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Christoblog

Gazette de My own private festival by mymp

mopf2Le règlement complet, c'est par ici. La compétition regroupe les films suivants : The master / Django unchained / Dans la brume / Wadjda / Passion / Die Hard 5 / Spring breakers. Il est toujours temps pour vous inscrire.

C'est parti, mon kiki.

The master / PierreAfeu : plat, Chris : prétentieux, heavenlycreature : bizarre, Ffred : brillant, mymp : un rien figé, Bob Morane : beaucoup trop long,

Django unchained / mymp : jubilatoire, Chris : irrésistible, Ffred : du grand art, PierreAfeu : quelquefois d'une violence radicale, heavenlycreature : décevant, Bob Morane : glauque,

Dans la brume / Chris : lent, PierreAfeu : cinéma ultra-codifié, heavenlycreature : chiant, Ffred : austère, dur, âpre, froid, mymp : austère jusqu'à l'épuisement, Bob Morane : long et lent

Wadjda / PierreAfeu : intelligent, Chris : un bain de jouvence cinématographique, heavenlycreature : très gros coup de coeur, Ffred : les actrices sont formidables, mymp : conte gentillet, Bob Morane : magique

Passion / PierreAfeu : grisant, heavenlycreature : songe vénéneux, Ffred : grostesque, mymp : inégal, Chris : de l'extrême mauvais goût, Bob Morane : pour quoi faire ?

Spring Breakers / Bob Morane : glauque et malsain, Chris : un long clip, mymp : une coquille un peu vide, Ffred : du Araki soft, heavenlycreature : sombre, glauque, halluciné, PierreAfeu : trash et grostesque

 

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Passion

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/53/68/20212437.jpgPassion est ce genre de film qui essaye de se maintenir constamment sur le fil qui sépare le ridicule du spectaculaire. En ce sens il est très proche du giallo, et en particulier du cinéma de Dario Argento.

 

Première partie : jeu d'influence entre deux garces dans un milieu professionnel très codifié. C'est propre, mais déjà entâché de multiples insultes au bon goût (et même à un simple respect du réalisme narratif). Par exemple, pourquoi après deux minutes de film, les deux protagonistes éclatent de rire, après un seul verre d'alcool, comme si ce dernier contenait l'euphorisant le plus radical ? Cette partie m'a personnellement rappelé la série Damages, en infiniment moins bien. Reste tout de même au crédit du film l'interprétation nickel de la brune et de la blonde, Mulholland Drive es-tu là ?

 

Deuxième partie du film. De Palma perd son sang-froid et semble avoir abusé de la vodka givrée : le cadre est systématiquement de travers et l'éclairagiste semble avoir oublié une ampoule sur deux. Le film part complètement en vrille, alternant rêve dans le rêve qui semble être la réalité alors qu'il s'agit d'un rêve, et fin qui cache une sous-fin qui enchaîne sur une vraie fin, avant qu'un réveil brutal ne nous signifie que le rêve dont on croyait qu'il simulait la réalité était en fait une énième variation dans la trame narrative avant le rebondissement final qui cache lui-même une chute qui s'avère surprenante, si tant est qu'à ce point quelque chose puisse paraître surprenant.

 

Alors oui, devant une telle escalade dans les effets tapageurs, certains pourront s'extasier en prétextant que l'extrême mauvais goût, sur une sphère, ne sera pas loin de rejoindre le génie. Ce n'est pas mon cas.

 

1e

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Damsels in distress

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/89/08/77/20255904.jpgIl est très difficile de décrire l'expérience que représente la vision du dernier opus du trop rare Whit Stillman.

Voici plusieurs versions possibles.

Trois copines de fac emmenée par Violet (la formidable Greta Gerwig) accueillent les désespérés dans leur Centre de Prévention du Suicide, qui souvent se transforme en Suicide Center, car le panneau Prevention se casse la figure. Violet a des idées très originales : elle pense qu'il vaut mieux sortir avec des mecs moches et cons (car alors elle peut leur apporter quelque chose), elle adore être critiquée, elle ne semble jamais triste ni en colère.

Le film suit les amours de ce groupe qui accueille une petite nouvelle, Lily (jouée au naturel par Analeigh Tipton).

Deuxième version : Damsels in distress est un film dans lequel les odeurs corporelles des garçons jouent un rôle primordial. On y croise aussi un jeune homme très niais (Thor) qui apprend à nommer les couleurs (à la fin du film il exulte devant un arc-en-ciel), des étudiants en pédagogie qui se suicident en masse en sautant du deuxième étage d'un immeuble, un savon dont l'odeur suffit à changer l'humeur, une fête romaine, l'invention d'un nouveau style de danse, et bien d'autres choses bizarres. Le monde de Stillman est une féerie, il diffuse un sentiment de merveilleux et d'irréalité qui fait sonner le film comme une bulle de champagne. Mais attention, nous ne sommes pas non plus chez les Bisounours, le beau gosse Fred évoque à la fois Truffaut et les Cathares pour arriver à ses fins : sodomiser la jolie Lily.

Dernier point de vue possible : Damsels in distress est du Woddy Allen en mieux.  Les dialogues y sont ciselés et profond comme chez le Woody de la période Annie Hall. On finit par une scène de comédie musicale comme dans Tout le monde dit I love you, sur l'air de de Things are looking up, tiré de A damsel in distress de Fred Astaire. Greta Gerwig a joué dans To Rome with love, exactement comme d'autres actrices ont été débauchées par Allen après avoir joué chez Stillman (Chloë Sevigny dans Melinda et Melinda, Mira Sorvino dans Maudite Aphrodite). Jusqu'au lettrage du générique qui rappelle furieusement l'univers allenien.

Je conseille donc chaudement cet OVNI précieux et délicat, et pour soigner votre dépression je vous conseille de faire des claquettes ou de danser la Sambola. Si Thor le peut, alors vous le pouvez aussi.

 

3e

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Waad Mohammed surclasse Quvenzhané Wallis

 

Dans la série des matchs qui animent de temps en temps Christoblog, je vous propose aujourd'hui un duel de fillettes :

 

   6   Waad Mohammed (Wadjda)

vs

    2   Quvenzhané Wallis (Les bêtes du sud sauvage)

 

Comme d'habitude, laissez votre vote en commentaire et je fais les comptes. Fin des votes : 20 février, minuit. Je donnerai chaque jour de nouvelles informations sur les deux jeunes actrices.

 

http://l2.yimg.com/bt/api/res/1.2/rbWMZv_gyvWliU3F5gHcTQ--/YXBwaWQ9eW5ld3M7Zmk9aW5zZXQ7aD0zNDE7cT04NTt3PTUxMg--/http://media.zenfs.com/en-AE_XE/News/AFPMideastEN/photo_1346583083311-1-0.jpgWaad Mohammed : 12 ans. Waad n'est pas comédienne, et sa famille est très traditionnelle.Ce qu'en dit Haifa Al Mansour, la réalisatrice d'après le ciné d'Alain : "Toutes les filles que nous avions vues avant n'avaient pas ce truc en plus. Elles étaient trop douces, pas assez effrontées. Et soudain Waad est apparue, avec ses écouteurs sur les oreilles, portant un jean et des tatouages sur les mains. Je cherchais également une fille avec une jolie voix, capable de chanter avec sa mère, de mémoriser et psalmodier le Coran. Waad a une voix très mélodique et très douce"

 

 

 

 

http://thegrio.files.wordpress.com/2013/01/quvenzhane-wallis.jpg?w=650Quvenzhané Wallis : 9 ans. Benh Zeitlin déclare que Quvenzhané (QW) était assis sur ses genoux durant l'élaboration su scénario et corrigeait les dialogues en donnant son avis sur ce qui lui semblait naturel ou non.

La première partie de son prénom est la contraction des premières syllabes de ceux de ses parents, et sa mère a expliqué que zhané veut dire "fée" en swahili.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Antiviral

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/22/10/20430720.jpgAntiviral est d'une beauté confondante. L'univers visuel qu'il propose est bluffant, enthousiasmant. Antiviral est un magnifique tableau, dont on regrette vite qu'il dure plus de 5 minutes.

 

Parce que malheureusement, Antiviral n'est pas un film. Il est l'idée d'un film.

 

Il est permis de penser que le rejeton Cronenberg (trop visiblement élevé au lait de son père) se soit follement amusé à composer son film comme une succession de scènes cultes, chacune d'entre elles ayant de moins en moins de rapport avec les autres au fur et à mesure que le film progresse.

 

D'ailleurs, la version montrée à Cannes 2012 a été complètement remontée pour la sortie en salle, et à la limite, on se dit en voyant le film que l'art du montage pourrait proposer 11000 versions d'Antiviral tellement son propos est sybillin et son style maniéré.

 

Le film est clippesque, et sa bande-annonce en ajoute dans le genre en masquant par ailleurs la véritable intrigue du film (il ne s'agit pas de ressembler aux stars comme le laisse penser la BA, mais de s'inoculer leurs maladies, ce qui est à la fois plus malsain, plus drôle mais moins vendeur).

 

Produit d'une beauté inouïe mais sans aucune suite dans les idées. Pas vraiment, pas encore, du cinéma.

 

2e

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50/50

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/69/18/19753639.jpgLe film de Jonathan Levine est un miracle d'understatement (Understatement is a form of speech which contains an expression of less strength than what would be expected).

En effet, tout dans le sujet (un jeune apprend qu'il est atteint d'un cancer et entame une lourde chimio) est potentiellement tire-larme, et au final, rien ne l'est.

C'est bien le tour de force que réussit ce film. Notre cancéreux se fait larguer par sa copine infâme (mais ne va pas jusqu'à consommer avec sa thérapeute, bien qu'à l'évidence l'envie soit réciproque), sa mère est envahissante (mais pas tant que ça, et malgré un père en plein Alzheimer), et son pote et un gros lourdaud (Seth Rogen, étonamment modéré). Bref, c'est l'horreur, et pourtant non.

Tout sonne justement juste, si je puis me permettre l'allitération, dans ce film : c'est ce qui fait son charme. Joseph Gordon-Levitt ne surjoue à aucun moment, et tous les acteurs sont parfaits.

Le propos du film est finalement assez original (j'ai quelque difficulté à me remérorer une entreprise comparable), et si la musique est franchement un peu TROP envahissante, l'impression finale est nettement positive.

 

3e

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No

No est un film à l'esthétique très surprenante (format carré, image un peu sale façon Super 8). Une fois passé le moment de surprise que cause ce parti-pris osé, on entre pleinement dans le film, et au fil de son déroulement il faut reconnaître que l'aspect particulier de No contribue en partie à son charme.

Ceci étant dit, un aspect visuel "normal" assurerait sans nul doute une bien plus grande diffusion au film.

Le sujet de No est à la fois original et captivant : comment un jeune publicitaire innovant arrive à faire gagner le Non lors du référendum organisé par Pinochet sous la pression internationale, en 1988.

C'est vif, alerte, et, en matière de pub, passionant comme les meilleurs cas exposés dans Mad Men. Le film est littéralement porté par un Gael Garcia Bernal magnétique, par ailleurs coproducteur du film. On est tout du long pris par le suspense de la campagne (encore plus quand, comme moi, on ignore les circonstances de cet épisode historique). L'affrontement des deux camps par spots télévisés interposés est palpitant.

Le film suprend aussi agréablement par l'aspect réaliste de ces reconstitutions, en particulier de manifestation, et par la qualité d'interprétation de tous les seconds rôles.

Un beau moment de cinéma, un cinéaste (Pablo Larrain) à découvrir.

 

3e

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Tu honoreras ta mère et ta mère

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/95/44/85/20430806.jpgObjectivement, le dernier film de Brigitte Roüan n'est pas très bon. Foutraque, bancal, inégal, boboïsant sont autant d'adjectifs qui lui conviennent parfaitement.

 

Et pourtant, une fois n'est pas coutume, il me faut avouer que j'ai pris du plaisir à suivre les mésaventures gentillettes et estivales de cette tribu réunie autour d'une super-mama incarnée à la perfection par une Nicole Garcia survitaminée.

 

La matriarche aime certains de ces quatre fils plus que d'autres, mais elle est tout de même contente de les voir tous ensemble une fois par an. Chacun des quatre rejetons trimballe sa smala (femme, ex-femmes, et enfants de tous âges, de l'ado dépuceleur au bébé-objet), alors que la mère de la mère, une Emmanuelle Riva un peu plus en forme que dans Amour, joue les Cassandre d'opérette.

 

Chaque idée un peu loufoque de la réalisatrice (des visions kitsch de la mère dans l'esprit de ses fils, des pensées exprimées en voix off, des running gags un peu lourds, des rêves loufoques, la rencontre improbable du phallus et du pope incarné par Demis Roussos - ?!, les vocalises de l'irlandaise), chaque idée est donc potentiellement à la fois un affront au bon goût cinéphilique et parfois une parfaite réussite en terme de mobilisation des zygomatiques du spectateur, comme les réactions de la salle 4 du Katorza l'a prouvé ce dimanche après-midi pluvieux. De plus, la lumière grecque est un personnage à part entière du film, et Brigitte Roüan l'utilise à la perfection.

 

J'ai ri. Et ce n'est pas si mal.

 

2e

 

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Wadjda

Wadjda court le risque d'être réduit à son statut de "premier-film-saoudien-qui-plus-est-réalisé-par-une-femme".

Heureusement pour lui, il vaut plus que ça.

L'argument du film est simple, voire simpliste : une petite fille souhaite battre un copain à la course en vélo, et pour atteindre son but elle lorgne sur une magnifique bicyclette, évidemment inacessible pour de multiples raisons, dont la principale est qu'elle est une fille. On pense instantanément à une foule de référence haut de gamme, comme le néo-réalisme italien ou les premiers Kiarostami qui mettaient génialement en scène les enfants dans la cité. On a raison : Wadjda possède cette force intérieure qui lui confère un statut de conte universel.

Le mérite en revient évidemment à la jeune actrice Waad Mohammed, absolument craquante, bloc résolu de volonté pure au milieu d'un océan de conventions : "Faire du vélo empêche d'avoir des enfants", "Ne touchez pas le Coran si vous avez vos règles", "Ne laissez pas le Coran ouvert, le Diable crache dessus". La friction entre sa fraîcheur déterminée et les pesanteurs de la société traditionnelle saoudienne constitue le véritable carburant du film, qui fonctionne très bien sur cette base.

Le plus fort est que la réalisatrice Haifa El Mansour laisse filtrer sous le poids des conventions quelques sentiments purs (le père envers sa fille, la mère envers son mari) : le carcan craque aux entournures, et c'est dans ses fêlures que le film devient beau.

On est tout simplement conquis par l'efficacité du dispositif, tout en distinguant nettement les grosses ficelles que la réalisatrice manipule : tant pis, ou tant mieux, dans tous les cas le film est un véritable bain de jouvence cinématographique.

Coup de coeur.

 

4e 

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La fille de nulle part

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/95/58/39/20458649.jpgFilm étonnant, porteur de beaucoup de promesses, puis s'écrasant sur la conscience du cinéphile comme une crotte d'oiseau sur un pare-brise de voiture, le dernier film du sulfureux Jean-Claude Brisseau est un épiphénomène critique classique. On s'extasie devant ce qui est original, parce que c'est original. Du coup le film a obtenu le Léopard d'or à Locarno.

 

La fille de nulle part a été tourné avec un budget dérisoire et les anecdotes de tournage ne manquent pas. Vous savez, celles qui font style fauché mais doué, du genre : "Le film a été tourné dans l'appartement de Brisseau" ou "Les travellings étaient réalisés avec une poussette". 

 

Le fait est que les limites techniques du film sont évidentes : prises de son catastrophiques à l'extérieur, effets surnaturels un peu bricolés. Mais le pire est sans nul doute le jeu de Brisseau en tant qu'acteur, qui est véritablement terrible : il récite son texte comme un élève de 5ème en apprentissage. Au début du film, on imagine que cela fait partie d'un dispositif qui viserait à inventer une sorte de croisement entre les dialogues de Mouret et le style Ruiz, mais cela s'estompe rapidement pour devenir simplement énervant. 

 

Quant au fond du film, il intrigue au début : une jeune fille SDF entre dans la vie d'un professeur de maths veuf à la retraite, qui est en train décrire un livre sur les croyances. L'arrivée de la jeune fille s'accompagne de phénomènes surnaturels que le vieil homme refuse de considérer comme tels. Malheureusement, les élucubrations métaphysiques de Brisseau révèlent petit à petit leur inconsistance, et le scénario part progressivement en quenouille pour échouer lamentablement dans les pires poncifs.

 

Bien essayé, mais raté.

 

2e

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Les revenants

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/92/60/65/20371193.jpgComment construire la série qui cartonne et réalise le meilleur score d'audience de Canal + dans le domaine ?

C'est simple, prenez :

10 % de Twin Peaks

Une ambiance glauque et froide. Des décors de petite ville de province désertée, où chaque bâtiment administratif, chaque supermarché, paraîtra surnaturel. Des intérieurs lambdas, des pavillons de banlieue qui suintent l'étrange à force de normalité

10 % de casting hype

Un réalisateur jeune, beau et blond (Fabrice Gobert) qui reste sur un beau succès d'estime (Simon Werner a disparu). Des valeurs sûres du cinéma qui attirent la ménagère de 40 ans : Anne Consigny, Frédéric Pierrot. Des acteurs doués et confirmés : Clotilde Hesme et Grégory Gadebois (déjà réunis dans le beau Angèle et Tony). La fine fleur du jeune cinéma français : Samir Guesmi, Guillaume Gouix, Céline Sallette.

70 % de Lost

Principe de base : faire en sorte que chaque épisode apporte plus de questions que de réponses. Ne jamais répondre aux questions qu'on pose avant la saison 2 ou 3, ou mieux, ne jamais y répondre. Multiplier les axes de mystère (zombies, eau qui baisse, chiottes déréglées, coupures de courant, suicides d'animaux, plaies béantes, résurrection, l'amour dans tout ça, les distorsions d'espace-temps, la fécondation zombie-vivant). Faire des flash-backs qui donnent l'impression d'avancer, mais finalement non. Mettre du sexe. Mais pas trop. Faire de la psychologie dans les moments perdus.

10 % de Walking dead

Quand même, c'est une série de zombies. Oui, je sais, il n'apparaissent qu'à la fin, mais il marchent comme des zombies, ne parlent pas (comme des zombies), se réunissent dans la forêt, marchent d'une façon mécanique en étant séparés par une distance réglementaire de zombie estimée à 80 cm.

Et voilà, c'est fait !

 

2e

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Shadow dancer

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/82/68/20278854.jpgVoilà un film qui m'a à la fois séduit et déplu.

Au rayon des +, une immersion dans le Belfast des années 90 comme on en a rarement vu, bien que le sujet de l'IRA soit courant dans le cinéma britannique. Ici, le confinement des corps et des esprits est très bien montré, avec des nuances qui font vraiment ressentir la tension générale existant alors. Une mise en scène irréprochable, des seconds rôles impeccables, un scénario intéressant (sauf la fin, j'y reviendrai).

Au rayon des -, un début un peu poussif, une interprétation des deux personnages principaux exagérement atone, et surtout une fin dans le style "je vais vous surprendre par un rebondissement de dernière minute qui ne veut rien dire" à montrer dans toutes les écoles de scénaristes, en exemple de ce qu'il ne faut pas faire. Plus généralement, le film souffre, me semble-t-il, d'un petit problème de montage, qui induit parfois des contre-temps, ou des ruptures de ton involontaires.

Au-delà de ces considérations qui m'ont fait osciller constamment durant la projection entre le j'aime et le je n'aime pas, il faut reconnaître qu'au lendemain de sa vision le film laisse un goût de cendre prononcé dans la bouche, et qu'il constitue un tableau glaçant du terrorisme nord irlandais et de ses adversaires anglais, renvoyant dos à dos les deux parties, qui traîtent l'une et l'autre les êtres humains comme parties négligeables.

Dans le contexte tristounnet des sorties de ce mercredi, on peut donc voir ce film...

 

Dans un débat privé par mail, Tino Tora défend l'opinion que dés le départ l'héroïne est envoyée volontairement chez les anglais pour être recrutée et détecter elle même la taupe. Cette vision du film permet d'expliquer la fin.

Voici ce qu'en dit mon interlocuteur :

"Dès le début du film, elle sait qu'elle est suivi par des agents secrets dans le train et le métro. Pourquoi donc prendre le risque de poser la bombe ? Elle savait pertinement qu'elle se ferait coincer.
De plus, pourquoi les services secrets la recrutent ? Pour sauver leur taupe. La sauver de quoi ? Cela signifie bien que les services secrets craignaient pour la sécurité de leur taupe : les Irlandais étaient surement au courant d'être infiltrés.
Pour son collègue tué, elle n'avait ni prévu de révéler l'opération à l'agent secret, ni que les flics abattent son collègue. D'ailleurs elle ment à l'agent secret en disant que son collègue l'a entendu téléphoner. C'est faux, il n'a rien entendu. Mais elle savait que l'agent secret ferait tout pour le faire taire et donc le tuer. Or c'est véritablement avec cette mort que Kévin décide de se venger et de liquider la taupe. C'est également pour cette raison que les agents secrets ont lancé l'assaut. Ils avaient besoin que Kévin liquide l'héroïne afin de protéger leur taupe.
Pour son frère torturé, elle savait très bien que Kévin ne le tuerait pas sans être sur à 100 % que ce soit lui le traitre. C'est le frère de Gerry et une erreur aurait couté cher à Kévin. Il attendait des aveux de la part de Conrad et il ne les a pas eu.
Pourquoi n'ont-ils rien dit à Kévin ? Car il ne pouvait pas savoir si c'était lui la taupe. D'où le fait que Conrad se méfie de Kévin dès le début. Car ne nous voilons pas la face, Conrad n'est pas un gentil garçon comme le montre leur tentative de meurtre sur le flic, ainsi que la voiture piégée à la fin du film.
Enfin, comment expliquer la fin sinon ? Pourquoi tuer l'agent secret, alors qu'elle n'avait plus rien à craindre ? Pourquoi avouer à son frère qu'elle a coopéré avec les services secrets ? Pourquoi prendre le risque de fuir et de se faire retrouver par les services secrets, alors qu'elle pouvait le faire avec leur bénédiction ?
C'est un bon film. On est à 100% avec l'agent secret, on déteste sa patronne et pourtant, c'est elle qui avait raison. On se pensait être les gentils avec l'agent secret et finalement on s'est fait entuber, en aidant les méchants, en supprimant indirectement notre propre taupe. Mon interprétation est peut être fausse, mais elle a le mérite de rendre la fin cohérente. En tout cas, c'est comme cela que je vois le film."

 

2e

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Happiness therapy

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/91/63/08/20343480.JPGHappiness therapy fait miroiter d'une façon mensongère un sujet intéressant, pour ensuite ne faire que l'effleurer. C'est très frustrant.

Pat sort de l'hôpital psychiatrique où il était soigné pour des troubles bipolaires. On souhaiterait en savoir plus, on aimerait que l'aspect maladie soit traité de façon un poil plus approfondie, pour que le contraste comique soit poussé à son paroxysme. Mais Pat est désespérément normal, et son obsession de reconquérir son ex est d'une banalité confondante.

Tiffany a couché avec les 11 membres de son bureau, là aussi on aimerait que cet aspect soit plus développé, non pas par curiosité salace, mais pour que le personnage joué par Jennifer Lawrence gagne en épaisseur psychologique.

Le film prétend être une comédie concernant deux personnes atteintes de dysfonctionnements psychologiques, elle n'est qu'une banale comédie sentimentale sur laquelle les scénaristes ont plaqué quelques noms de maladies et de médicaments (le gag du name dropping de médicaments est approximativement le seul en rapport avec les troubles des deux personnages, et il n'est pas très réussi).

La bonne surprise (relative) du film est à chercher du côté de la famille de Pat. La mère (Jacki Weaver) est assez attendrissante. Le père (De Niro, toujours cabotin) est abonné aux troubles obsessionnels compulsifs (les télécommandes !), instrumentralisant son fils en une sorte de porte-bonheur humain.

Les seconds rôles, essentiels dans toute bonne comédie US, sont très inégaux, Chris Tucker faisant le job en black doué pour la danse (original comme idée, non ?) mais Anupam Kher campant un psy plutôt raté.

Comment pensez-vous que cela finisse ? Par un concours de danse réussi (Flashdance, sort de ce film) et un convolage en règle de notre couple (pas si) azimuté (que ça). Décevant.

David O. Russel sur Christoblog : Fighter

 

2e

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Downton abbey (Saison 1)

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/82/26/17/20326537.jpgBonne vieille série à l'anglaise qui ravira ceux qui ont aimé Le discours d'un roi, Downton abbey se distingue par la perfection minutieuse de ses décors, costumes et ambiance, qui en font une série historique de premier ordre.

Nous sommes à la veille de la première guerre mondiale, et c'est tout un monde qui disparait. D'un côté l'aristocratie, superbement incarné par un grand Hugh Bonneville, même éclairée (et c'est le cas), semble petit à petit dépassée par des forces qui la dépassent : l'émancipation des femmes, le socialisme, la science. De l'autre côté, le petit monde des domestiques n'échappe pas à ce même sentiment que des changements immenses vont bientôt bouleverser le monde.

On s'attache progressivement aux multiples personnages de l'intrigue (très fouillée), même si les caractères sont pour certains un peu trop typés et les péripéties parfois trop prévisibles. Malgré ces petits défauts qu'on peut peut-être attribuer à une saison de mise en place, Dowton abbey possède un pouvoir addictif certain, qui résulte très probablement du tableau fascinant que la série dresse d'une période de profonde mutation. Toute proportion gardée, l'image du Guépard revient bien souvent.

A suivre pour une saison 2 qui décrira comment les différents personnages vivent le drame de la première guerre mondiale.

 

3e

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Dans la brume

Dans la brume, de Serguei Loznitsa, comprend 72 plans pour 2h20. Chaque plan dure donc en moyenne 2 minutes, ce qui est très long.

Autant donc être prévenu, Dans la brume est un film qui prend son temps, un film lent dans lequel il faut se laisser immerger et dont le propos n’est pas d’une folle gaieté.

Nous sommes en 1943, quelque part en Biélorussie. Les nazis font régner une terreur sans nom (1,3 millions de Biélorusses furent tués, soit un quart de population, ce qui en fait la nation proportionnellement la plus meurtrie durant la seconde guerre mondiale).

Un homme arrêté est relâché alors que camarades sont exécutés : les nazis veulent faire croire que c’est lui qui a dénoncé ses camarades, alors que ce n’est pas le cas. L’homme rentre chez lui. Il sait que la Résistance va venir l’exécuter, ce qui ne manque pas d’arriver.

Sur cette trame sombre et pessimiste, Loznitsa dessine un film qui est une œuvre picturale de première qualité. La nature y est magnifiquement filmée, comme les visages. Le travail du directeur de la photo, Oleg Mutu, qui signe aussi celle d'un autre beau film de la compétition cannoise 2012 (Au-delà des collines), est remarquable. Le scénario nous emmène sur des pistes assez inattendues. Loznitsa fait également appel à des flashbacks qui nous en apprennent plus sur les personnages principaux. Il faut être attentif pour bien comprendre quand ces flashbacks surviennent.

S’il possède une force indéniable et une beauté mêlant spiritualité et esthétisme qui rappelle un peu le cinéma de Tarkovski, Dans la brume n’échappe pas à une sorte d’académisme qu’on pourrait qualifier de "cannois" : il semble être conçu pour être projeté en festival, et en particulier sur la Croisette. Majestueux, signifiant, stylé (parfois à trop, à l’image du plan final).

Un film qui me donne pourtant envie de découvrir le film précédent de Loznitsa, déjà sélectionné en compétition officielle en 2011, My joy.

 

3e

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Zero dark thirty

Zero dark thirty se décompose en deux parties très différentes.

La première raconte comment pendant 10 ans une femme va suivre une piste improbable qui finira, par le biais d'une obstination résolue - et d'un peu de chance, par mener à Ben Laden. Cette traque est filmée d'une façon particulière, un peu molle, zébrée d'éclairs de violence et de flambées de suspense.

J'ai songé tout au long à l'ambiance un peu délétère, qui fait si bien sentir le temps qui passe, du film de Fincher, Zodiac. La prestation de Jessica Chastain, bloc de volonté résolue, est hyper-convaincante. Le film évite de tomber dans des facilités (no sex !), n'esquive pas la question qui fâche (la torture) tout en la traitant parfaitement objectivement, et démystifie le travail d'espion. C'est du bel ouvrage, filmé d'une façon rigoureuse et personnelle.

La dernière partie reconstitue l'attaque nocturne vers le repaire de Ben Laden. Cette partie semble reprendre les canons du film d'action américain, mais au final ressemble plus à une sorte de jeu vidéo d'exploration : il s'agit plus de faire exploser des dizaines de portes plutôt que de shooter à la mode Call of duty.  Le ballet des soldats dans la nuit en devient d'une certaine façon presque abstrait. La présence des voisins interloqués, les enfants rassemblés dans une salle, le crash un peu stupide de l'hélico, ces "Oussama" chuchotés un peu bêtement, les plans répétés sur le tireur d'élite qui vit toute l'attaque sur un toit à viser des cibles inexistantes : tous ces détails probablement tirés de la réalité contribuent à faire de toute l'attaque une sorte de tunnel irréel.

Zero dark thirty parvient à cumuler un vrai point de vue d'auteur (la mise en scène de Bigelow est facilement reconnaissable), un intérêt documentaire évident et une tension latente d'une nature profondément originale. A voir.

 

3e

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Lincoln

Lincoln est probablement un personnage intéressant. Le problème, c'est que le film de Spielberg n'en donne qu'un très vague aperçu.

Il est curieux de constater comment le réalisateur novateur et inventeur de formes qu'était Spielberg a ses débuts s'ossifie progressivement, pour devenir petit à petit un formaliste empesé.

Tout sonne faux dans Lincoln. Daniel Day Lewis peine à varier ses expressions, les autres acteurs se contentent de dessiner des silhouettes, les éclairages sont outrés, les décors ressemblent à des décors, etc... Je ne suis jamais parvenu à entrer dans l'histoire qui nous est contée, d'autant plus que le scénario est d'une faiblesse criarde.

Le suspense du vote devant conduire à l'adoption du 13ème amendement, abolissant l'esclavage, est en quelque sorte sabordé, complètement sous-exploité, à tel point que la scène finale en devient presque incompréhensible (alors que le pays entier compte les oui et les non, aucune des deux parties n'anticipe le résultat final, alors qu'il se dessine de façon évidente). Les scénaristes de Borgen auraient du être appelés en renfort ! Les arguties politiques incompréhensibles, les culs-de-sac narratifs, les invraisemblances évidentes, les raccourcis sur le contexte familial : tous ces éléments conduisent à demander aux scénaristes de rendre immédiatement leurs salaires.

Académique, ampoulé, factice, le film cumule approximativement les mêmes défauts que Cheval de guerre, et il y a de fortes chances que si vous avez aimé l'un, vous aimerez l'autre, et inversement.

Le plus étrange est que la fin même de Lincoln ne nous arrache aucune larme, alors que les grosses ficelles du scénario nous inspirent plutôt des sourires condescendants (oh, le brave député anti-esclavagiste qui aime sa servante noire, et couche avec elle).

