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La terre et l'ombre

Les tout premiers plans de La terre et l'ombre donnent le ton : le film va être une splendeur visuelle. 

Et effectivement, il l'est. Des noirs envoutants, des cadrages parfaits, des contrastes éblouissants, des travellings ensorcelants, des plans d'anthologie, une bande son captivante : le film est d'abord un enchantement des sens. On se souviendra longtemps de ces pluies de cendres ou de ce rideau flottant dans le vent.

Au-delà de sa perfection plastique, le film de César Acevedo est une formidable histoire mélodramatique. Un homme revient dans sa ferme natale, parce que son fils souffre d'une terrible maladie du poumon. Pourquoi est-il parti ? Pourquoi sa femme ne l'a-t-elle pas suivi ? Le film répond à ces questions en dressant au passage un tableau documentaire de la culture de la canne à sucre très intéressant.

Les conditions de travail très dures des ouvriers sont admirablement dénoncées, sans que cela ne soit jamais lourdement accusateur. Ce que montre le film suffit à susciter l'effroi.

Légitime Caméro d'or du dernier Festival de Cannes, La terre et l'ombre prouve à la planète cinéphile que le cinéma colombien est l'un des plus florissants d'Amérique Latine.

A voir absolument.

 

4e   

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julien 26/02/2016 16:21

Ce serait super que vous rajoutiez la date de sortie du film sur vos articles, afin qu'on sache s'il en salle ou sorti il y a longtemps, ou pas encore sorti. Merci et merci pour l'article :-)

Chris 28/02/2016 18:27

Merci pour votre commentaire ! En règle générale, mes chroniques concernent les films visibles en salles actuellement. Si le film n'est pas encore sorti, c'est indiqué en haut de l'article. S'il est sorti il y a longtemps, je le spécifie aussi.