Paterson
Quel ennui !
Paterson répète sept fois (oui, 7 fois) la même histoire minimaliste, avec d'infimes variations.
Certains esprits éclairés verront quelques variantes dans chaque journée, mais la vérité c'est que chaque jour ressemble au prochain et au précédent, et qu'on s'y ennuie profondément.
Il faut d'abord dire que je suis très peu sensible (doux euphémisme) au talent poétique du héros : ce qu'il écrit est moche.
Mais en admettant que cela ne soit qu'une opinion personnelle, le reste du film me laisse profondément insensible et même, oserais-je l'avancer : les trucs en noir et blanc du personnage pauvrement interprété par Golshifteh Farahani m'horripilent au plus haut point.
Bref, je trouve le film répétitif : Je regarde ma montre, je déjeune, je marche dans la rue, j'écris un poème dans le bus, je parle à un collègue qui a plein de problème, je conduis, les aiguilles de ma montre s'accélèrent, je rentre à pied, je redresse la boîte aux lettres, je suis gentil avec ma femme, je vais discuter dans un bar où le même couple chaque soir se déchire.
Même si sa légèreté peut occasionnellement lui donner une certaine beauté, il manque à Paterson le souffle nécessaire pour tenir sur la durée.

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Je connaissais du cinéma coréen les films de genre barrés, le cinéma spectaculaire de Bong Joon-ho et Park Chan-Wook, le cinéma d'auteur bavard façon Hong San-Soo.

Une semaine et un jour réussit parfaitement l'exercice délicat du film de deuil joyeux : une sorte de Chambre du fils où on sourierait tout le temps.
On connait l'histoire : un réalisateur tombe plus ou moins amoureux d'une actrice, puis il décide de faire un film dont elle sera de chaque plan, pour le plaisir de la filmer.
Manchester by the sea est un film curieux qui parvient à être à la fois parfois plutôt raté (des approximations de montage, un adagio d'Albinoni particulièrement sirupeux) et souvent très réussi (une véritable atmosphère, un scénario solide, un casting convaincant, des scènes émouvantes).
Ainsi donc, Joao Pedro Rodrigues a-t-il l'insigne honneur de rejoindre mon Panthéon des réalisateurs qui se foutent de la gueule de leur spectateur.
La dernière fois que j'avais vraiment aimé un film de Clint Eastwood, c'était il y a huit ans, au moment de la sortie de Gran Torino. 
Drôle de film que ce Swagger, qui porte bien son nom : swag = qui a du style, qui est charismatique.
Mungiu, c'est du solide : le réalisateur roumain ne repart jamais bredouille du Festival de Cannes.
De film en film, Denis Villeneuve gagne en assurance et en finesse.
A l'occasion de la sortie en DVD du film
A ceux qui connaissent l'oeuvre du grand cinéaste qu'est Brillante Mendoza, Ma' Rosa n'apprendra rien.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir