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Katmandu, un miroir dans le ciel

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Date de sortie en France inconnue, vu dans le cadre du Festival du film espagnol.


Une jeune institutrice espagnole part enseigner au Népal. Elle se heurte là-bas aux pires turpitudes du tiers monde : corruption, préjugés de castes, pauvreté absolue, prostitution et vente des enfants. Mais elle y découvre aussi l'amour et l'amitié. Sonnez violons, résonnez trompettes, sortez vos mouchoirs, séchez vos larmes.

 

L'actrice principale est super-jolie (Véronica Echegui) et d'ailleurs rappelle fort angelina-jolie. On pourrait sourire du déploiement de moyens esthétiques au service d'un tableau édifiant de bons sentiments envers les plus démunis. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait, surtout au début du film.

 

Dans la durée, Iciar Bollain (Ne dis rien, Même la pluie) est pourtant arrivé à ficher à force d'obstination un coin d'émotion dans mon cerveau de cinéphile cynique et incisif. Par quel miracle ? Cela reste à trouver. Peut-être une qualité entêtante de la photographie, une sorte de naturalisme qui évite (de justesse) l'ethno-chic, un sens du mélodrame qui évoque un type de Douglas Sirk boudhique.

 

Bon, ne nous enflammons pas, c'est loin d'être un chef d'oeuvre, mais par son caractère ouvertement et volontairement naïf, par son sens du récit et sa sobre modestie, le film arrive à ne pas être antipathique. Il rappelle (comme Les Chemins de la liberté) un cinéma américain de l'ancien temps, qui parvenait à évoquer beaux sentiments et grandes destinées sans paraître niais.

 

C'est déjà ça.

 

2e

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