Lumière ! L'aventure commence
Je ne sais pas à quoi je m'attendais exactement en allant voir ce film, mais en tout cas pas à rire, à être ému et émerveillé.
Pour moi les frères Lumière avait surtout produit des courts-métrages en plan fixe montrant des scènes de la vie quotidienne (comme le train arrivant en gare de La Ciotat).
Le charme de cette collection de 108 films de 50 secondes chacun est de nous faire découvrir bien d'autres aspects de leur oeuvre, qui finalement contient presque tout l'avenir du cinéma. Dans ces vignettes tournées à la fin du dix-neuvième siècle ou au tout début du vingtième, on trouve déjà : une science du cadre, des travellings latéraux et avant/arrière, de la profondeur de champ, du suspense, des trucages, du burlesque, de l'émotion, du documentaire, de l'abstraction, du documentaire au long cours, du comique de situation et un sens de la composition graphique admirable.
Parmi tous les bijoux présentés, j'ai particulièrement aimé les exercices très drôles des chasseurs alpins, la superbe progression de ces derniers dans la neige, l'incroyable plan des joueurs de foot qui regardent un ballon qu'on ne voit pas, le film sur les deux européennes qui jettent des pièces aux indigènes en Indochine comme à des pigeons, et le dernier film sur la petite fille asiatique qui court vers la caméra.
Les commentaires de Thierry Frémaux ont un ton parfaitement juste : à la fois enthousiastes et pondérés, parfois même nonchalants, ils éclairent avec tact et discernement ce qu'on voit à l'écran, signalant parfois un détail qu'on aurait probablement raté (comme cet homme infinitésimal dans le film sur le feu des puits de pétrole) ou éclairant brièvement l'agencement subtil de l'espace (comme les trois plans de ce merveilleux film du bateau mis à la mer).
On sort de la salle ému et enthousiaste, comme si notre amour immodéré du cinéma trouvait là sa justification et son origine.

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De film en film Pablo Larrain s'affirme comme un réalisateur non seulement hyper-doué, mais aussi de plus en plus bankable
A l'image de son titre alambiqué, le dernier opus de Hong Sang-Soo pousse un peu loin le jeu de déstructuration de l'intrigue que le réalisateur coréen affectionne tellement.
On a l'impression, en regardant Tempête de sable, de se voir proposer pour la millième fois le tableau consternant de la condition de la femme dans une société profondément machiste, ici une tribu bédouine du sud d'Israël.
La la land est traversé par la même énergie foutraque et euphorisante que le précédent film de Damien Chazelle, Whiplash.
L'avant-dernier film de Thomas Vinterberg (La chasse) m'ayant profondément déplu, c'est un peu inquiet que je suis allé voir La communauté.
A l'occasion de la sortie en DVD du film
Amusant de constater le grand écart des notes sur Allociné concernant ce premier film : 4 pour les critiques presse et 2,2 pour les spectateurs.
Premier film prometteur d'Anna Rose Holmer, remarqué dans de multiples festivals, The fits est une sorte d'exercice de style.
Un film peut être à la fois sympathique et complètement raté : Un jour mon prince en est un superbe exemple.
Oui, The last face est bien le pire film que j'ai vu dans mon existence de cinéphile.
Incroyablement complexe et subtil, Harmonium marque l'avènement d'un grand cinéaste, Koji Fukada. 
Quel plaisir de voir ce type de film : libéré, intelligent, léger et brutal à la fois !
J'avais beaucoup reproché à Tom Ford dans son précédent film (A single man), de privilégier la forme au fond.









Hedi est avant tout le portrait sensible d'un jeune homme sous influence : pas vraiment libéré du chaperonnage maternel, on trouve à Hedi une femme (assez mignonne d'ailleurs), un boulot, un appartement.
Un truc incroyable avec les anime japonais, c'est leur capacité à brouiller les frontières entre bon et mauvais goût.
Projet d'une ambition folle, mêlant un propos politique d'une précision extrême (déroutant pour le néophyte) et une maestria en terme de réalisation qui laisse pantois, Neruda pourra abandonner sur le bord de la route plus d'un spectateur.
Beau film ample, complexe, et aux multiples thématiques que ce Bellocchio.
Cela fait très longtemps qu'un film ne m'a autant enthousiasmé visuellement.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir