Christoblog

Mistress America

Aller voir le nouveau Noah Baumbach devient une sorte de réflexe : c'est comme aller voir le nouveau Woody Allen. 

D'ailleurs on pense souvent au deuxième quand on voit Mistress America :  Manhattan comme le parangon de coolitude, l'excitation des rues, le débit de Greta Gerwig qui surjoue comme Woody seul peut le faire, la percussion de certains dialogues frappants, l'aspect choral doucement déjanté de la communauté bobo. 

Ce qu'il y a d'étonnant dans cette affaire, c'est de comparer deux réalisateurs dont l'un pourrait être le grand-père de l'autre (Baumbach : 49 ans / Allen : 80 ans). Le petit jeune a tout à prouver dans l'affaire : il n'a produit ni son September, ni sa Rose pourpre du Caire, ni son Manhattan

Les films de Baumbach s'enchaînent ainsi sur le même tempo : le suivant ressemble au précédent en plus coloré (Frances Ha était tourné en noir et blanc) ou en moins Greta Gerwig (seul While we're young ne comprend pas cette actrice au générique). Ce sont de bien subtiles variations pour un propos qui reste toujours un peu le même : la vie est compliquée au coeur de New-York, quand il s'agit de choisir entre une soirée fancy et une tentative de devenir artiste.

Dans cet opus, plutôt meilleur que les précédents, on pourra apprécier la scène de la villa de Mamie-Claire et de Dylan, réglée comme du papier à musique et fertile en rebondissements comme autant de potlachs à retardement.

Bref, compliqué.

Noah Baumbach sur Christoblog : Greenberg (**) / Frances Ha (**) / While we're young (**)

 

2e

Commenter cet article