Christoblog

Hippocrate

Je déteste Vincent Lacoste.

Oui, je sais, lancer la critique d'un film sur des bases aussi étroites en terme d'analyse filmique n'est pas très glorieux, mais je n'y peux rien : je trouve que cet acteur n'a aucun talent. Il joue ici un rôle de jeune interne exactement sur le même ton que dans le très poussif film de Riad Sattouf, Les beaux gosses

Sa pitoyable prestation m'a empêché d'adhérer au film, même s'il semble assez réaliste, aux dire des professionnels du milieu médical.

Hippocrate court beaucoup trop de lièvres à la fois pour être intéressant : il se veut descriptif (la micro société hospitalière), dénonciateur (le manque de moyens), moral (l'euthanasie). Toutes les pistes ouvertes sont traitées légèrement sur la base de poncifs éculés. On est sidéré par l'accumulation de coïncidences et de concomittances douteuses à visées démonstratives : la mort par manque d'ECG (ou pas ?) + la vieille femme à réanimer (ou pas ?).

Si Reda Kateb tire son épingle du film, c'est bien le seul : Jacques Gamblin n'est par exemple pas crédible du tout.

Hippocrate, c'est donc du Urgences low-fi, mixé à la sauce syndicale.

 

2e

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chris 29/03/2015 14:38

je bosse a l hopital et j ai bien aime ce film meme si il brasse bcp de sujets effectivement!
et je suis pas une fan non plus du jeune acteur qui ne joue pas super bien .
j aime bcp l interne du magheb par contre.
bref film agreable ,et voila tout.
je trouve ça tres bien que bcp de gens l aient vu par contre.

anne 24/02/2015 23:00

d'accord avec vous .
Ce genre de films ne peut plaire qu'à ceux qui n'ont jamais mis un pied dans un hôpital , Que de scènes convenues que l'on a vu 100fois ds des documentaires ou des séries télévisées !
si seulement le héros de ce petit film était sympathique , même pas .....

Monsieur Prudhomme 13/09/2014 11:45

100% d'accord. Avec de eaux sentiments on fait (aussi) du mauvais cinéma.

dasola 09/09/2014 22:35

Bonsoir Chris, en dehors de Vincent Lacoste qui me laisse assez indifférente (et je n'avais pas aimé les beaux gosses), le sujet du film me ferait plutôt fuir. J'ai ai soupé des hôpitaux pendant quelques années (en visite), je passe. Bonne soirée.

Chris 10/09/2014 23:03

Quelle horreur que les beaux gosses !

Bellin 08/09/2014 22:50

Quelle critique partiale et un brin désinvolte ! Comment peux-tu, Chris, écrire tout de go cette phrase : " Toutes les pistes sont traitées légèrement sur la base de poncifs éculés" ?!!! Le réel, lui, n'est pas éculé, je t'assure, et le réalisateur-toubib n'est pas le premier clampin venu. Désolé donc, ce film m'a passionné et bouleversé (est-ce parce que mon fils est infirmier, sa compagne anesthésiste et qu'on parle ensemble souvent de leur métier et du milieu hospitalier ?). Le réel, même démultiplié en problèmes et sous-problèmes, constitue un excellent scénario de docu-fiction à la fois naturaliste et dramatique. J'ai particulièrement apprécié l'alternance entre gravité et scènes de fiesta car l'humour carabin constitue le meilleur antidote à la mort omniprésente. Quant à Vincent Lacoste (déjà parfait dans 'Les beaux gosses'), il ne se contente plus de faire rire... enfin ! Utilisé ici à contre-emploi, le jeune acteur est très convaincant en interne un peu potache à demi-motivé et dépassé par les événements. (Il peut arriver que notre allergie à un acteur constitue dès le générique des lunettes déformantes ; il m'arrive la même chose, tant J. Binoche m’horripile). Gamblin m'a semblé très crédible. Idem pour les infirmiers et infirmières, dans leur propre rôle. Tout sonne juste, tout est prenant du début à la fin, jusqu'au thème de l'euthanasie traité avec nuances, conviction et profondeur. Etc. etc. etc.

Bref, nous n'avons pas dû voir le même film et je ne regrette pas un instant mon choix. "Hippocrate" ? Un formidable récit initiatique doublé d'une passionnante plongée dans les services d'un grand hôpital.

Chris 10/09/2014 23:03

J'ai du mal à expliquer pourquoi le film m'a paru si faux, et je suis d'ailleurs isolé dans mon positionnement : je pense que cela vient du fait que j'ai été addict à Urgences d'une part (le film souffre à l'évidence de la comparaison) et que Vincent Lacoste m'insuporte physiquement.