fort joli titre, correspondant parfaitement au contenu puisque l'héroïne nous raconte littéralement des histoires. Un mix de Desperate Housewives et des romans foisonnants de Naguib Mahfouz, si vous pouvez imaginer. Lire la critique



N° 4

Je ne sais pas si vous vous rappelez avoir lu en cachette sous vos draps quand vous étiez enfant Les 3 mousquetaires ou Le club des cinq. Si oui, c'est exactement le type de sentiment que m'a procuré ce film, avec de plus une mise en scène virtuose. Lire la critique




N° 3

Au-delà des émotions, sûrement le film qui m'a fait la plus grosse impression en termes purement cinématographiques cette année : scénario incroyable, photo splendide, mise en scène parfaite, et une brochette d'acteurs excellents. Lire la critique




N° 2

Bright star est un poème éblouissant, servi par une réalisatrice en état d'apesanteur et une actrice habitée. De la magie pure. Lire la critique






N° 1

Au-delà de toute considérations intellectuelles, tout simplement le film que j'ai eu le plus de plaisir à regarder depuis fort longtemps. Rire, sidération, angoisse, plaisir des yeux, mystère, curiosité intellectuelle, vertige métaphysique, Kaboom est un grand huit cinématographique qui démarre à 100 à l'heure et ne s'arrête jamais.  Lire la critique



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TOP 20 des meilleurs films sortis en 2010 du N° 10 au N° 6

N° 10

Comme un diamant noir dans ma liste de 20 films, Mardi, après Noël brille d'un éclat particulier. Coup de force cinématographique d'une tranquille assurance, il semble illustrer le quotidien comme jamais un film ne l'a fait. Et il contient la plus belle scène vue au cinéma cette année. Lire la critique




N° 9

Chaque année produit désormais son lot de films documentaires de haut niveau. 2010 ne fait pas exception : j'aurais pu intégrer le croustillant Anvil ! dans mon top 20 mais je préfère finalement ce film solaire, épanouissant, qui vous réconcilie avec la vie. Lire la critique




N° 8

Une imagerie qui concilie le meilleur du Japon traditionnel façon Myazaki et les délires geeks les plus extravagants, une intrigue somptueuse qui manie la tendresse et décrit la complexité de mondes numériques et virtuels : un bijou de grande classe passé quasi inaperçu. Je vous le conseille en DVD. Lire la critique




N° 7

Des hommes et des dieux présente de nombreuses imperfections mais un mérite sans pareil : il raconte une histoire d'hommes portés par des valeurs. Son succès s'explique aussi simplement que ça : il est le western spirituel du XXIème siècle. Les moines sont des cow-boys de l'âme, assiégés par le mal, et John Ford n'est pas loin : paysages, gros plans sur les visages, émotions. Lire la critique



N° 6

Je suis loin d'être un inconditionnel de Wes Anderson, mais sur ce coup, il frôle la perfection. C'est drôle, frais, malin, inventif, délicieux. Une soirée mémorable.  Lire la critique





Avant de dévoiler mon TOP 5 d'ici quelques jours voici une liste de films (parfois encensés ailleurs) qui n'y figureront pas :
Trop faibles :
Rubber, Oncle Boonmee, Mammuth, Gainsbourg, Another Year, A single man, Enter the void, The American
Trop moyens :
Vénus noire, Shutter Island, Le nom des gens, Invictus, Buried, Biutiful, A serious man
Pas assez bons :
The social network, Inception, The ghost writer, Dans ses yeux, La comtesse, Les amours imaginaires, Amore, Tournée, Precious

Vous allez me dire : que reste-t-il ? Réponse vendredi.


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TOP 20 des meilleurs films sortis en 2010 du N° 15 au N° 11

N° 15

Quand on sait dans quelles conditions a été tourné ce film, on ne peut qu'être abasourdi par le talent de son metteur en scène, Mahamat Saleh Haroun : quel chef d'oeuvre pourrait-il produire avec des moyens normaux ? Lire la critique





N° 14

Deux actrices magnifiques, un sujet d'une force exceptionnelle, j'ai été bouleversé par ce film très remarqué du vétéran Civeyrac, dont j'ai adoré la mise en scène épurée, brillante, inspirée. Lire la critique





N° 13

C'est drôle, c'est rythmé, c'est bien mis en scène. Mon chouchou Fatik Akin signe une petite friandise cinématographique après une série de films plus graves qui comprenait au moins un chef d'oeuvre : Head on. Si Soul kitchen sait être parfaitement hilarant, c'est aussi par la grâce de son acteur principal, le génial Adam Bousdoukos. Lire la critique



N° 12

Ceux qui me connaissent le savent : je considère que Bong Joon-ho est probablement un des 10 plus grands cinéaste en activité.
Mother est moins surprenant que The Host et moins complet que Memories of murder, mais il reste un grand film. Scénario, direction d'acteur, mise en scène au cordeau, scènes d'anthologie : c'est du solide. Lire la critique



N° 11

C'est drôle, c'est brillant, et si ce n'est pas génial, c'est bien agréable à regarder. Catherine Deneuve est grandiose, elle convoque avec elle toute sa carrière et l'ombre de Demy plane sur le film : couleurs, ultime chanson, trivialité assumée. Même Depardieu n'arrive pas à gacher la bonne impression générale.
Du boulevard de haute qualité. Lire la critique


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