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Coup de foudre à Notting Hill

Il faut reconnaître à la comédie romantique ultra connue de Roger Michell deux qualités principales.

La première tient au scénario de Richard Curtis. Si l'intrigue principale n'est pas extraordinairement originale, le film vaut principalement par sa sobre rigueur narrative et la qualité d'écriture des seconds rôles. A ce titre, le personnage de Spike est un formidable archétype d'excentricité anglaise.

Le second atout de Coup de foudre à Notting Hill est bien sûr la prestation très solide de l'ensemble du casting, à commencer par le jeu tout en subtilité de Julia Roberts, qui parvient à nous faire croire à ce rôle improbable de star mondiale tentée par la normalité. Hugh Grant ne fait pas grand-chose, et le fait très bien, alors qu'on retrouve avec plaisir quelques têtes connues qui assurent parfaitement (par exemple, un Hugh Bonneville juvénile, qu'on retrouvera dix ans plus tard dans Downton Abbey).

La mise en scène est agréable, le film a très bien vieilli, ses couleurs sont magnifiques, le sens du détail y est imparable et on finit le film dans une sorte de chaude quiétude cotonneuse.

 

3e

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Yesterday

L'idée qui fonde Yesterday (un monde dans lequel tout le monde a oublié les Beatles, sauf quelques personnes) est amusante, même si elle rappelle un peu trop celle de Jean-Philippe (une France dans laquelle seul Fabrice Luchini sait que Johnny Hallyday a existé).

Le film de Danny Boyle peine pourtant a nous intéresser : il s'avère être finalement une comédie romantique un peu mièvre, indigne du scénariste Richard Curtis (Coup de foudre à Notting Hill, Quatre mariages et un enterrement).

Yesterday n'exploite que faiblement le potentiel immense que la musique des Beatles offrait au film : la faute probablement à une mise en scène peu inspirée, à l'interprétation complètement atone du médiocre Himesh Patel, à une série de gags pas drôles et à une accumulation de poncifs. Il n'y a guère que la prestation décalée d'Ed Sheeran pour donner par instant au film le second degré qui lui manque cruellement.

Ce qui aurait pu être une ode nostalgique au génie des Fab Four ne s'avère être qu'une acceptable bleuette estivale.

Danny Boyle sur Christoblog : Trainspotting - 1996 (***) / Slumdog millionnaire - 2008 (***) / 127 heures - 2010 (*) / T2 Trainspotting - 2017 (**)

 

2e

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Il était temps

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/280/21028014_20130813152745148.jpgRichard Curtis est surtout connu pour son travail de scénariste : Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill, Love actually, Good morning England, c'est lui.

Passant ici pour la troisième fois derrière la caméra, il nous livre une nouvelle version de la comédie romantique anglaise dont il semble avoir inventé la recette.

Cette fois, le principe est le suivant : de père en fils, les hommes d'une famille possèdent le don de voyager dans le passé, et d'y modifer le cours des évènements.

Pas de réflexions métaphysiques alambiquées ici, d'ailleurs l'"effet papillon" qui fournit souvent le ressort narratif des voyages temporels est évacué d'une phrase en début de film. Curtis s'intéresse plutôt ici à l'utilisation du voyage dans le temps au service de l'amour et des sentiments.

Sans être révolutionnaire, le film explore ainsi plusieurs situations dont certaines sont cocasses, et d'autres touchantes. Si on ne rit jamais franchement (sauf pendant la scène du mariage pluvieux, particulièrement efficace) on suit les aventures du couple Tim / Mary avec plaisir. Ce n'est jamais très loin d'être franchement gnangnan, mais le film tient la route entre autre grâce à ses acteurs tous excellents avec une mention particulière au père, joué subtilement par Bill Nighy, et à Rachel McAdams, très séduisante.

Un divertissement honorable.

 

2e

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