Alpha
/image%2F0894743%2F20250820%2Fob_a02391_alpha-copie.jpg)
J'ai été un ardent défenseur des deux premiers films de Julia Ducourneau, Grave et Titane.
Cela m'est d'autant plus douloureux de devoir constater qu'Alpha, malgré toutes ses bonnes intentions et son ambition, est en grande partie raté.
Pour commencer, le sujet traité est beaucoup moins original que ceux des deux premiers opus. Alpha raconte en effet les conséquences bien connues qu'entraîne l'apparition s'une maladie mal connue : incrédulité, ostracisme, attente angoissée des résultats de test, peurs irraisonnées, méconnaissance des modes de transmission. Bref, autant de choses déjà vues dans les nombreuses oeuvres consacrées au Sida. De ce point de vue, le film n'est pas très fort, et même parfois maladroit.
Ensuite, le mode de narration qu'a choisi Ducourneau n'aide pas à entrer dans l'histoire. Le scénario mélange en effet plusieurs époques, à peine discernables quand on découvre le film pour la première fois, ce qui génère beaucoup de confusion (le meilleur indice pour se repérer dans ce méli-mélo temporel semble être ... la coiffure de Golshifteh Farhani). Bref, on y comprend pas grand-chose durant une bonne partie du film.
La direction artistique est plutôt moche et la bande-son affreuse, mélange hétéroclite de pop mielleuse et de classique plombant.
L'ensemble de ces points faibles conduira le spectateur presque à coup sûr vers un ennui poli mais profond, tout juste troublé par quelques scènes esthétiquement réussies (la transformation des corps en marbre) et la performance de Tahar Rahim, comme souvent sidérante d'engagement.
C'est mollement raté.
Julia Ducourneau sur Christoblog : Grave - 2016 (****) / Titane - 2021 (****)

/image%2F0894743%2F20140129%2Fob_3371b8_pas.jpg)
/image%2F0894743%2F20220530%2Fob_676e5d_frereetsoeur.jpg)



Quel ennui ! 
Pour son premier long métrage, Louis Garrel nous offre un film délicieux.
Si vous voulez en savoir plus sur la French Touch, n'allez pas voir Eden. Si vous voulez être passionné par une histoire, ou ressentir des émotions fortes, non plus. Si vous voulez par contre connaître la vie du frère de la réalisatrice, alors dans ce cas, ce film est fait pour vous.
Quelle excellente surprise que ce thriller aux allures de western tourné au Kurdistan, par Hiner Saleem, kurde irakien réfugié en France.
A propos d'Elly est un film iranien ... qui n'a rien d'iranien. Je veux dire par là qu'il ne faut pas y chercher de messages politiques, de relations directes à l'actualité du pays, ni de filiation avec les pointures locales, comme Kiarostami.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir