Christoblog

The place beyond the pines

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/95/48/86/20461541.jpgComme le film précédent de Derek Cianfrance (Blue Valentine), The place beyond the pines souffre de beaucoup de défauts et de quelques qualités - qui sont parfois les mêmes, d'ailleurs.

 

D'abord le titre. Vous imaginez la ménagère de 40 ans demander un billet pour Ze plasse billonde ze pine ? Ca commence mal.

 

Ensuite Ryan Gosling. Ce gars, qui n'est quand même pas très bon acteur, porte de film en film des blousons de différents coloris avec une classe musculeuse qui ravira les unes (et les uns). Mais disons-le, il est très mauvais. C'est définitif et je ne reviendrai pas sur ce jugement. Cianfrance a beau le teindre en blond et le couvrir de ridicule tatouages, ça ne prend pas.

 

Bradley Cooper, lui, est plus convaincant. La partie du film qui le concerne est d'ailleurs la plus intéressante, son cheminement n'est pas linéaire, et c'est dans ces moments de flottements, d'entre deux, que Cianfrance révèle son talent (la perquisition, la voiture dans la forêt).

 

Le scénario, quand à lui, est proprement bâclé : à la fois distendu (deux parties séparées par 15 ans et des personnages qui ne vieillissent pas ?), improbable et peu intéressant. Il est évidemment délicat d'en dire plus sans déflorer le sujet, mais franchement, toute la fin est à pleurer de ridicule, vous l'admetttrez comme moi si vous avez le courage de patienter durant les 2h20 que dure (inutilement) le film.

 

Reste le talent certain du réalisateur pour la mise en scène et quelques moments du film qui brillent véritablement par leur sensibilité. A noter aussi une bande-son très travaillée et réussie. J'attends beaucoup de Cianfrance, dont les films possèdent une vraie complexité et dont le style, à la fois relâché et savant, est très attachant. A suivre.

 

Derek Cianfrance sur Christoblog : Blue Valentine

 

2e

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Julien 26/04/2013 12:53

Je te trouve un peu dur avec cette critique.
Le film a certes des défauts, mais pour moi, il reste plutôt réussi. Je n'ai d'ailleurs pas vu passer le temps!
Quant à Ryan Gosling, tu y vas un peu fort... Revois sa filmo! D'ailleurs, tu en disais le plus grand bien à l'époque (pas si lointaine) de "Blue Valentine" ("acteur aussi discret que brillant",
"transformation impressonnante").
Un peu provoc, le Chris?! ;)

Chris 27/04/2013 18:39



Oui, peut-être un peu dur, mais c'est à la hauteur de la déception après Blue Valentine, qui reste (je confirme !) le meilleur film de Ryan Gosling à mon sens. Mais je ne l'ai vu que dans Drive
et Crazy Stupid Love.



Bannish 07/04/2013 20:09

Complètement d’accord avec cette chronique. Le scénario est plus que tiré par les cheveux, la fin est risible, les acteurs sont aux ordres et font le job façon série US. Monsieur Gosling me
rappelle Patrick Swayze pour son extrême profondeur d’interprétation, sa plastique populaire et sa capacité à bluffer la gueuze. Allez, quelques bons passages quand même, et ça se laisse regarder
un dimanche, dans une salle confortable, en bonne compagnie, tranquilles. On mettra la moyenne parce qu’on prône la paix dans le monde, et qu’on a un bon fond. Mais objectivement, bahh c’est pas
bon du tout (en fait).

Chris 08/04/2013 21:54



C'est exactement comme tu le dis.



pierreAfeu 30/03/2013 23:21

Ta réponse à Fabrice sur le lien Gosling - homo/pas homo est juste complètement conne et parfaitement désobligeante, mon cher Chris. Je suis désolé de te le dire ainsi, mais c'est un peu comme si
je te disais que je trouve Lea Seydoux nulle, juste parce que je ne suis pas hétéro.

Chris 05/04/2013 21:40



Je ne comprends pas grand-chose à ce message, mais sûrement ai-je beaucoup de progrès à faire.



copa738 28/03/2013 18:56

D'accord pour la dernière partie qui est franchement pas terrible. Sinon, moi toutes les séquences avec Gosling sont mes préférées. Tu ne l'aimes pas ça je l'ai compris, mais il a une vraie
présence à l'écran, et une belle gueule, une dégaine (il arrive à avoir la classe avec du cambouis plein les mains et un t-shirt à l'envers, respect).

Pour le titre, au guichet ça m'a posé problème, donc j'ai dit "Une place pour The Place svp" ^^

Chris 30/03/2013 00:36



Une palce pour the place : excellent !!



pierreAfeu 26/03/2013 15:22

Le truc sur Ryan Gosling est sans fondement. Je ne parle même pas du paragraphe sur le titre...
Et c'est pire sur le scénario : Fred et toi êtes juste à côté de la plaque. La narration est la clé de voute du film, c'est elle qui donne le rythme, le tend et le distend justement. Et c'est ce
constant travail sur le rythme qui donne toute sa force au film.
Si l'amorce de la dernière partie est un peu tirée par les cheveux, on oublie vite, parce que le reste fonctionne. Trouver cela ridicule, c'est refuser le romanesque, donc refuser qu'on te raconte
des histoires.

Chris 30/03/2013 00:38



Sans fondement, c'est pas de cul.