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Articles avec #charlize theron

Scandale

Scandale ne marquera certainement pas l'histoire du cinéma, ni même celle du mouvement #metoo, mais il reste une oeuvre utile, et relativement bien maîtrisée.

La mise en place est plutôt intéressante. L'exposition des différentes protagonistes est réussie : Nicole Kidman en attaquante sûre d'elle, Charlize Theron en présentatrice hésitante au faîte de sa gloire, Margot Robbie en bombe sexuelle multi-fonction.

La mise en scène adopte un point de vue de journal télévisé haut de gamme, speed et efficace.

Dans sa deuxième partie, le film de Jay Roach patine un peu : la résolution des conflits est expédiée, certains personnages sont sacrifiés et la narration s'étiole. Il reste le plaisir de découvrir le fonctionnement de Fox news vu de l'intérieur.

On est tout de même loin de la finesse et de la profondeur d'autres films dénonciateurs basés sur des faits réels, comme Spotlight ou Grâce à Dieu par exemple. Peut tout de même être vu.

 

2e

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The last face

Oui, The last face est bien le pire film que j'ai vu dans mon existence de cinéphile.

Certains films sont mauvais, d'autres ratés, ou énervants parce que prétentieux. The last face est tout cela à la fois, et bien plus encore : il est haïssable.

Je ne sais pas trop par où commencer tellement le film multiplie les ignominies, alors je vais commencer par le début. 

Le carton introductif du film donne le ton (je cite de mémoire) : "pour un occidental, le meilleur moyen de suspendre les guerres est d'envisager l'impossible amour". OK, les habitants d'Alep apprécieront : quand Bardem batifole avec Charlize Theron, les horreurs sont moins horribles. Dégueulasse.

La façon esthétisante qu'à Sean Penn de filmer les ravages de la guerre en Afrique est à vomir : c'est non seulement une insulte au continent noir, mais aussi à l'intelligence du spectateur. Respecter la souffrance des peuples impliquerait de poser sa caméra et de regarder, plutôt que de se regarder (le nombril) comme le fait ce film immonde.

Un des sommets du ridicule est atteint quand sont envoyés dans les airs des dizaines de cylindres d'air chaud : on dirait une animation de GO du club Med dans un camp de réfugiés, c'est scandaleux.

L'histoire d'amour est plaquée, mal jouée, dans un style basé sur les ralentis et les clins d'oeil extatiques qui ressemblent à du Malick de pub pour shampoing. Mais le pire du pire est peut-être l'ahurissante médiocrité des seconds rôles : Adèle Exarchopoulos est nulle, et Jean Reno s'offre deux répliques ridicules dont le public se gausse immanquablement.

Je crois que c'est la première fois de ma vie que j'ai eu l'irrésistible envie de siffler le film pendant sa projection.

On devrait rembourser les spectateurs qui ont vu The last face, et leur verser une prime pour préjudice d'anxiété : le film est à la fois une insulte au bon goût et à la morale.

 

1e

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Mad Max : Fury road

Mad Max Fury road, c'est un aller à toute berzingue dans des paysages grandioses, un scénario qui tient sur un ticket de métro, et un retour qui ressemble beaucoup à l'aller.

Les qualités du film de Georges Miller sont évidentes et ont été signalées par tous les spectateurs : un sens du rythme époustouflant, une inventivité visuelle de tous les instants et une direction artistique de toute beauté (décors, costumes, accessoires).

Mad Max possède toutefois un certain nombre de points faibles qui m'empêche d'être aussi dithyrambique que le reste de la critique. Tout d'abord, l'émotion peine à affleurer dans le film, probablement par la faute du jeu stéréotypé et peu engageant de Tom Hardy, qui éructe péniblement sa dizaine de lignes de dialogues. 

D'autre part, si le film est visuellement bluffant, il n'évite pas une certaine répétitivité dans sa deuxième partie et une artificialité un peu kitsch dans quelques unes de ses séquences (celles de nuit notamment).

La force du film, qui n'hésite pas à tuer certains de ces personnages sans autre forme de procès, réside avant tout dans sa puissance sauvage et débridée, qu'on appréciera plus ou moins, suivant sa capacité à encaisser montage epileptique et bande-son hypertrophiée.

 

2e  

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Young adult

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/85/59/22/20034001.jpgLes films de Jason Reitman (Juno, In the air) ont quelque chose en commun qui fit de Reitman dans ses débuts un espoir du cinéma américain : des personnages un peu décalés, des situations dans lesquelles ils peuvent se ridiculiser à l'extrême, des états d'âme plutôt dépressifs et un tableau en demi-teinte du rêve américain.

Ici, Charlize Theron campe une trentenaire dépressive et alcoolique, esseulée, qui se toque tout à coup de retourner dans sa ville natale tenter de reconquérir son premier amour, qui vient d'être papa. Elle écrit des romans à l'eau de rose, et a raté sa vie.

Evidemment les choses vont rapidement prendre un tour amer, le temps s'étant écoulé et les trajectoires des uns et des autres s'étant écartées.

On voit bien le principe du film (la confrontation de la citadine classe et dépressive, et des ploucs bêtement heureux, chacun enviant / rejetant l'autre), mais justement le film reste trop un principe. A part Theron, qui donne le maximum, tous les personnages sont réduits à des idées de scénariste (comme ce malheureux Buddy) et le film n'arrive pas à prendre corps. Du coup, on reste au bord de la route, ne partageant que parcimonieusement les états d'âme de l'héroïne.

Jason Reitman semble condamné à répéter éternellement sa petite musique douce amère, mais il lui faudrait maintenant devenir un peu plus trash, ou plus caustique, ou plus dramatique, bref à mettre de la chair dans ses personnages / poupées.

 

2e

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Dans la vallée d'Elah

Charlize Theron et Tommy Lee Jones. Warner Bros. FranceDès le début du film une froideur vous saisit. La lumière des premières scènes est blafarde, bleutée, glaciale.

Le jeu de Tommy Lee Jones et le visage de Charlize Theron sont figés, coupants comme des lames de rasoirs. Les pièces ou reposent les corps sont froides. Cette première partie est très réussie. Puis petit à petit le film se réchauffe.

 

Mais au fur et à mesure qu'il se réchauffe il s'essouffle. Les grosses ficelles scénaristiques se font voir : les vidéos du téléphone au compte goutte .

A la fin reste un polar pas désagréable, mais dont le rattachement à l'Iraq est anecdotique. Le même film à propos de la Bosnie, ou du Viet-Nam, fonctionnerait de la même façon. 

Paul Haggis peut sûrement beaucoup mieux faire.

 

2e

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