Un jour mon prince
Un film peut être à la fois sympathique et complètement raté : Un jour mon prince en est un superbe exemple.
L'idée n'est pas très originale : deux fées sexy, québécoises, et très naïves, doivent trouver un Prince Charmant à Paris pour sauver un monde imaginaire.
Tout de suite, on imagine assez bien toute la série de quiproquos gentiment décalés qui peuvent découler de cette situation.
Si le film n'est pas indigne, il est toutefois beaucoup trop sage pour véritablement intéresser. Il lui manque du brio, de la rapidité, de l'originalité, et un peu de mauvais goût. Evidemment, le Prince Charmant ne se trouve pas dans le métro ou dans les palaces, mais sur le palier d'à-côté. Et oui, suite à un suspense difficilement entretenu par de lourdes péripéties, le monde imaginaire sera sauvé.
C'est assez pauvrement réalisé, et interprété de façon inégale par un casting disparate.
Vous pouvez donc éviter sans scrupule.

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Oui, The last face est bien le pire film que j'ai vu dans mon existence de cinéphile.
Incroyablement complexe et subtil, Harmonium marque l'avènement d'un grand cinéaste, Koji Fukada. 
Quel plaisir de voir ce type de film : libéré, intelligent, léger et brutal à la fois !
J'avais beaucoup reproché à Tom Ford dans son précédent film (A single man), de privilégier la forme au fond.









Hedi est avant tout le portrait sensible d'un jeune homme sous influence : pas vraiment libéré du chaperonnage maternel, on trouve à Hedi une femme (assez mignonne d'ailleurs), un boulot, un appartement.
Un truc incroyable avec les anime japonais, c'est leur capacité à brouiller les frontières entre bon et mauvais goût.
Projet d'une ambition folle, mêlant un propos politique d'une précision extrême (déroutant pour le néophyte) et une maestria en terme de réalisation qui laisse pantois, Neruda pourra abandonner sur le bord de la route plus d'un spectateur.
Beau film ample, complexe, et aux multiples thématiques que ce Bellocchio.
Cela fait très longtemps qu'un film ne m'a autant enthousiasmé visuellement.
Rares sont les films en provenance de Palestine. Il faut d'autant plus prêter attention à 3000 nuits, de la réalisatrice Mai Masri.
Petite sensation du dernier festival de Cannes, ce premier film du russe Kirill Serebrennikov est une curiosité un peu piquante.
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Je connaissais du cinéma coréen les films de genre barrés, le cinéma spectaculaire de Bong Joon-ho et Park Chan-Wook, le cinéma d'auteur bavard façon Hong San-Soo.
Une semaine et un jour réussit parfaitement l'exercice délicat du film de deuil joyeux : une sorte de Chambre du fils où on sourierait tout le temps.
On connait l'histoire : un réalisateur tombe plus ou moins amoureux d'une actrice, puis il décide de faire un film dont elle sera de chaque plan, pour le plaisir de la filmer.
Manchester by the sea est un film curieux qui parvient à être à la fois parfois plutôt raté (des approximations de montage, un adagio d'Albinoni particulièrement sirupeux) et souvent très réussi (une véritable atmosphère, un scénario solide, un casting convaincant, des scènes émouvantes).
Ainsi donc, Joao Pedro Rodrigues a-t-il l'insigne honneur de rejoindre mon Panthéon des réalisateurs qui se foutent de la gueule de leur spectateur.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir