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The land of hope

http://fr.web.img5.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/92/92/02/20225198.jpgCurieux de découvrir pour la première fois un long métrage du réalisateur culte Sono Sion, auquel Deauville Asia a rendu hommage cette année, j'attendais beaucoup de The land of hope.

Le film est une réflexion autour de Fukushima. L'action se déroule quelques années après la catastrophe, dans une ville fictive appelée Nagashima (contraction de Nagasaki et de Fukushima ?), qui revit les mêmes évènements : tremblement de terre, tsunami, catastrophe nucléaire.

Le début du film est très prometteur : il peint habilement le tableau d'une famille d'agriculteur traditionnelle. Le patriarche est magnifiquement joué par un acteur de 72 ans, Isao Natsuyagi, particulièrement charismatique. La mère souffre d'une maladie mentale, le fils surjoue un peu dans l'hystérie typique des jeunes japonais, la belle-fille est migonne à croquer.

Quand la catastrophe survient, le village où habite la famille est partagée en deux par une ligne d'exclusion délimitant le rique de radiation : le caractère ubuesque de la situation est considérable et fournit un ressort dramatique très efficace au film. Cette ligne inspire à Sono une série d'allégories sur les pieux (y compris sonores) particulièrement originale et inspirée. Le travail sur la bande son du film est dans son ensemble très recherché.

Malheureusement, The land of hope s'égare ensuite sur la longueur en tentant de suivre des personnages annexes sans grand relief (le couple qui erre dans les ruines), et en multipliant des effets un peu lourds (l'arbre en feu, le jeu vraiment exagéré du jeune homme).

Au final, le film me laisse donc très sentiments contrastés, entre curiosité étonnée et énervements passagers.

 

2e

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heavenlycreature 01/05/2013 15:51

J'ai craint l'ennui et j'ai finalement été complètement conquis... surtout pas l'histoire du couple d'anciens dont l'acteur que tu cites est vraiment excellent. Leur histoire m'a beaucoup ému, leur
amour face à l'absurdité de la situation, la façon de voir le bonheur comme seule échappatoire face à la catastrophe... ça m'a beaucoup touché...
C'est vrai que l'histoire du jeune couple est en trop par contre. Les histoires du père et du fils auraient suffis.