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Salvo

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/014/21001460_20130425103648833.jpgSalué par le Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes 2013, Salvo s'avère être le parfait film d'auteur qui se la pète.

On a en effet droit à tous les tics qu'on peut reprocher à un certain cinéma qui se regarde le nombril, l'anus, filmer : fausse bonne idée de départ (un tueur de la mafia doit accomplir un meurtre en présence d'une aveugle), refus obstiné de donner le moindre rythme au film, absence quasi total de dialogue, composition savante et picturale de la plupart des plans.

Tout cela forme plus une installation qu'un film, et c'est un doux pléonasme de dire qu'on s'y ennuie fermement, jusqu'à un final attendu et alambiqué, comme si Sergio Leone avait croisé Godard.

La lenteur des scènes est exaspérante, le mutisme du personnage principal horripilant, la bande-son semble avoir été conçue pour une séance de torture à Guantanamo.

 

1e

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zlaan 07/07/2014 19:47

Je sais pas ce que ça vaut mais ton analyse drastique m'a bien plus (surtout au sujet de la B.O.) poilant !