Christoblog

Le conte de la princesse Kaguya

Quelle beauté et quel incroyable célébration de la vie ! Voilà les premières impressions qui se dégagent lors de la vision de la dernière oeuvre d'Isao Takahata (Le tombeau des lucioles, Pompoko), l'autre maître des Studios Ghibli.

Trouvée miraculeusement dans un bambou, la princesse Kaguya est élevée par un couple de campagnards modestes. J'ai rarement vu la petite enfance aussi délicieusement montrée que dans ce film : être attendrissant sans être niais, c'est le génie des cinéastes japonais.

Las ! Le père décide de faire de sa petite fille une vraie princesse. Il l'emmène à la ville et lui fait enseigner les bonnes manières. La pauvre Kaguya dépérit, jusqu'à...

Incroyable melting pot de sentiments mêlés (émotion, panthéisme, tristesse, dépression, espoir, incrédulité), Le conte de la princesse Kaguya est une friandise à la fois acidulée et amère. On est tour à tour ému, révolté, triste et joyeux. 

Servi par des dessins d'une stupéfiante beauté, parfois profondément originaux (le rêve de fuite) et d'autres fois, il faut le dire, d'une kitscherie embarassante (la fin), le film s'avère être au final un morceau de choix pour celui qui aime le Japon, ou l'animation, ou les jolis contes.

 

3e  

Commenter cet article

Justine J. 27/06/2015 13:55

J'ai beaucoup aimé ce film d'animation, même s'il n'est pas mon favoris des studios Ghibli. Je n'ai rien à ajouter étnt donné que je rejoins entièrement ta critique sur ce film : émouvant dans tout les sens du termes, de magnifiques dessins qui apportent une touche de poésie et d'originalité, "attendrissant sans être nais"...un très beau film somme toute !

anne 21/12/2014 15:18

si on est imperméable à la poésie , s'abstenir de voir ce très beau film . J'attends avec impatience sa sortie en DVD
pas avant Mars parait il