Marguerite
Il faut aller voir Marguerite pour ses acteurs.
D'abord, bien sûr, il y a Catherine Frot. C'est peu dire qu'elle est ici excellente : probablement le rôle d'une vie, en tout cas un rôle à César. Elle parvient à camper son personnage excentrique avec une sensibilité touchante qui laisse coi. Le ridicule et l'excès menacent en permanence ce type de rôle : Catherine Frot se maintient tout au long du film sur une ligne de crête profondément émouvante.
Si le mari (André Marcon) est assez insipide, l'autre personnage qui donne du relief au film est le professeur sur le retour, joué par Michel Fau. Certes, le personnage est un peu outrancier, et les roulements d'yeux font pour lui un peu trop souvent office d'expression, mais on ne peut pas ne pas se délecter de cette baderne ventripotente entourée d'une vraie cour des miracles.
Les seconds rôles sont tous assez bien campés, et la reconstitution historique des années 20 est très plaisante, surtout dans la première partie du film.
Le scénario est bien construit (avec quelques longueurs tout de même) et la mise en scène de Xavier Giannoli plutôt efficace, et même parfois trop. Comme souvent chez ce réalisateur on peut regretter des effets de manche trop visibles : montage lourdingue, tension psychologique montée en Chantilly de façon largement artificielle, fin outrageusement et inutilement dramatique.
Ces quelques bémols ne gâchent pourtant pas le plaisir qu'on éprouve à la vision de cet étonnante histoire (que Stephen Frears est en train d'adapter également, avec Meryl Streep dans le rôle principal).
Xavier Giannoli sur Christoblog : A l'origine (*)
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Pour son premier long métrage, Louis Garrel nous offre un film délicieux.
Baltasar Kormakur est décidément friand de récit dramatique tourné dans le froid : après avoir filmé le calvaire d'un marin islandais dans l'eau glaciale (
Le nouveau film de Barbet Schroeder s'attaque simultanément à deux sujets délicats : une histoire d'amour naissante entre une personne âgée (formidable Marthe Keller) et un jeune homme (Max Riemelt) d'une part, et l'attitude de certains Allemands qui ne pardonnent pas à leur pays l'expérience du nazisme d'autre part./image%2F0894743%2F20250103%2Fob_dd931c_much-loved.jpg)


J'aurais vraiment aimé dire du bien de ce film : j'apprécie énormément le cinéma iranien, et la figure de Makhmalbaf, patriarche cinéaste (sa femme et se deux filles font également des films), est éminemment sympathique.
J'avais trouvé très intéressant et original le précédent film de Keiichi Hara,
Il faut aujourd'hui un certain aplomb pour défendre Sorrentino.
Au panthéon des séries, la première saison de True Detective occupe sans aucune discussion une place de choix.
Le deuxième film de Patrick Wang est un film lo-fi : image super 16 un peu sale, deux semaines de tournage, cinq de montage.
Dans ce film, il y a : des soldats mystérieusement endormis dont l'âme sert épisodiquement de carburant à des rois morts (?), un médium qui parle aux morts et touche un pénis en érection :)), une bénévole avec une jambe plus courte que l'autre (:(), deux dieux qui s'incarnent en jolies poupées vivantes (!), un gros américain et un organisme unicellulaire en surimpression sur un ciel bleu (?!), une grue de chantier, un dinosaure en plastique et des néons colorés qui forment de jolies photos pour le dossier de presse (.....).
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir