Carte postale de New York

L'AMC / New York
Par Amélie
Après de nombreuses années à Paris et quelques mois à Washington DC, je suis désormais installée à New York depuis début 2011. Dans cette « carte postale » commandée par Chris, je vous parlerai de l’accessibilité des salles de cinéma aux États-Unis.
Compte tenu de la puissance de l’industrie cinématographique américaine, on pourrait s’attendre a ce que le cinéma soit omniprésent dans la vie des Américains. Et pourtant, il occupe un rôle moins important que dans la vie des Français.
Ce qui m’a tout de suite frappé en découvrant les grandes villes américaines, c’est la difficulté à trouver une salle de cinéma. Manhattan et San Francisco ne comptent qu’une quinzaine de salles chacune, en incluant les petits cinémas indépendants (mais en excluant les institutions telles que le MoMA projetant occasionnellement), et on peut marcher longtemps sans en croiser une. Prenez Times Square : il n’y a que 2 complexes de cinéma, alors que l’on en compte 8 autour des Champs Élysées.
Une fois la salle de cinéma identifiée, une autre mauvaise surprise vous attend : les places coûtent 12 à 14 dollars, et les tarifs étudiants n’existent pas. A ce prix-là, on croise les doigts pour que le film soit réussi ! Beaucoup d’Américains choisissent de surcroit de s’arrêter au stand popcorn-boisson, ce qui fait vite monter l’addition.
Certaines personnes autour de moi ont décidé de rayer les salles de cinéma de leur vie, lorsque la peur des punaises de lit est devenue trop forte ou que la naissance d’un bébé impose de prendre une baby-sitter pour sortir. Au-delà de ces problèmes, la télévision est de plus en plus omniprésente avec le développement de séries de haute qualité. Avant les bandes-annonces, les cinémas AMC Loews font désormais 15 minutes de « previews » consacrées aux nouvelles séries télévisées. Enfin, tous les cinéphiles ont un abonnement à Netflix, qui offre un streaming illimité de films et séries pour 7,99 dollars par mois.
Pour ma part, je résiste autant que possible aux contraintes locales, y compris de bruyants spectateurs, car rien ne remplace l’expérience du grand écran. J’ai la chance d’habiter dans l’unique triangle d’or du cinéma new-yorkais : dans un rayon de 5 minutes de marche, j’ai accès à un multiplexe AMC, un cinéma indépendant, et à la Film Society du Lincoln Center. Ce dernier m’offre l’opportunité d’assister à des festivals en présences des acteurs et réalisateurs, ce qui fait oublier le coût élevé de la séance (parfois plus de 20 dollars).
Car oui, c’est ça la magie de New York : les films ne sont que modérément accessibles, mais les stars sont là ! Depuis janvier, j’ai eu la chance de voir entre autres Martin Scorsese, Robert De Niro, Oliver Stone, Cédric Klapisch, Mike Nichols, Jason Reitman et Alba Rohrwacher. Toutes les semaines, je lis dans la presse que Robin Williams, Sandra Bullock, Jennifer Lopez ou encore Bradley Cooper sont en balade ou en tournage à côté de chez moi, et telle une groupie, j’espère bien les croiser dans la rue un de ces jours !
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Je craignais le pire en allant voir ce film. Le pire étant une pochade lourde et surtout illégitime. Rappelons que le film est tourné par un écrivain français, Sylvain
Estibal, et traite de l'irruption d'un cochon du Vietman dans la vie d'un pauvre pêcheur palestinien.
Entraîné par un bouche à oreille assez enthousiaste, et ne détestant pas, finalement, me frotter à ce vieux genre jamais mort qu'est le western, me voilà parti pour voir
le film que personne n'attendait.
Drôle de film, vu lors du festival Paris Cinéma, et qui sort aujourd'hui.
Que ce soit bien clair : Restless est magnifique, automnal, tendre, lumineux, amusant, intrigant, délicat, frais, modeste, mystérieux, céleste, impeccable, raffiné, ambitieux, habité, aérien, subtil, dense, émouvant, surprenant, hanté, génial, intelligent, doux, romantique, et malicieux.
Je voudrais commencer par m'adresser à mes ancêtres d'il y a 32 000 ans qui ont peint les chefs-d'oeuvre que montre le film : la frise des chevaux et le panneau des
lions, en particulier. Je voudrais leur dire (et je pense tout spécialement à celui qui a un petit doigt tordu, et qui s'amusait à imprimer une trace de sa main sur un gros rocher) que leur
travail m'a absolument sidéré, et que je leur donne un millier d'étoiles :
Ce qu'il y a de mieux dans Crazy, Stupid, Love c'est l'affiche.
Hier au Katorza, à Nantes, Bertrand Bonello était tout de noir vêtu. Il a très bien parlé de son film, pendant près d'une heure, sur un ton à la fois persuasif et humble, répondant avec patience au flot de questions d'une salle sous le charme de son film./image%2F0894743%2F20240624%2Fob_c317dc_habemus.jpeg)
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Présumé coupable cumule tous les défauts qu'on peut lui prêter sans l'avoir vu.
J'ai vu La fée début juillet dans le cadre du 
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Mes meilleures amies est très représentatif des comédies américaines actuelles.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir