Toni Erdmann
Pour une fois, la publicité de l'affiche ("La Palme du public et de la presse") n'est pas mensongère.
De mémoire de festivalier, j'ai en effet rarement ressenti sur la Croisette un engouement aussi immédiat et unanime pour un film : le seul cas similaire qui me vienne à l'esprit, c'est celui de La vie d'Adèle.
Toni Erdmann ne possède pourtant au départ rien de bien séduisant : un film allemand de 2h42, réalisé par une quasi inconnue du grand public. A Cannes, ceux qui avaient eu la chance de voir le film se moquaient cruellement des spectateurs timorés qui avaient zappé le film pour cause de nationalité / durée / manque de notoriété, et qui ne pouvaient le rattraper.
Les premières images du film renforcent d'ailleurs les a priori qu'on peut avoir à son encontre : image un peu sale, mise en scène qui ne ressemble à rien, intrigue qui démarre bien lentement. Rapidement cependant, Maren Ade parvient à nous intriguer : on réalise assez vite que l'écriture du film est millimétrique, que les développements du scénario sont imprévisibles et que les deux comédiens principaux sont tout simplement énormes.
L'intérêt pour le film monte ainsi crescendo d'une façon très étonnante, comme si le sismographe des émotions, à 0/10 avant l'entrée en salle, puis à 1/10 après dix minutes, montait régulièrement pour atteindre après une ou deux heures des 10/10 tonitruants, lors de plusieurs scènes d'anthologie, de types très différents au demeurant.
A Cannes, la salle a applaudi de contentement et de surprise mêlés au moins deux fois (lors de la célèbre chanson, et au moment de la réception). Ce sont peut-être les moments de communion les plus forts que j'ai vécu à Cannes depuis cinq ans. L'ambiance y était alors euphorique.
Résumons nous : Toni Erdmann ne ressemble à aucun film que vous avez vu jusqu'à présent, et c'est pourquoi il est si difficile d'en parler. Tour à tour comédie de situation et drame sentimental, brûlot politique et fable morale, le film de Maren Ade est une pépite comme on en voit rarement, qui se permet d'embrasser plusieurs thématiques très différentes en profondeur.
Si le sujet des relations père / fille est au coeur du film, c'est loin d'être le seul abordé : Maren Ade y évoque aussi les relations entre pays riches et pays plus pauvres, les modes de fonctionnement du business international, les responsabilités individuelles, la misère sexuelle de notre époque et une dizaine d'autres sujets encore.
Que le jury de Cannes ne lui ait décerné aucune récompense, alors qu'il les méritait toutes (scénario, mise en scène, interprétation) est incompréhensible.
Le meilleur film de l'année, sans nul doute.
/image%2F0894743%2F20140129%2Fob_3371b8_pas.jpg)
Pour apprécier Dernier train pour Busan, il ne faut pas être réfractaire au film de zombie.
Sous ses aspects classiques de film de repas familial (façon Festen, Un air de famille ou Un conte de Nöel), Sieranevada brasse de nombreuses problématiques complexes, qui toutes au final évoquent la condition humaine.
A l'occasion de la sortie en DVD le 6 septembre du film roumain L'étage du dessous, je vous propose de gagner 4 DVD.
Des films de mafia, on en a vu des paquets. Des durs, des sanglants, des burlesques...
Aller voir La vie est belge, c'est retrouver le goût de comédies anciennes (celles de Gérard Oury par exemple), qui étaient capables d'apporter le sourire et le rire, sans être niaises ou racolleuses.
Le pitch de El clan est un pitch en or : une série d'enlèvements et de meurtres sont commis par un patriarche charismatique, avec l'aide directe ou tacite de sa petite famille.
Sur le papier, il y a tout à craindre de ce genre de sujet : deux vieux copains se revoient alors que l'un d'entre eux va mourir.
Auréolé de toute une série de prix à travers les festivals du monde, Sparrows est finalement un produit assez consensuel et peu original.
/image%2F0894743%2F20240603%2Fob_ce8293_toutdesuite.jpeg)

On ne peut qu'être stupéfait par l'incroyable virtuosité dont fait preuve le réalisateur Na Hong-jin dans son dernier opus.
Tout le monde, ou presque, s'extasie sur cette production des Studio Ghibli, réalisé par le néerlandais Michael Dudok de Wit.
On a déjà croisé les personnages d'Agathe, Samir, Anna et Ulfur dans un film précédent de la regrettée Solveig Anspach,
L'idée que le réalisateur du déroutant /image%2F0894743%2F20210721%2Fob_03e7c6_diamant.jpg)
Il y a une sorte de coolitude à être fan de La loi de jungle, si l'on en juge par les critiques hype, tendance Inrocks + Cahiers.
Je n'avais jamais entendu parler du chorégraphe Ohad Naharin avant d'aller voir ce film, et je suppose que je ne suis pas le seul.
Au moins, maintenant, Nicolas Winding Refn ne cache plus son jeu.
Il y a dans le cinéma de Paolo Virzi un allant et un élan, une générosité, qui pour ma part m'enthousiasment.
Dans sa première partie, A war ressemble à un film de guerre naturaliste, filmé dans un style quasi documentaire, et centré sur un soldat danois en service en Afghanistan.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir