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Pupille

Pupille aurait pu être un documentaire intéressant. La manière dont Jeanne Henry expose tous les rouages administratifs qui mène de l'accouchement sous X à l'adoption est en effet riche de découvertes (le constat rédigé par l'assistante sociale, la famille d'accueil transitoire, etc).

Le rythme du film, qui mène son récit sur un tempo de thriller, contribue à capter l'attention du spectateur.

Malheureusement, cette sécheresse évocatrice de la trame narrative est inutilement gâchée par des acrobaties scénaristiques (le bébé va beaucoup mieux une fois que l'assistante sociale lui a parlé de sa maman), des atermoiements longuets (le visage de bébé est au film ce qu'est le chaton à certains comptes Facebook) et des intrigues annexes accessoires (le crush de Karine / Sandrine Kiberlain pour Jean / Gilles Lellouch). 

Pupille perd ainsi de sa force dramatique pour verser dans un pathos qu'il fait mine d'éviter. C'est dommage.

 

2e

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