3, chronique d'une famille singulière
Lors de mon séjour cannois en 2012 je suis entré dans des salles de la Quinzaine ou d'Un certain regard sans abolument rien connaître du film que j'allais voir. Ce fut parfois pour de délicieuses surprises comme Rengaine, Gimme the loot ou Gangs of Wasseypur, ce fut d'autres fois pour des expériences d'un ennui abyssal comme pour 3, chronique d'une famille singulère.
Le film s'appelait d'ailleurs à l'époque simplement 3, ce qui était un nom stupide et anti-commercial au possible. Depuis, un assistant stagiaire y a ajouté chronique d'une famille singulière, ce qui ajoute un petit air idiot à ce qui est déjà inconsistant. Pourquoi pas 2, journal d'un couple spécial ou 16, saga d'une tribu formidable ?
Tout cela est très mauvais, mais je vous le raconte quand même un peu pour vous faire sentir tout le désintérêt que peut inspirer ce film. La fille est gardien de hand. Oui, je sais, c'est déjà dur à assumer. Elle va redoubler. Elle a petit copain, mais drague un peintre. La mère tombe amoureuse d'un mec obèse. Le père, maniaque, arrête de jouer de foot car il se fait insulter. Parfois les 3 personnes se rencontrent, et dansent d'une façon un peu ridicule, comme des pingouins.
Voilà.
Sinon, le film a un avantage (et un seul), c'est qu'il est uruguayen. Et bien qu'il ne dise rien de l'Uruguay d'aujourd'hui, il me permet de cocher un pays sur ma grande mappemonde mentale du cinéma.
PS : Attention, certains essayent de vous vendre ce pensum pour une comédie. Ce sont les mêmes qui vous diront que Amour de Haneke est une comédie musicale.
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Est sorti en DVD en 2013 un film d'animation à l'aura de film culte : The plague dogs, de Martin Rosen (1982).
Voir mon avis sur la sélection officielle et Un Certain Regard : /image%2F0894743%2F20220701%2Fob_a646aa_stoker.jpg)

Printemps... fut le film qui fit connaître Kim Ki-duk au public européen et en particulier français, alors que son film suivant, moins connu, Samaria, décrochait simultanément l'Ours d'argent à Berlin, en 2004.
Drôle de projet que de porter à l'écran l'aventure de ce marin islandais, seul rescapé d'un naufrage, qui parvint en 1984 à survivre dans l'eau glacée pendant 6 heures, en contradiction totale avec toutes les certitudes scientifiques sur le sujet.
Curieux de découvrir pour la première fois un long métrage du réalisateur culte Sono Sion, auquel Deauville Asia a rendu hommage cette année, j'attendais beaucoup de The land of hope./image%2F0894743%2F20240912%2Fob_51f9cb_mud.jpeg)

Peu de films prennent comme sujet la vie des philosophes. Il faut dire que filmer la pensée en train de s'élaborer est une sorte de défi ultime, et Hannah Arendt n'évite pas entièrement l'écueil de la vacuité, en exposant plusieurs fois son personnage principal allongée, en train de méditer.
Après les claques des deux premiers opus Amour et Foi, le troisième volet de la trilogie d'Ulrich Seidl s'avère presque être une bleuette romantique. Enfin, presque.
Je suppose qu'on pourra détester le cinéma d'Ulrich Seidl. Il y a dans ses films, et en particulier dans celui-ci, une sorte d'intransigeance sèche et de jusqu'au boutisme qui pourront rebuter.
S'il y a bien un film que je m'attendais à ne pas aimer, c'est bien celui-là. Une certaine froideur, un sujet désagréable, un réalisateur autrichien, le mot Amour dans le titre : mon esprit sentait l'ombre maléfique du grand faiseur prétentieux et doublement palmé s'allonger sur le film.
Vu au Festival du film asiatique de Deauville en 2013. Le film n'est pas sorti en France./image%2F0894743%2F20231104%2Fob_f0f3e4_labelleendormie.jpg)
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Difficile d'émettre des critiques face à une oeuvre aussi démesurée que le dernier film de Wong Kar Wai, cinéaste adulé des cinéphiles, et qui sur ce terrain là ne connaît que Terence Malick comme concurrent sérieux. Rappelons quelques chiffres sidérants : 10 ans pour que le film se concrétise, de nombreuses interruptions dans le tournage (Tony Leung a appris le kung-fu pendant 4 ans et s'est cassé le bras deux fois), la scène initiale sous la pluie a nécessité un mois de tournage, le combat entre Ip Man et Gong Er aussi (et plus de deux ans de montage pour cette seule scène), la construction du bordel a duré 6 mois, etc...
Faire un film pour une actrice présente toujours un risque : que le reste soit nul./image%2F0894743%2F20201004%2Fob_14a4fc_effetssecondaires.jpg)

: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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