Le chat du rabbin
Le chat
du rabbin est raté dans les grandes largeurs.
La 3D est pitoyable, images plates simplement superposées à des plans différents. L'animation est d'une pauvreté que je ne croyais plus voir sur un écran français, on se croirait projeté au début
des années 80.
Le rythme est mollasson. Les scénettes se succèdent sans continuité et sans relief (un comble pour un film en 3D), alors que la BD réussissait à donner un certain charme au discours sur les
religions. En matière d'adaptation le film prouve donc qu'on est toujours très mal servi par soi-même.
J'ose à peine évoquer la scène ridicule où on croise un Tintin raciste, idiot, maniaque, à l'accent belge. La fin part complètement en quenouille avec des scènes de rêve dans la nouvelle
Jérusalem où les personnages ressemblent aux Simpson. La fin de la fin est insoutenable, et quand la voix sirupeuse d'Enrico Macias retentit, on n'a qu'une envie : s'enfuir en courant.
C'est donc une catastrophe, le pire film de l'année, qui confirme que Sfar devrait se contenter de faire ce qu'il sait faire, comme je le disais déjà au temps de Gainsbourg.
Circulez.
PS du 01/06/11.
Hier soir, j'ai relu le tome 1 de la BD pour comprendre pourquoi cette dernière m'avait plu. Le problème, c'est que les plus intéressantes digressions philosophiques
(planches 25 à 27 sur le logos, et 39 à 48 sur le sexe et la religion) ne sont pas du tout reprises dans le film, qui se contente finalement du squelette anecdotique de la BD, vidant le propos de
sa substance. De plus il est étonnant de constater à quel point le film décalque la BD (cf les scènes de rêves) sans rien y apporter de proprement cinématographique.
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Dès le pré-générique, le film annonce son échec : "Bien qu'inspiré par des faits réels.... le film est ... une
fiction".
Je défend d'autant plus volontiers
film est bien plus importante que les
quelques visions de cosmos (qui d'ailleurs n'en sont finalement peut-être pas, qui sait ?). Un garçon qui grandit et qui souffre : il apprend à tuer le père (métaphoriquement il le coupe, en lui
coupant la parole) et à torturer son frère en jouant avec sa confiance (superbes scènes avec l'ampoule électrique, puis la carabine). Malick arrive à instaurer une tension psychologique qui fait
craindre la catastrophe, l'explosion de violence (mais la catastrophe est déjà arrivée, ce qui donne à chaque seconde de cette chronique la douceur triste d'une oraison funèbre)
La partie centrale de 
Cyril à presque 12 ans. Son père l'abandonne dans un centre spécialisé. C'est un enfant très difficile jusqu'au jour où il croise le chemin de Samantha, qui le prend en affection.
Quel film étonnant !
Duncan Jones s'est fait remarquer par son remarquable premier film Moon, qui, bien qu'imparfait,et non
distribué en salle, possédait une charge poétique non négligeable et un scénario remarquable.
Ouverture de Cannes 2011. J'étais à Paris et quand je suis sorti de la projection du dernier Woody Allen, il était minuit .... à Paris.
Pour leurs retrouvailles après /image%2F0894743%2F20231026%2Fob_2cf39e_pina.jpg)


Il est de bon ton de s'extasier devant 






: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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