Blue Jasmine
Il y a une sorte de fatalité dans les films de Woody Allen, qui à la fois rassure (le syndrome des pantoufles) et inquiète (les risques du ressassement à perpétuité) : le lettrage du générique, les airs de vieux jazz, les arabesques temporelles, les dialogues ciselés, l'actrice du moment qui fait son numéro, les mouvements de caméra fluides et parfois virtuoses.
On a donc évidemment l'impression de voir plus ou moins toujours le même film, parfois plus enjoué, d'autres fois un peu plus sombre, ou plus européen, chanté ou rêvé, mais au final toujours le même.
Blue Jasmine n'est donc qu'une variation supplémentaire (et comico-dépressive) d'un univers allenien qui parcourt finalement toujours les mêmes sentiers : les méandres - et la petitesse - de la condition humaine et des relations amoureuses. Etant donné que l'exercice est ici plutôt réussi, on pourra donc sans risque énoncer que c'est le meilleur Allen depuis (ici mettez le dernier Allen que vous avez aimé, en régle générale sans remonter plus loin que Match point).
Puisque Woody et moi on se connait depuis très longtemps, et que le spectacle m'a plutôt plu, je vais me permettre d'exprimer quelques réserves. La prestation de Cate Blanchett est forte, mais elle l'est tellement que par moment elle paraît presque forcer son jeu. Les autres personnages sont dans quelques scènes à la limite de la caricature. Le pitch est intéressant mais le scénario finalement assez banal.
Voilà, c'est fait. Ceci étant dit, le film ménage quelques beaux moments, malheureusement à mon goût trop rares, lors desquels un véritable vertige nous saisit.
Un bon millésime, à défaut d'être un cru d'exception.
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Texas, champs de blé effleurés par la brise, lumière mordorée, personnages évoluant au ralenti en prononçant des phrases parfois incompréhensibles, ellipses aléatoires, musique de secte végétarienne à tendance tibétaine : vous pensez que je parle de Terence Malick, mais je décris simplement le deuxième film de David Lowery, un jeune (32 ans) qui fait des films de vieux.
La bataille de Solférino est un film bien imparfait, mais contrairement au flop pas chic de
Dès le début du film, Michael Bay prévient que le film est « malheureusement » tiré d’une histoire vraie. On comprendra au fil du film à quel point cet avertissement est nécessaire, tellement les trois malfrats culturistes dont on suit les aventures sont bêtes.
Plus la filmographie de Lee Daniels se construit, et plus son cinéma s’assagit.
Je ne m'attendais pas à grand-chose en allant voir le dernier film de Claire Simon. Le fait même qu'il ait été couplé à un documentaire tourné au même endroit (Géographie humaine) me semblait d'une certaine façon nuire à la pureté de la fiction. L'accueil relativement frileux fait aux deux films présentés à Locarno me confortait dans mes a priori./image%2F0894743%2F20250916%2Fob_108e89_liberace.jpg)

Il a fallu un certain culot à Arnaud Desplechin pour choisir cette trame de scénario, somme toute squelettique, puis pour aller la tourner aux USA. La faiblesse du film tient en effet avant tout dans son synopsis plutôt terne : une longue séance de psychanalyse filmée.
Présenté par certains comme le renouveau de la comédie française, Tip top s'avère au final en être plutôt le fossoyeur.
J'ai été plutôt déçu par cette saison qui n'apporte aucune nouveauté par rapport aux précédentes.
Rien, ou pas grand-chose, à sauver dans ce film.
N'étant pas du tout un fan de Jorodowsky cinéaste, j'ai été voir ce film vierge de tout a priori.
Curieusement, certains considèrent Magic magic comme un film étrange, alors qu'il m'est apparu comme un bijou de limpidité et de réalisme. Bien sûr, ce qu'on voit à l'écran est parfois dépendant de l'état mental de son héroïne principale, mais tout film qui traite des altérations mentales comprendra une part de subjectivité (cf Psychose ou Vertigo) sans quoi il n'atteindrait pas son but./image%2F0894743%2F20231213%2Fob_f35273_iloilo.jpg)
La frontière qui sépare le somptueux mélo et le drame larmoyant de mauvais goût n'est pas bien épaisse, et le nouveau film du cinéaste belge flamand Felix van Groeningen menace de basculer en permanence d'un côté ou de l'autre.
J'attendais beaucoup de la nouvelle production du tandem Rebecca Zlotowski / Léa Seydoux, dont j'avais beaucoup aimé le précédent film,
J'aurais furieusement aimé aimer ce film, ne serait-ce que pour inviter tous mes lecteurs à y contempler de superbes paysages cévenols./image%2F0894743%2F20240910%2Fob_a5163c_lesapaches.jpeg)

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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir