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Christoblog

Articles avec #jacques gamblin

Hippocrate

Je déteste Vincent Lacoste.

Oui, je sais, lancer la critique d'un film sur des bases aussi étroites en terme d'analyse filmique n'est pas très glorieux, mais je n'y peux rien : je trouve que cet acteur n'a aucun talent. Il joue ici un rôle de jeune interne exactement sur le même ton que dans le très poussif film de Riad Sattouf, Les beaux gosses

Sa pitoyable prestation m'a empêché d'adhérer au film, même s'il semble assez réaliste, aux dire des professionnels du milieu médical.

Hippocrate court beaucoup trop de lièvres à la fois pour être intéressant : il se veut descriptif (la micro société hospitalière), dénonciateur (le manque de moyens), moral (l'euthanasie). Toutes les pistes ouvertes sont traitées légèrement sur la base de poncifs éculés. On est sidéré par l'accumulation de coïncidences et de concomittances douteuses à visées démonstratives : la mort par manque d'ECG (ou pas ?) + la vieille femme à réanimer (ou pas ?).

Si Reda Kateb tire son épingle du film, c'est bien le seul : Jacques Gamblin n'est par exemple pas crédible du tout.

Hippocrate, c'est donc du Urgences low-fi, mixé à la sauce syndicale.

 

2e

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Le nom des gens

UGC DistributionEn voilà une belle comédie consensuelle franchouillarde, capable de faire rire tout le bon peuple de gauche, et aussi celui de droite (enfin, peut-être un peu moins celui de droite quand même).

En se moquant dès l'ouverture des personnes qui portent des noms très répandus (le héros s'appelle Arthur Martin), le réalisateur (Michel Leclerc !!) trouve un ton et un gimmick qu'il exploite correctement dans la première partie du film. L'absence d'attachement aux origines (arabes pour elle, juives pour lui) donne l'occasion de s'appesantir sur l'histoire personnelle des deux personnages tout en savourant quelques digressions purement politiques, dont la fameuse apparition de Lionel Jospin. Vers le milieu de film on peut considérer qu'on est en train de regarder un Lelouch réussi (si on peut imaginer) ou un Jeunet potable, d'autant que Gamblin et Sara Forestier sont très efficaces.

Malheureusement je trouve la deuxième partie du film moins réussie, le pathos ne sied pas aux personnages et les tics de mise en scène rappellent pour le coup le mauvais Lelouch (le passage à la plage filmé en simili super 8). On regrette aussi le burlesque léger du début du film, par exemple les inventions adoptées par les parents d'Arthur toujours à contre-temps.

Reste un divertissement honorable qui n'hésite pas à franchir parfois les frontières du mauvais goût avec détermination. En parlant à sa belle-mère dont les parents sont morts à Auschwitz, Bahia enchaîne des sujets de conversation suivants : un job dans les wagons (lits), un autre dans les camps (de vacances), avant de parler de four à propos de son dîner. Il faut quand même oser.

 

2e

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