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Après mai

Un film vaut pour trois choses : ce qu'il raconte, la façon dont il le raconte et l'adéquation entre les deux.

Ce que raconte Après mai est fondamentalement inintéressant. D'un côté, Assayas nous conte les émois sentimentaux de jeunes ados (la belle affaire !), de l'autre il nous délivre quelques infos concernant les groupuscules gauchistes ayant sévi dans les années 70, sans qu'on y comprenne grand-chose. En réalité, et cela a été dit ailleurs, il réalise une autobiographie à peine déguisée : le film est une sorte de longue soirée diapo nous contant la jeunesse d'Assayas, à l'image des images super 8 d'Afghanistan qu'on voit projetées sur un vieux drap dans le film.

Donc, intérêt du contenu : nul.

Assayas tourne platement. Lorsqu'il emporte sa caméra dans de beaux mouvements (cela arrive), on se demande pourquoi il le fait et l'effet tombe un peu à plat. C'est d'ailleurs tout le film qui sonne faux. Les dialogues sont absolument artificiels et quand Lola Creton dit "C'est tendu et très passionnant. J'apprends beaucoup" elle le fait sur le même ton qu'utiliserait ma boulangère si je lui faisait dire : "La transsubstantation : réalité ou allégorie mystique ?". 

Donc, intérêt du contenant : voisin de zéro.

Pour reboucler avec le début de ma chronique, je dois dire que j'ai trouvé un certain plaisir à regarder Après mai, logé perversement dans le petit nid douillet que constituait la parfaite harmonie entre un propos inconséquent et une mise en scène lénifiante. On trouve son plaisir où on peut.

 

1e

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Claire 30/11/2012 07:53

Tout à fait de ton avis...

Bob Morane 28/11/2012 07:49

Ce fut long, ce fut pénible et je n'ai pas pris mon plaisir
Mal filmé, mal raconté et surper mal joué
Quand est-ce que 2012 s'arrête et tous les navets avec ?

pierreAfeu 17/11/2012 23:58

Oh putain... déjà, je ne supporte pas entendre Assayas parler, en plus je n'ai pas aimé la BA... et en plus du plus, je suis obligé d'aller voir le film, en étant quasiment sûr que, pour une fois,
je serai d'accord avec toi...

Chris 19/11/2012 18:00



Il y a un petit côté maso dans ce Festival, je te l'accorde.



Monsieur Prudhomme 16/11/2012 19:58

Donc il vaut mieux voir Lola Creton chez Mia Hansen-Love. Merci pour cette mise en garde.

Chris 19/11/2012 18:03



Euh, pas vraiment, vu ma critique d'un amour de jeunesse ! http://www.christoblog.net/article-amour-jeunesse-82275488.html