Grave
Quel premier film !
On ne peut qu'être admiratif devant l'assurance de la réalisatrice Julia Ducourneau, qui cumule ici beaucoup de paris osés : un film de genre (si on admet qu'il existe un genre "cannibale"), des actrices peu connues, un scénario qui met franchement mal à l'aise, des scènes très impressionnantes.
Le résultat n'est certes pas confortable à regarder, mais assez captivant. On suit d'abord la jeune Justine lors de son intégration dans une école vétérinaire. Les pratiques humiliantes du bizutage sont montrées avec une grande efficacité, et c'est sûrement l'un des points forts du film. Justine retrouve sa soeur dans l'école, qui l'initie à certaines pratiques un peu bizarres (comme pisser debout), jusqu'au climax que représente la fameuse scène de l'épilation intime : je ne peux rien en dire, mais c'est un délice.
Dans sa première partie, le film est brillant. On ne voit pas trop vers où l'histoire va se diriger, et l'ambiance qui se construit autour de Justine est malsaine à souhait. Après la fameuse scène de l'épilation, le film se résume un peu plus à l'allégorie qu'il s'avère être : son sujet, c'est la transition d'un état à un autre, à travers une initiation (bizutage, apprentissage de la sexualité, découverte de ses appétits, exploration de son corps). La fin du film est plus convenue, plus prévisible - même si une ultime scène nous révulsera en beauté.
Agréablement dérangeant, malsain au possible, très bien dirigé et réalisé, Grave mérite le détour.

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Certains n'iront peut-être pas voir ce film à la simple lecture de son pitch : un jeune du 93 qui déboule au pays des traumas crâniens, des paraplégiques et autres tétraplégiques. Il peut y avoir en effet suspicion de bons sentiments à la pelle et de tire-larmes en fauteuil.
Voilà un film qui fait un bien fou.
Ceux qui ont déjà vu un des films précédents du duo Abel / Gordon ne seront pas dépaysés.
Grand film classique (et très sage), The lost city of Z séduit avant tout par sa modestie.
Avant de découvrir la suite sur grand écran, je me suis payé le DVD de Trainspotting, qui ressort à cette occasion.
C'est toujours difficile de voir un auteur qu'on respecte se planter. Je suis donc triste de dire que le dernier opus de Kiyoshi Kurosawa est vraiment très mauvais. 
Avec Paula, le réalisateur allemand Christian Schwochow réussit un petit exploit : signer un film hyper-académique sur un personnage qui a fait souffler un vent de modernité effrontée sur son époque.
Il est parfois de délicieux de revoir un film qui nous a marqué étant enfant ou adolescent. La vision la semaine dernière sur Arte du premier film américain d'Alfred Hitchcock m'a procuré un grand plaisir.
Alors oui, c'est long. Mais croyez-moi, les 2h42 passent plutôt bien : disons que le film donne l'impression de durer 2h bien tassées. D'ailleurs, la salle 4 du Majestic de Lille, bourrée à craquer, n'a pas moufté pendant toute la séance.
En entrant dans la salle pour voir ce film, je ne m'attendais à rien. Je n'en avais pas entendu parler, et je ne connaissais pas les réalisateurs.
Il y a dans Moonlight un peu de la magie qui faisait le charme de Boyhood : faire ressentir l'épaisseur du temps qui passe.
On aura rarement autant ressenti le poids des traditions tribales et familiales que dans ce film.
On pense longtemps que le principal (et peut-être le seul) intérêt de ce court film documentaire réside dans le tableau saisissant qu'il dresse du chemin qui mène de la Corée du Nord à la Corée du Sud en passant par la Chine puis par la Thaïlande.
J'aime beaucoup Lucas Belvaux et peut-être encore plus Emilie Dequenne. J'ai donc été triste d'être un peu déçu par Chez nous.
Vous me connaissez, je ne porte dans mon coeur ni Guillaume Canet, ni Marion Cotillard.
Commençons par une évidence : le film est très classique dans sa forme.
A l'occasion de la sortie le 15 février du très beau film de Jeff Nichols
A la vision du nouveau film d'Andrea Arnold, il m'est difficile de penser autre chose que "Quel gâchis".
A l'occasion de la sortie en DVD et Blu-ray du chef d'oeuvre de Coppola
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir