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Whatever Works

Woody Allen et Larry David. Mars DistributionAprès 4 films en Europe, comment Woody allait-il négocier son retour at home ?

En trouvant en Larry David, entre autre acteur pivot de la fameuse série Seinfeld sur HBO, son parfait alter ego. Vieux, suffisant, bavard, hypocondriaque, misanthrope, goujat, il est parfait au début du film.

Il s'adresse à la caméra et dialogue avec les spectateurs (qu'il est le seul à discerner, car il a une "vision globale" des choses). C'est un génie. C'est pourquoi il a le droit d'être ignoble avec les enfants à qui il enseigne les échecs.

Sa rencontre avec la jeune bêtasse de province est assez amusant, bien qu'improbable, et donne lieu à toute une série de sorties plus méchantes les unes que les autres de la part de notre insupportable héros. Il faut dire que Evan Rachel Wood parvient à camper un personnage d'une sottise incommensurable. Encore une petite jeunette bien sexy déniché par notre vieux Woody, hum.

Dans la deuxième partie du film les parents de la petite sotte apparaissent et, pour moi, le film perd progressivement de son intérêt, tant les modifications affectant le père et la mère sont totalement invraisemblables. Quelle morale veut donner Woody Allen à cette deuxième partie ? Que la force de vie est plus forte que le cynisme ? Que le plus important est de trouver sa voie et de se réaliser ? Plus le film glisse vers sa fin, et plus l'aspect moralisateur un peu mièvre s'amplifie.

J'aurais préféré un plus de noirceur, et de profondeur psychologique, à l'image du merveilleux Match Point, le meilleur film de Allen depuis des lustres.

 

2e

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Monsieur Prudhomme 11/07/2012 06:24

"merveilleux Match Point" : pour ma part je ne comprends pas trop l'engouement pour "Match point". Je considère que c'est un film qui reprend les thèmes de "Crimes et délits" sur un mode mineur.

Chris 12/07/2012 18:39



Il faudrait que je le revoie mais je me souviens avoir été marqué par sa sombre cruauté.