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Articles avec #josephine japy

Mon inconnue

Pas beaucoup d'esbroufe dans ce film modeste d'Hugo Gélin, mais de réelles qualités : un casting et une direction d'acteur parfaits, et une légèreté dynamique assez rare dans la comédie française.

Du point de vue casting, François Civil est vraiment très bon, parvenant à la fois à nous faire croire à la situation absurde qui fonde le film, et à réagir avec un certain pragmatisme aux évènements. Joséphine Japy est formidable de délicatesse et de charme. Benjamin Lavernhe enfin crève l'écran en copain complice.

L'autre grande qualité du film est une façon de marier comédie, fantastique et romance comme peu ont réussi à la faire. Mon inconnue a ainsi des petits airs de comédie classique américaine à la Capra : il déroule son synopsis avec légèreté, souplesse et élégance. Il parvient à nous faire considérer le prétexte abracadabrant du film (des mondes parallèles pour faire simple) comme un cadre au final crédible, dans lequel le trio d'acteurs déploie leur talent avec agilité et conviction.

La réalisation et la direction artistique (un Paris de carte postale) contribuent également au plaisir simple ressenti à la vision du film.

Un divertissement de très bonne tenue.

 

2e

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Respire

Respire, le deuxième long-métrage de Mélanie Laurent, a enthousiasmé la Semaine de la Critique à Cannes 2014.

Le découvrant aujourd'hui, je ne peux m'empêcher d'être un peu décu. Si la description du monde des adolescentes y est très réussie, la progression du film m'a semblé un peu mécanique.

C'est au final l'interprétation de la jeune Joséphine Japy qui sauve le film. La fascination, les élans sincères, puis l'enfermement sont joués à la perfection par la jeune comédienne. Lou de Laâge, dans le rôle de la vamp allumeuse m'a semblé au contraire jouer faux plusieurs fois. Dans ce film de femmes, Isabelle Carré est une nouvelle fois prodigieuse.

Sans révéler trop de choses du film, cette histoire de pervers narcissique paraît avoir été racontée mille fois (dans des milieux, et avec des âges et des sexes différents). Il faut un vrai talent de réalisatrice à Mélanie Laurent pour susciter ici l'intérêt, à travers un montage nerveux, une certaine concision dans les enchaînements et une mise en scène très expressive, parfois à la limite de la démonstration de force, à l'image de ce travelling immense lorsqu'on découvre la vérité sur Sarah.

Un film intéressant et plaisant à suivre.

 

2e

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