Christoblog

T2 Trainspotting

De la même façon qu'on peut éprouver un plaisir coupable à retrouver chaque soir dans une série des héros médiocres, la vision de T2 Trainspotting ravive en nous le vif plaisir éprouvé lors de la vision du premier opus.

Il faut reconnaître à l'écrivain Irvine Welsh et à Danny Boyle le mérite d'avoir évité l'écueil principal de ce type de retrouvailles : 20 ans après, nos Pieds Nickelés écossais ne sont pas devenus hipsters ou bobos. Ils sont toujours en train de zoner entre drogues, prison et plans foireux, même si le physique a un peu changé (mais pas tant que ça finalement) et la nature des stupéfiants aussi.

Le vrai sujet du film est probablement le temps qui passe : répétition des mêmes motifs adaptés à l'époque (le monologue Choose life critique aujourd'hui les réseaux sociaux plutôt que la société de consommation), flashs nostalgiques vers l'enfance, reprises de scène du premier film. Cette façon de ressasser le passé est passé au tamis des quatre personnalités très différentes des protagonistes, et le résultat est pleinement convaincant, sans jamais sombrer dans le pathos.

Le scénario n'est pas d'une originalité folle, mais la chute fait son petit effet. La mise en scène de Danny Boyle attisera comme d'habitude les critiques de ses contempteurs : effets visuels clipesques à gogo et rythme épileptique. Pour ma part, je trouve qu'aucun autre sujet ne collera aussi bien à ce style sous amphétamine.

Un plaisir simple.

Du même réalisateur, sur Christoblog : Trainspotting - 1996 (***) / Slumdog millionnaire - 2008 (***) / 127 heures - 2010 (*) 

 

2e

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