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Violeta

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/93/97/68/20292234.jpgHonte à moi, je ne connaissais pas Violeta Parra, célèbre artiste et chateuse chilienne.

Aussi, ai-je eu probablement encore plus de plaisir à découvrir le biopic que lui a consacré fin 2012 le réalisateur chilien Andrés Wood.

D'abord un peu déstabilisant par sa chronologie éclatée et sa suite d'images sans rapport entre elles, Violeta devient au fil de la projection de plus en plus passionnant. On suit avec délectation et intérêt l'enfance terrible de la passionaria, puis ses premiers succès, la perte d'un de ses enfants (des scènes d'une beauté sidérante), et enfin le film s'attarde avec raison sur son amour avec le musicologue suisse Gilbert Favre. Recentrant de plus en plus son propos, il se conclut dans un presque huis clos, tourné dans le chapiteau que Violetta Parra fit construire à la fin de sa vie au pied de la Cordillère des Andes.

Si le film est brillant, c'est avant tout grâce à la prestation époustouflante de l'actrice Francisca Gavilan, littéralement habitée par son rôle, et qui donne à voir un des plus beaux portraits de femme vus ces dernières années au cinéma. La mise en scène est aussi très solide, bien que parfois un poil démonstrative.

Une réussite à tout point de vue qui cumule intérêt quasi-documentaire et plaisir esthétique.

 

4e

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d,fjfk 30/08/2015 14:32

djbfdnje