Reste toutefois, en ces temps de loi sur le mariage pour tous, une réflexion stimulante sur le concept d'égalité.

 

2e

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Blancanieves

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Alors qu'il travaillait depuis 8 ans sur son film, on imagine quelle émotion a du bouleverser Pablo Berger lorsqu'il apprit la sortie de The artist, film muet en noir et blanc, comme le sien.

 

En effet, force est de constater qu'il y a bien une similitude profonde entre les deux films, qui sont tous deux un hommage au cinéma muet, à la fois dans l'esprit et  dans la confection (mimiques exagérées des acteurs, cartons exposant quelques phrases de dialogues, éclairages expressionnistes, format carré).

 

Les histoires, heureusement, diffèrent notablement. The artist s'isncrivait dans une veine holywoodienne, Blancanieves (Blanche-Neige en espagnol) est une relecture du conte des frères Grimm à la sauce andalouse, baignée d'une photographie très inspirée par le cinéma européen du début du siècle, et même par la peinture espagnole des siècles précédents.

 

Le film de Berger est remarquable dans sa forme. Je l'ai trouvé encore plus séduisant que celui d'Hazanavicius. Montage parfait, cadrages remarquables, acteurs splendides. Blancanieves est très séduisant dans sa première partie, un peu moins dans sa partie intermédiaire, et enfin assez captivant lors de son final, qui diverge totalement de l'original.

 

La corrida forme une toile de fond culturelle au film, sans que ce dernier en soit l'apologie, loin de là. Les quelques débats naissants sur ce sujet sont donc hors sujet : la tauromachie est à Blancanieves ce que la géologie est à la Bible.

 

Hormis la photographie, vraiment formidable, il faut aussi souligner la prestation des acteurs et actrices : les 6 nains sont fabuleux (oui, 6 et pas 7, vous verrez pourquoi en allant voir le film) et le trio féminin Macarena Garcia / Maribel Verdu / Angela Molina est enthousiasmant.

 

A voir, et à comparer à The artist.

 

3e

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L'ivresse de l'argent

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Mais où est donc passé le cinéaste délicat du Vieux jardin, ou de ce chef d'oeuvre qu'est Une femme coréenne ?

En voyant The housemaid, je me posais déjà la question, mais lors de la projection à Cannes, en compétition officielle, de son dernier film, j'ai su que Im Sang-Soo s'était bel et bien égaré quelque part en un territoire rutilant et chromé, où les émotions nuancées n'existent plus.

L'ivresse de l'argent peut être vu comme un décalque de The housemaid, même milieu feutré de super-riches, même goût pour le sexe, à la différence qu'ici ce goût est assumé par une vieille rombière, ce qui ne rend pas le film plus aimable.

L'exercice pratiqué par Im Sang-Soo est sans nul conteste extrêmement brillant techniquement et plastiquement (ces mouvements de caméra !), mais cette maestria s'exerce avec tellement d'ostentation qu'elle nuit à l'attrait du film, dans lequel les personnages sont confinés à des caricatures parfois grotesques, qui rejouent sans fin la même partition sur le thème sexe / pouvoir /argent.

Quant aux derniers plans, je ne les ai absolument pas compris, et la rupture de ton qu'ils entraînent me laisse absolument perplexe.

Un exercice de style aussi brillant qu'inutile.

Im Sang-Soo sur Christoblog : Une femme coréenne / The housemaid / The president's last bang

 

2e

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May

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/35/17/92/18372090.jpgHeavenlycreature essaye toujours de me convertir aux films d'horreur en me prêtant des DVD qu'il pense pouvoir me plaire.

 

Avec ce premier film de Lucky McKee (2002), on en est pas loin.

 

L'histoire n'est pas d'une originalité folle : une jeune femme moche (enfin, tout est relatif), et atteinte de strabisme, est complexée, timide, sans ami, et malheureuse. Elle tombe amoureuse d'un beau garçon et se fait draguer par sa collègue de bureau, la sublime Anna Faris.

 

Ah oui, il y aussi une poupée qui fait peur, comme il est de coutume.

 

Après 45 minutes plutôt intéressantes par la description froide et sobre de l'accumulation de frustations, le film vire vers un côté plus sombre et terrifiant. Ce qu'il y a d'intéressant, c'est qu'il le fait là aussi avec une économie de moyens méritoire, qui ne nuit pas à la tension que l'on ressent, bien au contraire.

 

La toute fin, sur laquelle il convient de jeter un oeil (wouarf, wouarf), sombre par contre dans le gore, c'est un peu dommage.

 

Pas mal, peut mieux faire.

 

2e

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