La part des anges

La part des anges a été récompensé par le Prix du Jury au dernier Festival de Cannes. De tout le palmarès, il me semble que c'est un des prix qui prête le moins à contestation.
Au milieu d'une sélection très atone, ou très sombre lorsque les films étaient de qualité, le dernier Ken Loach se distingue en effet par sa cohérence stylistique, l'intelligence de son scénario et sa joie de vivre revendiquée. Ce fut la bouffée de bonne humeur du Festival et à ce titre le film méritait d'être distingué.
Loach démarre en trombe avec une scène hilarante dans une gare : un alcoolique titube sur la voie ferrée alors qu'un train arrive, peinant à remonter sur le quai, alors que le chef de gare l'invective par l'intermédiaire du haut parleur permettant de faire les annonces. C'est à la fois drôle à en mourir (si je puis dire), affligeant, et subtilement porteur de messages (l'autorité est bonhomme, mais distante et impuissante).
Notre ami porté sur la boisson se retrouve dans une équipe de jeunes délinquants, réunie pour des travaux d'intérêt général. Nous allons suivre tout ce petit monde et un des personnages en particulier : Robbie, joué par un jeune acteur peu connu mais excellent, Paul Brannigan.
La grande habileté de Loach est de bâtir la première partie de son film comme un drame social à l'anglaise (genre dans lequel il excelle), avant de le transformer en aventure picaresque de Pieds Nickelés scottish. Il nous égare ainsi entre émotion, inquiétude, sourire et francs éclats de rire, avec un talent de conteur retrouvé. Il y a dans ce film un peu de ce qui faisait le charme de Looking for Eric, et aussi un air de comédie italienne (le mélange farce et tableau d'une noire réalité sociale).
Un bon moment de détente - et de cinéma - qui fleure bon le pur malt.

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Connaissez-vous 
Incroyable film. Qu'on l'aime ou pas, il faut bien reconnaître la puissance du
défi esthétique qu'il représente.
Elle est belle la France vue par Dreamworks !
Ce qu'il y a de drôle dans The dictator, c'est tout ce qui n'est pas dans le film : la
bande-annonce, certaines scènes coupées dans le générique de fin, des annexes comme le montage photo ci-contre ou /image%2F0894743%2F20230903%2Fob_6e57bf_adieuberthe.jpeg)

Un pêcheur agé, seul et pauvre, rencontre une chinoise immigrée qui tente de faire
venir en Italie son fils de 8 ans. Une amitié se noue entre eux.
Bien qu'autrichien, Une seconde femme peut être inscrit dans une série de films allemands de qualité qui prennent pour sujet l'immigration turque :
Il y a quelque chose de profondément déplaisant dans ce film du duo Delépine /
Kervern. Un manque de respect envers les personnages, le scénario, les spectateurs, le mouvement punk et même le cinéma.
Chercher le garçon est un film assez déconcertant.
Quel bonheur de voir enfin un film qui raconte une histoire complexe, et qui le fait bien. Quel plaisir de voir de bons acteurs qui émeuvent, un scénario malin et cohérent qui évite d'être simpliste, et un réalisateur qui utilise sa caméra au service de l'histoire qu'il raconte et non pour flatter son égo.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir