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Renoir

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Gilles Bourdos signe avec son Renoir un film d'un académisme désuet et sucré, dont on pouvait penser qu'il n'avait plus sa place sur les écrans français.

 

L'image est dorée, la nature souveraine, et des halos esthétiques entourent la chevelure de la magnifique jeune actrice Christa Theret qu'on voit beaucoup en tenue d'Eve, métier oblige (elle est le modèle d'Auguste Renoir dans le film).

 

Si la forme m'a semblé un peu lourde, j'ai été plutôt séduit par le propos, qui nous fait découvrir la cruauté froide de Renoir père (joué admirablement par un grand Michel Bouquet, artiste égoïste en majesté), et les relations ambigues qu'il entretient avec ses enfants, dont le tout jeune Jean Renoir (Vincent Rottiers, un peu léger). Le scénario s'éparpille malheureusement, alors qu'il aurait pu être une sorte de chant funèbre filmé dans un environnement idyllique (belle apparition des soldats défigurés). A noter la belle musique d'Alexandre Desplat.

 

Le film vaudra donc pour les cinéphiles plus pour l'illustration de la naissance de la vocation d'un grand cinéaste (édifiante !), que pour ses qualités intrinsèques.

 

2e

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