Christoblog

States of Grace

Il y a à l'évidence quelque chose dans States of Grace qui attire potentiellement le cynisme. Une interprétation hyper-sensible de l'actrice Brie Larson, un sentimentalisme parfois un peu trop tape-à-l'oeil (exemple : la demande en mariage), des personnages un peu bisounours, un air général de "performance pour Sundance", des effets pas toujours discrets.

Et pourtant, on s'immerge avec beaucoup de douceur dans ce tableau d'une jeune femme fissurée qui gère elle-même un centre d'accueil pour enfants en difficulté. Le mérite en revient bien sûr à l'extraordinaire performance de Brie Larson, mais aussi à la mise en scène habitée de Destin Cretton. Chaque jeune filmé est en quelque sorte une voix qui constitue un choeur de souffrance, et le chant qu'entonne le film est une ode à la bienveillance, à la résilience et à l'espoir.

Le film a donc les défauts de ses qualités : il pourra paraître réaliste ou misérabiliste, naïf ou sincère. Pour ma part, il me semble être un beau morceau de cinéma écorché.

 

 3e    

Commenter cet article