The grand Budapest hotel
J'aime autant le dire en introduction : je suis très partagé quant aux films de Wes Anderson. J'ai adoré Mr. Fox, mais détesté La vie aquatique. J'ai été profondément ému par le début de Moonrise Kingdom, mais une partie d'A bord du Darjeeling limited m'a vraiment énervé. Etc.
Mon ressenti après la projection de The grand Budapest hotel est une fois de plus très contrasté. L'univers imaginaire d'Europe Centrale (façon Syldavie, on pense souvent à Tintin) est d'abord très impressionnant : parfaitement kitsch, trop sucré et en même temps suprêmement décati. Du grand art en matière de décors, costumes, éclairages. Puis il devient de plus en plus lourd, (presque) jusqu'à conduire à l'indigestion.
Certaines scènes sont délicieusement menées (l'évasion de prison, dans le genre "une idée par plan"), et d'autres accusent de sérieuses baisses de régime. Certains acteurs sont magnifiques (Ralph Fiennes, Edward Norton), et d'autres sont transparents (Mathieu Amalric, Adrien Brody).
J'ai été souvent estomaqué par la maestria et l'invention de Wes Anderson réalisateur et dialoguiste (les détails innombrables, les cadrages au millimètre, des enchaînements magnifiques, les réparties parfois cinglantes, les noms délicieusement inventifs) et catastrophé par l'anémie de Wes Anderson scénariste (le film tourne un peu à vide de ce côté-là).
Mon avis est tout de même positif, car le film fait passer un bon moment, et il faut bien reconnaître que le foisonnement d'idées qu'il propose est souvent jouissif.
Wes Anderson sur Christoblog : Moonrise kingdom / La vie aquatique / A bord du Darjeeling limited / Fantastic Mr. Fox
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Le problème d'un film comme Gloria, c'est qu'il repose presque exclusivement sur la performance de son actrice principale.
La sortie du dernier Hayao Miyazaki ne doit pas nous faire oublier les autres maîtres de l'animation japonaise, tel que Satoshi Kon, malheureusement disparu prématurément en 2010.
Il faut parfois se tourner vers des régions dont on voit peu de films (Scandinavie, Amérique du sud, Israel) pour retrouver ce qui fait l'essence du cinéma populaire : un scénario travaillé, un découpage millimétré et un casting parfait.
L'intérêt principal de Viva la liberta, c'est la performance une fois de plus impressionnante de Toni Servillo, qui joue ici d'une façon spectaculairement différente deux frères jumeaux./image%2F0894743%2F20200930%2Fob_8ad202_aquadro.jpg)
El estudiante est un film complexe : mieux vaut ne pas s'assoupir durant sa projection, sous peine d'en perdre définitivement le fil.
Le dernier Jarmusch est une merveille de poésie. Tanger et Detroit, belles et décrépites, filmées superbement, constituent l'atout majeur du film.
Oh, la charmante comédie subtile et décalée que l'on n'attendait pas !
For those in peril trace le portrait sensible d'un adolescent seul rescapé d'un naufrage, dans lequel a péri son frère et quatre autres jeunes hommes. Rejeté par le village, Aaron semble avoir des problèmes mentaux, qui datent d'avant l'accident.
Il y a dans Ida une volonté de formalisme à outrance profondément désagréable. Le réalisateur Pawel Pawlikowski multiplie les effets de style : format carré (1,37:1 exactement), photographie en noir et blanc, éclairages très travaillés, succession de plans rigoureusement fixes d'une quinzaine de secondes (la caméra ne bouge pas une seule fois pendant le film).
Bien que desservi par une bande-annonce tristounette, qui semble révéler (à tort !) tout le contenu du film, Un beau dimanche vaut vraiment le coup d'être vu.
Peter Greenaway semble suivre le chemin inverse de celui de Steve McQueen (Hunger, Shame, 12 years a slave) : alors que ce dernier glisse progressivement de l'art contemporain vers le cinéma mainstream, son compatriote produit des oeuvres de plus en plus conceptuelles.
Il y a quelque chose d'irrémédiablement raté dans ce film de David O. Russell.
Le nouveau film de Jean Marc Vallée peut se résumer ainsi : une histoire originale, une performance d'acteur invraisemblable et une mise en scène solide.
J'avais remarqué, comme beaucoup, le moyen métrage de Guillaume Brac diffusé dans les salles l'année dernière :
La
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir