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Tu mérites un amour

Le premier film de Hafsia Herzi ne raconte pas grand-chose, mais le fait bien.

Au programme, une rupture amoureuse qui se passe mal (Jérémie Laheurte, le jeune amoureux d'Adèle dans La vie d'Adèle), une tristesse qui perdure malgré de nombreuses expériences amoureuses et sexuelles (de la vénération platonique d'un amoureux timide au couple libertin pour un plan à trois, en passant par de nombreuses variations).

Hafsia Herzi s'avère une réalisatrice convaincante à l'évidence sous influence Kechichienne : caméra portée, attention extrême portée aux visages, exploration minutieuse des sentiments et émotions, interprétation qu'on jurerait parfois proche de l'improvisation (alors que les dialogues sont en réalité très écrits).

Elle est aussi parfaitement convaincante en tant qu'actrice, même si certains pourront peut-être trouver que la répétition des scènes de spleen avec larmes est un peu systématique.

Les seconds rôles sont parfaits. Djanis Bouzyani en particulier est une formidable découverte, et Olivier Bajon confirme la très bonne prestation qui lui avait valu d'être remarqué dans La prièreTu mérites un amour dessine enfin une carte du tendre dans le milieu des jeunes adultes parisiens ni riches ni pauvres.

Une vraie réussite qu'on demande à voir confirmée.

 

2e

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