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Christoblog

Bellflower

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/58/71/19866724.jpgVoilà bien le genre de film que j'ai aimé mais que je me garderais de conseiller à mes amis. Trop risqué.

 

En résumé, deux pauv'gars dans le fin fond de l'Amérique, fans de Mad Max, rencontrant deux filles plutôt mignonnes, buvant, fabriquant des lance-flammes, des voitures hors-norme et globalement, glandant.

 

Un premier film. Une image un peu cradingue et en même temps un STYLE. Une sorte de Blue Valentine trash.

 

J'avais lu pas mal d'articles avant d'aller voir ce film, mais aucun ne m'avait préparé à ce qu'il est vraiment : une très belle histoire d'amour naissant (sous de mauvais auspices, mais avec une délicatesse quasi-printannière), dégénérant, se ramifiant, et explosant. Une sensibilité à fleur de peau, une urgence qui fait sonner le film comme un A bout de souffle wild west, des tics clippesques que certains trouveront horripilants, mais qui forment un véritable puzzle émotionnel, une interprétation du tonnerre, et tout l'enthousiasme d'un premier film - une sorte d'éjaculation cinématographique précoce.

 

Le réalisateur joue le premier rôle, le film a couté 3 $ (ou à peine plus) et le tournage a duré 18 mois, Bellflower présente donc tous les attraits et tous les défauts du premier film si mérité. Le réalisateur veut y mettre toutes ses bonnes idées, et pondre le chef d'oeuvre ultime. Du coup, la fin du film qui aurait méritée d'être concise et cut, se perd en un salmigondis crypto-prophétique : c'est dommage.

 

En tout cas , j'ai trouvé l'expérience étonnante et très intéressante. Je ne suis pas le seul, mais nous ne serons pas nombreux.

 

3e

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Malveillance

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/44/14/19841036.jpgUn concierge s'introduit dans les appartements de son immeuble pour y faire le mal à l'insu de leurs occupants, comme une sorte d'Amélie Poulain à l'envers. Il vise en particulier une jeune femme rayonnante, Clara, dont il est morbidement amoureux.

 

Le pitch de ce film réalisé par Jaume Balaguero (REC) est intéressant, et riche de potentialité. Malheureusement le film devient vite une petite chose sans vertige et sans envergure.

 

La progression de l'intrigue est trop mécanique pour être réellement captivante, et le cruel dénouement me parait carrément improbable. Les personnages sont tous des clichés (la vieille dame aux chiens, la gentille voisine, le vieux aigri...) et certaines situations sont franchement risibles (l'envahissement de cafards, la menace de la petite fille).

 

C'est dommage, car la mise en scène est correcte et l'acteur principal, Luis Tosar, plutôt bon.

 

2e

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Festival de printemps 2

FP2.jpg

L'habillage graphique du FP2 est assuré par le talentueux pierreAfeu 

Le festival d'hiver 2 n'est pas tout à fait terminé (résultats le 10 mars) qu'il faut déjà penser au FP2, septième festival organisé sur Christoblog.

Cette fois-ci, la sélection a été effectuée de façon participative, donc vous ne pouvez plus m'engueuler moi tout seul !

Et voilà ce que ça donne :

21 mars Eva de Kike Maillo, Espagne (proposé par Fab)

21 mars Les adieux à la reine de Benoît Jacquot, France (proposé par neil)

28 mars Perfect sense de David MacKenzie, UK (proposé par ffred)

28 mars 2 days in New-York de Julie Delpy, France (proposé par Marcozeblog)

11 avril Twixt de FF Coppola, USA

11 avril I wish de Kore-Eda Hirokazu, Japon (proposé par Bob Morane)

  25 avril Tyrannosaur de Paddy Considine, UK

Comme vous le voyez, un festival plus resserré et plus court : un sprint plutôt qu'un marathon.

Sinon les modalités restent les mêmes, je les rappelle : le festival est ouvert à ceux qui tiennent un blog, et les critiques de films doivent être consultables par tous les participants. Chacun m'envoie son classement des films par message privé : le meilleur film a 7 points, le moins bon 1 point. Le film gagnant est celui qui a le plus de points. Attention : pour que le vote d'un blogueur soit pris en compte, il doit avoir vu tous les films.

Avec son classement, chacun m'envoie également ses :

- 2 meilleurs acteurs

- 2 meilleures actrices

- 2 meilleurs scénarios

- 2 meilleurs réalisateurs

repérés parmi les films vus.

Chaque participant a enfin la possibilité d'attirer l'attention sur un film coup de coeur sorti pendant le festival mais ne faisant pas partie de la sélection. Le film le plus cité dans ce cadre reçoit un prix spécial.

Pour s'inscrire c'est simple : un commentaire sur cet article et c'est fait.

Et si cette fois, vous participiez ?

Sont déjà inscrits : ffredGagorBob Morane, pépito, neil, Marcozeblog, Anna, Hallyne, jujulcactus,

 

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Young adult

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/85/59/22/20034001.jpgLes films de Jason Reitman (Juno, In the air) ont quelque chose en commun qui fit de Reitman dans ses débuts un espoir du cinéma américain : des personnages un peu décalés, des situations dans lesquelles ils peuvent se ridiculiser à l'extrême, des états d'âme plutôt dépressifs et un tableau en demi-teinte du rêve américain.

Ici, Charlize Theron campe une trentenaire dépressive et alcoolique, esseulée, qui se toque tout à coup de retourner dans sa ville natale tenter de reconquérir son premier amour, qui vient d'être papa. Elle écrit des romans à l'eau de rose, et a raté sa vie.

Evidemment les choses vont rapidement prendre un tour amer, le temps s'étant écoulé et les trajectoires des uns et des autres s'étant écartées.

On voit bien le principe du film (la confrontation de la citadine classe et dépressive, et des ploucs bêtement heureux, chacun enviant / rejetant l'autre), mais justement le film reste trop un principe. A part Theron, qui donne le maximum, tous les personnages sont réduits à des idées de scénariste (comme ce malheureux Buddy) et le film n'arrive pas à prendre corps. Du coup, on reste au bord de la route, ne partageant que parcimonieusement les états d'âme de l'héroïne.

Jason Reitman semble condamné à répéter éternellement sa petite musique douce amère, mais il lui faudrait maintenant devenir un peu plus trash, ou plus caustique, ou plus dramatique, bref à mettre de la chair dans ses personnages / poupées.

 

2e

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2 days in New York

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/77/69/94/20024389.jpgJe me souviens à peine du premier film de Julie Delpy, 2 days in Paris, et il y a fort à parier que 2 days in New York suive le même chemin vers mes neurones oubliettes.

Ce n'est pas que l'expérience soit désagréable. Elle est même au début assez plaisante, bien que jouant sur l'éternelle image des Français indisciplinés, bouffeurs de cochonailles et querelleurs. Les Gaulois, quoi ! Ici le petit plus est apporté par un Chris Rock ahuri et civilisé, qui entretient de long dialogues avec une effigie d'Obama. Le père de Julie Delpy himself est très bien en vieil anar victime d'un récent veuvage.

Pour le reste pas grand-chose à signaler. D'un point de vue formel, le film essaye plein de trucs assez moyens et très hétéroclites : voix off, théâtre de marionnettes, photos de famille, montage hyper-rapide. Le scénario s'épuise vite, tourne un peu à vide vers le milieu du film, esquisse quelques pistes non exploitées pour finir en happy end consensuel. Le meilleur moment du film est probablement l'apparition de Vincent Gallo en acheteur d'âme anonyme.

A voir à la limite.

 

2e

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Les adieux à la reine

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/89/16/45/20027723.jpgOn ne dira jamais assez le bien qu'il faut penser de ces films qui tiennent debout par la grâce de leur mise en scène, la perfection des détails qui les composent (costumes, musique, lumières, décors, seconds rôles) et l'excellence de leur interprétation. Un exemple récent de ce type de film est L'Apollonide, avec lequel Les adieux à la reine partage plusieurs points communs, dont la présence au casting des deux réalisateurs/acteurs Xavier Beauvois et Noémie Lvovsky.

Comme dans le film de Bonnello on est ici captivé de la première à la dernière seconde par la mise en scène brillante de Benoit Jacquot, et tout particulièrement par ses admirables mouvements de caméra. Il faudrait voir et revoir ce dialogue amoureux entre Marie-Antoinette et Gabrielle de Polignac, lors duquel la caméra, très proche des visages, oscille plusieurs fois de droite à gauche.

Jacquot excelle à rendre les ambiances par petites touches : la pauvreté des appartements des domestiques, le gigantisme du château-monde que constitue Versailles, son isolement du reste du monde.

De l'histoire proprement dit, on ne peut pas dire grand-chose sans en dévoiler ce qui en fait la valeur, mais là encore le film réserve une excellente surprise. On aurait pu croire que vu ses qualités plastiques le film pouvait se dispenser d'un scénario digne de ce nom, mais ce n'est pas le cas. La psychologie de la jeune servante est magnifiquement cernée par une Léa Seydoux en grande forme (son meilleur rôle avec Belle épine). Mais que dire de la prestation époustouflante d'une Diane Kruger habitée littéralement par son rôle ? C'est magnifique ! Quant à Virginie Ledoyen, on a comme d'habitude un peu envie de la baffer, mais son physique rend tout à fait crédible l'attirance de la reine pour elle.

Le cinéma français au mieux de sa forme : on pensait 2011 exceptionnelle, mais Benoit Jacquot prend le relais pour 2012, en attendant Cannes.

 

4e

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En direct du festival du cinéma espagnol de Nantes 2012

26 mars

Palmarès du Festival hier soir. Le jury a récompensé le "film à festival", complètement nul et ennuyeux, Iceberg, suivant ainsi une jurisprudence Wheerasetakul. Le public, lui a préféré à raison le beau et puissant La voie endormie (ce fut ma meilleure note en tant que public). Le jury a du sentir qu'il faisait fausse route, aussi a-t-il attribué une mention spéciale à Madrid 1987 (cf ci-dessous), mon coup de coeur, parfaitement capable de réconcilier public et critique. La dernière soirée du festival m'a permi de voir Malveillance, qui m'a un peu déçu. Critique à venir. Dans la salle le duo du film :  Luis Tusar (physique, amusant, avec ses sourcils au-delà du réel) et Marta Etura, la nouvelle actrice espagnole bankable (elle parle français, et quelle ligne, mon Dieu, quelle ligne !). Le couple était aussi à l'affiche de Cellule 211, vu l'année dernière.

Allez, RDV en 2013.

 

25 mars

 

Jusqu'alors, tous les films vus dans le cadre du festival étaient intéressants. Changement de régime hier avec Iceberg de Gabriel Velazquez, qui montre les états d'âme de 4 jeunes le long d'un fleuve, en hiver. Le titre du film est un programme : comme un iceberg, il ne montre que peu de chose, laissant 90 % de son propos invisible, et c'est bien dommage. Le film est un brouet auteuriste cumulant tous les poncifs du genre : aucun dialogue durant tout le film, une image un peu sale, des allusions incompréhensibles ou au contraire trop évidentes, des plans inutiles. Une torture qui ne dure qu'1h20, heureusement.

 

24 mars

Hier soir, soirée double avec deux films sur des sujets pas franchement rigolos. La voz dormida (La voix endormie) est un long drame qui nous conte l'histoire de deux soeurs dans l'Espagne franquiste d'après guerre, en 1939. Hortensia est enceinte, et condamnée à mort pour ses opinions communistes : le jugement précise que l'enfant naîtra, et qu'elle sera exécutée ensuite. Pepita, peu engagée, optimiste et sensible, essaye par tous les moyens de faire sortir sa soeur de prison. Le film est extrêmement éprouvant, bien réalisé avec une très jolie photographie basée sur des couleurs un peu délavées et des clairs-obscurs. L'interprétation est excellente. On ne peut qu'être sidéré par l'extrême violence de ce régime fasciste dans un pays si proche du nôtre, il n'y a pas si longtemps (jusqu'en 1975), et par le rôle immonde que l'Eglise catholique y a tenu. A méditer à l'aune de l'actualité récente - et présidentielle. 3 Goyas 2012, et le Prix d'interprétation Féminine pour Maria Leon à San Sebastian 2011. J'espère que le film trouvera un distributeur en France.

Dans la foulée, un autre sujet difficile : l'abus sexuel d'un père sur sa petite fille, et ses conséquences sur la jeune adulte qu'elle devient. No tengas miedo (N'aie pas peur) met lui aussi les nerfs à rude épreuve. J'ai toutefois été peu convaincu par la forme du film. Le développement de la narration est très lente, le jeu du père indigne (incontournable Lluis Homar) est un peu trop figé à mon goût. Le film intercale des témoignages de vraies-fausses victimes entre ses différentes phases temporelles, et ce procédé me semble verser dans une sorte de malsaine complaisance. Le résultat reste marquant et le charisme du réalisateur, Montxo Armendariz, présent à la séance, est réel. Il s'agit sûrement d'un des plus grands réalisateurs espagnols contemporains, injustement méconnu en France. A noter la présence dans la salle de presque tous les membres du jury, dont l'ineffable Pierrick Sorin. Le film sera distribué en France, sa sortie est prévue en octobre.

 

21 mars

Pas trop le temps d'aller au festival ces jours-ci, c'est donc l'occasion de rappeler les critiques déjà publiées sur Christoblog concernant des films programmés : Blackthorn, Balada triste, Chico & Rita, Medianeras, La piel que habito, et un aperçu sur le très frais et plaisant Extraterrestre, vu aux Utopiales 2011.

 

17 mars

Grosse journée aujourd'hui. L'après-midi commence bien avec le trés beau Amador, déjà sorti depuis le 15 février. L'actrice Magaly Solier, déjà remarquée dans le beau Fausta, y est sublime. Je reviendrai dans un article complet sur cette oeuvre plus complexe qu'elle ne paraît au premier abord. Le film est remarquablement bien écrit, réalisé sobrement et laisse une trace durable dans l'esprit du spectateur.

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/69/81/20024935.jpgDans la foulée, Kike Maillo était présent pour présenter (brièvement) son film : Eva, qui sort le 21 mars. Le film a reçu trois récompenses aux Goyas et plusieurs prix, dont celui des Utopiales, à Nantes. Il s'agit d'une histoire de robot, qui se déroule dans les années 2050. Le début du film est haletant, brillamment réalisé, avec des décors magnifiques et des effets spéciaux de toute beauté. Le film est réalisé à l'américaine, ce que les espagnols savent mieux faire que nous. Dans sa dernière partie, Eva emprunte malheureusement les voies balisées d'un sentimentalisme excessif, et la belle mécanique du début tombe en panne. C'est dommage.

Fin de soirée avec une autre très bonne surprise : Madrid, 1987. Le pitch est simplissime : un chroniqueur cynique reçoit une jeune journaliste pour un entretien, l'emmène dans l'appartement d'un ami peintre et par un concours de circonstances étranges, le couple se retrouve bloqué dans la salle de bain pour une durée indéterminée. Je ne sais pas si le film sortira en France mais c'est un bijou dans son genre. L'écrivain, sorte de Woody Allen madrilène obsédé par le sexe, la vieillesse et par son propre talent, est sublime. La jeune femme est aussi très séduisante. Le film nous embarque dans une sorte de road movie immobile, un bavardage incessant tour à tour drôle, sensuel, grinçant et poétique. Je le conseille chaudement si vous avez l'occasion de le voir.

 

16 mars

Début du festival ce soir avec la projection du nouveau film de la réalisatrice Iciar Bollain (Même la pluie, Ne dis rien) : http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/42/22/19839863.jpgKatmandu, un miroir dans le ciel. Difficile de faire plus attaquable pour l'esprit cynique que je suis : le film narre la vie d'une jeune institutrice idéaliste et catalane, qui crée une école dans les bidonvilles de Katmandu. On est au croisement de mère Teresa (version Angelina Jolie, car l'actrice est magnifique) et de Connaissances du Monde, et pourtant (miracle) le film n'arrive pas à m'être complètement antipathique. Il y règne un peu d'une ambiance Fordo-Sirkienne, désuète mais agréable, avec une belle image et un sens imparable du récit.

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Mad men (Saison 3)

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/77/49/08/19475325.jpgAlors que la saison 5 se déroule tranquillement aux US, je progresse paresseusement dans la série.

Après une saison 1 un peu décevante, et une saison 2 passionnante, la saison 3 me laisse un goût mitigé dans le gosier : toujours autant de scotch et de cigarettes, mais on finit par s'y habituer.

Les destins des différents personnages se développent lentement : Betty s'éloigne de plus en plus de Don, ce dernier est inexorablement impassible, Peggy poursuit une irrésistible ascension, Sterling est de plus en plus attirée par la chair fraîche...

Cette saison renoue avec les lenteurs de la saison 1 et je trouve qu'elle est un peu en retrait par rapport à la saison 2.

Peu de découvertes nouvelles sur la vie antérieure de Don : la série de ce point de vue semble devoir accoucher d'une souris. Certains personnages disparaissent presque, et c'est dommage (je pense à l'homosexualité refoulée de Salvatore par exemple, qui constituait un beau sujet).

La confrontation américano-britannique ne produit pas l'effet détonnant auquel on pouvait s'attendre. Et enfin j'ai été un peu déçu par le manque d'intéraction avec l'actualité, à part peut-être la mort de Marylin et surtout le très bel épisode 12 sur la mort de Kennedy (réalisé par Barbet Schoeder s'il vous plait), impressionnant.

Bien sûr, la série reste tout de même d'un très haut niveau, avec une réalisation de qualité cinématographique, une interprétation parfaite, des décors et costumes fabuleux, et un aspect historique des plus intéressants.

On s'ennuie tout de même un peu parfois. La saison 4 sur Christoblog dans quelques semaines.

 

3e

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Hunger games

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/85/51/91/19851874.jpgPffff, je ne sais pas trop ce qui m'a pris d'aller voir ce film. Peut-être l'envie de revoir la magnifique actrice de Winter's Bone, Jennifer Lawrence ? Ou une sombre attirance pour le type de jeu morbide dans lequel on regarde les gens s'entretuer, un peu comme dans Battle Royale ?

 

J'aurais du me méfier en étudiant de plus près le marketing de ce produit issu d'un roman à succès pour ado : il puait le faisandé rance et mielleux.

 

De fait, le film est nul de bout en bout. La réalisation est incohérente, les décors mussolino-futuristes affreux, les rebondissements peu crédibles.

 

Le film sous-utilise honteusement les potentialités offertes par le scénario (la possibilité de créer ce qu'on veut dans ce monde, le fait que le monde entier observe en direct l'action, les dilemnes moraux...).

 

Au final, l'héroïne arrive évidemment à s'en sortir sans tuer personne de sang-froid, ce qui d'une certaine façon est le comble du cynisme. Les autres meurent, elle gagne, mais sans se salir les mains. Elle laisse les guêpes, les autres concurrents, ou la légitime défense faire le sale boulot à sa place.

 

Le film propose aussi une romance à l'eau de rose d'un ridicule consommé, des scènes larmoyantes d'une impayable niaiserie et un manque absolu de réalisme.

 

C'est une grosse bouse, indiscutablement. C'est lors de soirée comme celle-ci que je regrette de ne pas avoir de cotation en dessous de 1 étoile. Et le pire, c'est qu'il y aura probablement une suite.

 

1e

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Eva

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/69/81/20024943.jpgEva arrive sur les écrans avec une réputation de film à voir.

 

Il a été nominé dans de multiples catégories aux Goyas (et aux Gaudis, leurs équivalents catalans), a reçu le grand prix du public à Gérardmer, a été montré à Venise, Angers, etc...

 

Un casting très solide (mené par le charismatique Daniel Brühl, vu dans Inglorious Basterds, et bientôt dans 2 days in New-York), des effets spéciaux de qualité américaine, une histoire émouvante, le film a tout pour plaire à un large public.

 

Et disons le tout de go, le début du film est bluffant. La séance d'ouverture est décoiffante, puis l'ouverture dans le genre "8 jours plus tôt" installe une ambiance de science-fiction à la fois quotidienne et rétro-futuriste (l'action se déroule en 2050 environ). On est également captivé par le générique de début, d'une beauté sidérante, elle aussi à la fois rétro (on dirait un lustre de crital) et techno. Quelles relations entretient Alex avec son frère, la femme de ce dernier, quel projet mystérieux doit-il mener à bien ? Tout cela se présente bien, dans un décors enneigé qui sent la Suisse plutôt que l'Espagne, et la petite Eva, qui doit servir de modèle à un nouveau type de robot, est craquante. Enfants, robots, émotions reconstituées : on pense évidemment au AI de Spielberg.

 

Le film s'essoufle malheureusement assez vite (vers la fin du premier tiers) et une fois toutes les bonnes idées du commencement (incroyable Luis Homar en robot domestique) épuisées, le film devient une sorte de bleuette sentimentale assez prévisible. Les choses se dégradent donc progressivement pour atteindre dans le dernier tiers du film des sommets de banalité convenue, et même à la toute fin une niaiserie new-age assez dérangeante.

 

De très bonnes choses donc, qui auraient pu fournir la matière d'un court ou moyen métrage de qualité. Sur la durée d'un long-métrage, et accompagné de sa sirupeuse sauce aux clichés éculés, le film m'a déçu.

 

2e

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Amador

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/09/73/19665272.jpgCommençons par le plus simple : l'actrice péruvienne Magaly Solier, déjà repérée dans l'étonnant Fausta, est littéralement sublime. Elle possède un physique a priori peu gracieux, des formes légèrement masculines, une tâche bizarre dans le blanc de l'oeil droit et un mutisme un peu niais. Mais tout à coup, à la faveur de cheveux dénoués ou d'un sourire, elle peut devenir un parangon de féminité.

Elle porte en tout cas le film sur ses (solides) épaules.

Le prétexte est simple et on peut en parler sans déflorer l'intérêt du film. Un couple pauvre (elle donc, et son mari minable voleur de fleurs avec qui elle ne se voit aucun avenir) vivent misérablement. Un boulot est proposé à Marcela de façon presque miraculeuse : garder un vieux chez lui, pendant que sa fille est en province. Elle doit gagner 500 € pour un mois, mais au bout de quelques jours, le vieux meurt... que faire ?

A partir de cette trame sur le fond assez morbide, le réalisateur Leon de Aranoa parvient à dresser un tableau étonnant de la société espagnole d'aujourd'hui, en s'appuyant sur un scénario d'une grande subtilité. Des thématiques apparaissent et rebondissent tout le long du film (le puzzle, par exemple, décliné à travers le personnage d'Amador, puis par le biais d'une photo et enfin celui d'une lettre).

Le vieil Amador croit qu'une handicapée en fauteuil roulant, qu'il a vu dans la rue, est une sirène. Une fois mort, elle apparaîtra la plupart du temps dans des plans en rapport avec des poissons (au supermarché, derrière un aquarium) comme pour valider l'idée saugrenue du vieux. Les idées brillantes de ce genre parsèment le film du début (très belle scène d'ouverture) à la fin : le rebondissement final est superbe, grinçant, cynique et beau. Comme la conversation que Marcela a dans l'église avec le prêtre, conversation entièrement basée sur un malentendu, et véritable morceau de bravoure.

Un film d'une intelligence rare, qui compose un magnifique portrait de femme prenant son destin en main.

 

4e

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Breathless

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/71/47/35/19195133.jpgBreathless est à l'image de son acteur / réalisateur Ik-june Yang : irréductible.

On a beau avoir utilisé mille fois les expressions coup de poing, en apnée, d'une dureté sans concession, à propos de dizaines de films, ce sont ces mêmes expressions qui viennent à l'esprit lorsqu'on tente de décrire l'étrange expérience que constitue la vision du premier film de ce nouveau prodige du cinéma coréen.

Sang-hoon est un impitoyable recouvreur de dettes. Lorsque son chemin croise celui d'une jeune lycéenne, Yehon-hee, c'est d'abord pour un échange de crachat et de beignes bien senties. On découvrira progressivement que des péripéties communes les rapprochent : famille disloquée, amours amputées, fratries compliquées.

Plus que par l'intérêt de son intrigue (passablement confuse), c'est par sa mise en scène désordonnée et iconoclaste que le film se distingue.  Témoins les dernières séquences du film : plan fixe légèrement tremblant sur un visage ensanglanté, caméra virevoltante autour de personnages radieux, avant une explosion de douleur filmée presque hors cadre, faux souvenirs en super 8 délavé.

Le film n'obéit à aucune autre règle que celle d'inventer continuellement les formes de son débordement.

C'est saisissant, pas forcément maîtrisé, mais cela donne envie de voir la suite.

 

2e

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Katmandu, un miroir dans le ciel

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/42/22/19839860.jpg

Date de sortie en France inconnue, vu dans le cadre du Festival du film espagnol.


Une jeune institutrice espagnole part enseigner au Népal. Elle se heurte là-bas aux pires turpitudes du tiers monde : corruption, préjugés de castes, pauvreté absolue, prostitution et vente des enfants. Mais elle y découvre aussi l'amour et l'amitié. Sonnez violons, résonnez trompettes, sortez vos mouchoirs, séchez vos larmes.

 

L'actrice principale est super-jolie (Véronica Echegui) et d'ailleurs rappelle fort angelina-jolie. On pourrait sourire du déploiement de moyens esthétiques au service d'un tableau édifiant de bons sentiments envers les plus démunis. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait, surtout au début du film.

 

Dans la durée, Iciar Bollain (Ne dis rien, Même la pluie) est pourtant arrivé à ficher à force d'obstination un coin d'émotion dans mon cerveau de cinéphile cynique et incisif. Par quel miracle ? Cela reste à trouver. Peut-être une qualité entêtante de la photographie, une sorte de naturalisme qui évite (de justesse) l'ethno-chic, un sens du mélodrame qui évoque un type de Douglas Sirk boudhique.

 

Bon, ne nous enflammons pas, c'est loin d'être un chef d'oeuvre, mais par son caractère ouvertement et volontairement naïf, par son sens du récit et sa sobre modestie, le film arrive à ne pas être antipathique. Il rappelle (comme Les Chemins de la liberté) un cinéma américain de l'ancien temps, qui parvenait à évoquer beaux sentiments et grandes destinées sans paraître niais.

 

C'est déjà ça.

 

2e

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Semaine du cinéma coréen

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Bullhead

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/11/53/19666379.jpgA quoi ressemble Bullhead ?

 

A un mélange de Red bull et de Winding Refn.

A un Mysterious skin (le trauma de l'enfance, vécu et revécu) remixé par un Gaspar Noé plutôt sage.

 

Si on ne s'ennuie pas vraiment (quoique...) on suit donc avec un intérêt distant cette histoire de jeune flamand traumatisé. Le film regorge, dégorge, déborde de références en tout genre et de pistes diverses : du polar low-fi, de l'analogie bovine, du tableau social, de la violence gratuite, du drame familial, du mutisme borné esthétisant à la sauce Drive.

 

A courir trop de pistes à la fois, ce film ténébreux et non sans attrait s'égare quelque part entre Flandres et Wallonie, promettant plus qu'il ne donne.

 

2e

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2 soeurs

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/35/21/03/18373888.jpg2 soeurs est très mauvais, et ne va pas aider à me réconcilier avec Kim Jee-woon, dont je déteste plus ou moins tous les films (A bittersweetlife, Le bon, la brute et le cinglé, J'ai rencontré le diable).

Pourtant, Dieu m'est témoin que je fais à chaque fois l'effort d'essayer de me laisser emporter par ce réalisateur dont l'appétit pour le cinéma de genre semble sans limite. Mais à chaque fois, ses films me laissent de glace.

Ici, dans la catégorie "Je joue à faire peur", on aura droit aux clichés les plus éculés du film d'épouvante en général (plans de coupe accompagné d'un musique stridente) et du film d'horreur asiatique tendance Ring (la jeune fille un peu crade aux cheveux mouillés, et qui perd du sang entre les jambes).

Tout cela est d'un formalisme qui confère au style pompier. Oui, Kim Jee-woon est l'équivalent de ces peintres qui tentèrent de reproduire l'antique en l'amplifiant et en le déformant.

Au final, on n'y comprend absolument rien et je défie quiconque de me dire que le scénario tient la route, et même ... qu'il existe ! Qui est qui, qui fait quoi : ces questions visiblement sont un peu trop complexes pour le réalisateur, qui préfère accumuler les effets sans songer à donner au film un souffle global.

Le film fait preuve d'une affectation extrême, et en matière de cinéphilie coréenne, c'est probablement la porte d'entrée à éviter.

 

1e

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Résultats FH2

fdh2carreLe festival d'hiver 2 fut long et au final c'est Take Shelter le grand gagnant ! Le film qui a ouvert la compétition devance de peu (65 pts contre 62 pts) The descendants. Suivent ensuite Louise Wimmer (56), Les Infidèles (48), Detachment (45), Café de Flore (42), MMMM (41), La colline aux coquelicots (34), La Taupe (31) et bon, bon dernier : La désintégration (16 pauvres points).

Meilleur acteur : Georges Clooney, sans surprise, qui devance 3 ex-aequo, Michael Shannon, Adrien Brody et Gary Oldman

Meilleure actrice : Corinne Masiero, exceptionnelle dans Louise Wimmer, suivie de Jessica Chastain, puis de Elisabeth Olsen.

Meilleur réalisateur : Jeff Nichols, évidemment et meilleur scénario ... Take Shelter !

Beaucoup de films cités pour le prix spécial, mais c'est Another happy day qui l'emporte.

Merci 1000000000000 fois aux participants, et rendez-vous pour le FP2 !

Les résultats complets :

1.ffred 2.Chris 3.Marcozeblog 4.Bob Morane 5.Hallyne 6.jujulcatus 7.neil 8.Gagor 1 2 3 4 5 6 7 8 Tot
Louise Wimmer 10 8 5 7 6 2 9 9 56
Les infidèles 9 9 9 4 4 5 5 3 48
Take shelter 8 4 6 10 10 7 10 10 65
Café de Flore 7 5 8 3 7 4 4 4 42
The descendants 6 10 7 9 9 8 7 6 62
Detachment 5 6 10 8 8 6 1 1 45
Martha Marcy May Marlene 4 3 4 5 5 10 8 2 41
La colline aux coquelicots 3 7 3 6 3 3 2 7 34
La taupe 2 1 1 2 2 9 6 8 31
La désintégration 1 2 2 1 1 1 3 5 16
Prix spécial                  
Bullhead 1               1
Oslo, 31 août   1             1
Another happy day     1   1   1   3
Amador       1         1
Bullhead           1     1
Bovines               1 1
Meilleur actrice                  
Corinne Masiero (Louise Wimmer) 1 1   1 1   1 1 6
Elisabeth Olsen (MMMM) 1         1 1   3
Jessica Chastain (Take Shelter)   1     1 1   1 4
Shailene Woodley (The descendants)     1           1
Zahra Addioui (La désintégration)     1           1
Sami Gayle (Detachment)       1         1
Meilleur acteur                  
Michael Shannon (Take shelter) 1     1       1 3
Kévin Parent (Café de Flore) 1               1
Jean Dujardin (Les infidèles)   1 1           2
Georges Clooney (The descendants)   1     1 1 1   4
Adrien Brody (Detachment)     1 1 1       3
Gary Oldman (La Taupe)           1 1 1 3
Meilleur réalisateur                  
Jeff Nichols 1     1 1   1 1 5
Cyril Mennegun 1 1             2
Alexander Payne   1     1       2
Tony Kaye     1 1         2
Jean Marc Vallée     1           1
Sean Durkin           1     1
Tomas Alfredson           1 1 1 3
Meilleur scénario                  
Take shelter 1     1 1 1 1 1 6
Les infidèles 1 1 1           3
The descendants   1 1 1 1       4
MMMM           1 1   2
Louise Wimmer               1 1

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Apart together

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/62/13/20045536.jpgWang Quan'an est un réalisateur que je suis depuis longtemps, et si ses films ne m'enthousiasment jamais complètement (Le mariage de Tuya, La tisseuse), je les trouve toujours intéressants. On sent qu'il y a un gros potentiel chez ce réalisateur, qui probablement un jour produira des oeuvres majeures.

 

Apart together marque de façon claire une progression par rapport aux deux films cités plus haut.

 

En 1949, Liu, soldat dans l'armée nationaliste, s'enfuit de Shanghai pour Taiwan, laissant derrière lui sa femme et un petit garçon. En 2005, il revient, et propose à son ex de repartir avec lui à Taïwan. Cette dernière est tentée, mais elle a un mari chinois, des enfants et des petits enfants : peut-on revivre un amour d'adolescence au crépuscule de sa vie ?

 

A partir de cette trame délicate et intrigante Wang Quan'an dresse une galerie de portraits tout en finesse. Les réactions des membres de la famille sont parfois inattendues, celles du voisinage malheureusement prévisibles et moqueuses. Le film bénéficie d'une direction d'acteur irréprochable, d'une mise en scène sobre et élégante. Il constitue un très beau portrait de Shanghai, en même temps qu'une réflexion sur les profondes mutations que la Chine traverse. Il place le sentiment amoureux au centre d'un complexe réseau de tensions et de relations.

 

De la belle ouvrage, Ours d'argent du meilleur scénario à Berlin. Mais Wang Quan'an fera encore mieux, j'en suis sûr.

 

3e

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Fincher écrase Spielberg et Eastwood

Dans la série des matchs organisés par Christoblog, une variante avec une compétition à 3 films :

 

J. Edgar (1) vs Cheval de guerre (1) vs Millenium (8)

 

Leur point commun : être américains, réalisés par des cinéastes chevronnés, ... et  avoir été exclus tous les trois du festival d'hiver 2 !

 

Pas beaucoup de suspense cette fois-ci, le plus jeune des trois l'emporte haut la main.

 

J. Edgar : Foxart

Cheval de guerre : ffred

Millenium : Chris, David T, Wolvy128, jujulcactus, Jeremy, Squizzz, fredastair, Gagor

 


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Martha Marcy May Marlene

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/00/54/19963031.jpgIl est des films bien mystérieux dont objectivement on peut dire qu'ils regroupent beaucoup de bonnes choses, mais dont le résultat final est décevant.

 

MMMM fait partie de ces productions prometteuses qui semblent perdre le fil de leur histoire en route.

 

Martha a passé deux ans dans une secte, elle s'échappe et vient vivre chez sa soeur et son beau-frère. Le film zappe continuellement entre les deux périodes, d'une façon il faut le dire à la fois très élégante, et totalement insignifiante.

 

En réalité, le sentiment d'empathie qu'on (devrait) éprouve(r) pour Martha se perd quelque part, dans un non-jeu qui peut faire passer la prestation d'Elizabeth Olsen comme remarquable, ou dans une sorte de vertige baba cool qui fait ressembler la secte (qu'on voudrait sanguinaire, satanique ou à tout le moins perverse) à une riante réunion de moniteurs de colo un peu barges, Woodstock style.

 

Tout cela est estampillé Sundance pur jus (MMMM y fut sacré meilleur drama) avec les avantages (une réalisation soignée, des idées, un scénario original) et les défauts (une certaine pose qui se reflète dans le titre, un understatement narratif permanent). Pour juger d'un film, la fin est souvent une sorte de juge de paix : elle ressort ici de la catégorie énervante, ouvrant une nouvelle piste pour la fermer brutalement. Horripilant.

 

2e

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