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Ma part du gâteau

Moins : Allez, le dernier Klapisch est vraiment une sous-merde rétrograde. Autant d'idées reçues dans un seul film, c'est simplement pas envisageable : la pauvre dunkerquoise est vraiment une looser pitoyable, les clichés sont tellement appuyés que le film relève plus de la décalcomanie que du cinéma.

La lourdeur des scènes pseudo-émouvantes n'a d'égale dans le film que la tendance lourdingue de la bande-son. Etc, etc...

Plus : Ben bizarrement le film m'a plus touché que je ne pensais qu'il le ferait. Alors je m'explique : et si Ma part du gâteau dessinait un portrait idéal (au sens de parfait) du méchant du XXIème siècle ? Car enfin, le film refuse une évolution qui parait évidente : celle qui aboutirait à un happy end où le méchant ne serait pas méchant. Ici (et n'est-ce pas le mérite de Klapisch ?) le méchant reste vraiment méchant jusqu'à la fin et, finalement, le mirage de Pretty Woman reste un mirage. Depuis quand a-t-on vu personnage aussi dérangeant que celui joué par Lelouche (ignoble rapace sexuel à Venise, raclure infatuée sur le balcon de l'hôtel londonien, narrant laconiquement sa conquête au téléphone) ?

Le cinéma de Klapisch possède bien des défauts.

Grâce au diable il admet bien des qualités, dont la moindre n'est pas l'empathie. Quand au sens du rythme, le cinéaste et ses assistants semble le posséder à la perfection. J'ai donc aimé, presque malgré moi.

 

3e

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neil 29/03/2011 21:37

Je suis plutôt d'accord avec la première partie de ta critique. Pas grand chose à sauver selon moi de ce Klapisch qui accumule les clichés et les maladresses.

Bob Morane 27/03/2011 23:11

Mouaif ! il ne m'a pas laissé indiférent mais je lui ai trouvé un côté hyper trop manichéen et la fin ne m'a pas plu faisant du salaud un petit matyre... ou me suis-je pris au jeu ? :)

Chris 27/03/2011 20:44

Euh ouais, peut-être un peu, mais j'ai tellement peu de lecteurs....

ffred 27/03/2011 18:54

Tu spoile un peu beaucoup là non ?

Armelle 26/03/2011 10:50

J'ai trouvé qu'il était passé complètement à côté de sa cible...Il avait les ingrédients pour faire un bon film et il a réussi à en faire un mauvais.