Anzu, chat-fantôme
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J'aime beaucoup l'animation japonaise, et je suis toujours plutôt enclin à une opinion a priori favorable quand je vais voir un film de ce type - surtout s'il a été coopté par un grand festival (ici la Quinzaine des réalisateurs).
Anzu commence d'ailleurs plutôt bien : une atmosphère à la Ghibli, une attaque plutôt intrigante (une petite fille qui a perdu sa maman et dont le papa est inconséquent), et un chat patibulaire et pétomane.
Malheureusement, si la frimousse de la petite est ravissante et le caractère de l'animal amusant, tout le reste est un peu poussif, et peine à générer une véritable émotion.
Il m'a semblé que l'animation était un cran en-dessous de ce que propose d'habitude la crème de l'animation nippone, la mise en scène est sans relief et le scénario ne trouve pas la clé pour faire décoller l'histoire.
Lorsque les protagonistes s'aventurent dans le royaume des morts (à la faveur d'une prouesse scatologique, le film semble avoir un tropisme sur ce sujet) le niveau chute à mon sens encore d'un cran : on est alors pas très loin d'une parodie de ce que Ghibli propose de meilleur.
C'est donc une déception, attachante par éclairs.

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Un truc incroyable avec les anime japonais, c'est leur capacité à brouiller les frontières entre bon et mauvais goût.
Les cinéastes japonais possèdent cette incroyable capacité de mêler le réalisme le plus ordinaire (ici des vues urbaines de Shibuya, le quartier le plus dense de Tokyo) à un onirisme exacerbé (ici un monde parallèle habité par les animaux).
J'avais trouvé très intéressant et original le précédent film de Keiichi Hara,
Quelle beauté et quel incroyable célébration de la vie ! Voilà les premières impressions qui se dégagent lors de la vision de la dernière oeuvre d'Isao Takahata (Le tombeau des lucioles, Pompoko), l'autre maître des Studios Ghibli.
La sortie du dernier Hayao Miyazaki ne doit pas nous faire oublier les autres maîtres de l'animation japonaise, tel que Satoshi Kon, malheureusement disparu prématurément en 2010. /image%2F0894743%2F20231031%2Fob_7ed66f_leventsel.jpg)
Un anime pour adulte, et qui n'est pas un Miyazaki : cela devrait déjà éveiller la curiosité d'une bonne partie des lecteurs de Christoblog.
Contrairement à plusieurs autres blogueurs, je suis tombé sous le charme de la dernière production des studios Ghibli.
La relève est assurée, voilà la conclusion
qu'on peut tirer de la vision d'/image%2F0894743%2F20210501%2Fob_4a3de9_summerwars.jpg)
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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir