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My sweet pepper land

Quelle excellente surprise que ce thriller aux allures de western tourné au Kurdistan, par Hiner Saleem, kurde irakien réfugié en France. 

Dès la première scène (une peine de mort qui a quelque difficulté à aboutir), on est sidéré par le mélange de maîtrise dans la mise en scène, de cocasserie décalée et de sens de l'obeservation.

Par la suite le film développe la rencontre de deux êtres vivant d'idéaux.

Elle, la magnifique Golshifteh Farahani (mais que cette actrice est belle !), est une institutrice qui accepte d'aller enseigner aux confins du Kurdistan. Elle est en proie à l'attitude machiste de la totalité de la population, et affublée d'une bande de frères genre Pieds nickelés tragiques, plus préoccupés par l'honneur (présumé) de leur soeur que par leur propre sort - et Dieu sait s'ils auraient intérêt à veiller à paraître moins ridicules.

Lui, le charismatique Korkmaz Arslan (j'ai rarement vu un combo sourcils / yeux d'une telle efficacité), a décidé de faire respecter la loi dans ce village paumé, se heurtant frontalement à un parrain local. 

Rencontre riche en étincelles, parfum ennivrant d'Asie Mineure revisitée par un Sergio Leone pince-sans-rire, My sweet pepper land est un loukoum digeste et hautement recommandable. 

 

3e    

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Bellin 14/05/2014 18:39

Plus que "belle" ! J’avoue avoir vu ce « western » (presque) uniquement pour cette simple raison : retrouver Golshifteh Farahani. Depuis que j’ai découvert cette comédienne dans un film iranien (un week-end entre amis qui tourne mal, j’ai oublié le titre…), je suis fasciné par sa beauté sublime, une madone à la fois sensuelle et pure, avec sur ses traits un je ne sais quoi de pathétique, de frémissant qui chaque fois me bouleverse. Cette fois aussi, dès que ses mains sont apparues en gros plan sur son "tambourin", bien avant que la caméra ne remonte jusqu'au visage, je me suis dit : c'est elle !!! Et j’enrage de ne pas pouvoir retenir son nom quand on me demande le nom de l’actrice, selon moi, la plus belle au monde. Je balbutie : « Heu… vous savez ?... cette actrice iranienne... elle vit à Paris. » Une fois de plus, Golshifteh Farahani irradie dans le drame de H. Saleem, vrai faux western qui – dans le fascinant décor naturel du Kurdistan – sert d’écrin à sa beauté, à son talent, à son féminisme. Mes amis, un triple émoi !

On peut la retrouver ici, dans une interview récente : http://www.parismatch.com/Culture/Cinema/Golshifteh-Farahani-libre-comme-persane-559324

Bamboo 29/04/2014 10:29

D'acc' avec cet avis. Ai vu le film l'an dernier à Cannes justement et j'avais bien aimé. L'équipe du film sur scène était nombreuse, sympa et cool (aucun sentiment blasé dans l'air...). J'ai gardé le souvenir d'une séance de projection bien joyeuse. Et je confirme que Golshifteh Farahni est vraiment très jolie. Je l'ai prise en photo dans sa tenue de soirée à la fois minimaliste (porter comme haut une chemise blanche avec tant de classe...) et sophistiquée : j'ai adoré !!! Désolée pour ce HS modesque, il vient simplement justifier ce que je pense de cette actrice, elle a besoin de peu d'artifices pour être radieuse.

magnier 21/04/2014 17:23

super