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Christoblog

Rubber

Rien de pire qu'un film-concept qui ne s'assume pas.

Rubber pourrait pleinement assumer son pitch de base, aussi fumeux soit-il : filmer un pneu tueur et télépathe. Mais non, activant un vieux réflexe français (intellectualiser à tout va), Dupieux ajoute une laborieuse mise en abyme accompagnée de tics pontifiants (cette intro No reason) qui plombent absolument le film en l'enfermant dans un format qui le rapproche plus de l'art contemporain que du cinéma.

Au final Rubber oscille entre ambition artistique avortée (que certains pourront prendre pour de l'outrecuidance), amateurisme (Dupieux n'est pas encore véritablement réalisateur) et ridicule. 

 

1e

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F
Effectivement le film oscille entre deux tendances : l'objet filmé non identifié et un concept Art contemporain (genre performance video si prisée depuis quelques temps). Mais voilà il n'est aucun des deux et laisse donc un sentiment de perplexité. Ai-je été pris pour un con ? Ou n'ai-je rien compris ? Je n'ai pas la réponse et ne l'aurait pas d'ailleurs. Toutefois je dois avouer que j'y ai pris un certain plaisir, désolé, et donc je serai moins dur que vous. Un film symapatoche à mon goût (mais d'aucun dira que je n'en ai pas rires).
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B
ça me rassure ! J'en arrivais à me dire que j'étais trop con pour avoir raté le concept "art comteporain" :) Nan, c'est pire, c'est raté !
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P
Idem pour moi. Je te trouve même bien aimable de parler d'art contemporain...
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H
Pour le coup, je suis plus d'accord avec toi qu'avec fred... j'attendais ce film impatiemment depuis un moment... et bien... énorme déception, pourquoi le film n'assume pas à fond le côté déjanté de son pitch de départ? Pourquoi faut-il absolument nous expliquer que tout ça na pas de sens? On est quand même pas débile. ce qui aurait pu être un gros délire devient limite chiant... Non, franchement, je suis trop déçu et même un peu agacé.
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