Bang gang
Il y a une ambiguité terrible dans le film d'Eva Husson : on ne sait jamais vraiment si la connerie des jeunes qu'on voit à l'écran est volontairement mise en exergue, ou pas.
Dans le premier de cas de figure (ils sont vraiment aussi cons), alors le film n'est pas intéressant parce que la vie des cons ne vaut que si elle est filmée de façon brillante ou décalée, et non pas comme une bleuette éthérée qui se finit en apothéose moralisatrice, façon Larry Clark explore la Bibliothèque rose.
Dans le deuxième cas (ils ne sont pas aussi cons), la réalisatrice échoue complètement à nous faire ressentir la perversité et/ou l'inconscience de ces jeunes, et encore moins l'ambiguité morale de la situation. En montrant le ciel pour exprimer les sentiments (sur le mode simpliste de "un nuage = une contrariété"), Eva Husson filme avec ses pieds. C'est comme si Mia Hansen-Love tournait un Partouze à Biarritz.
Dans les deux cas, l'aventure est un cul-de-sac esthétique, sentimental, narratif. Pour justifier un pareil ratage, il faut entourer le film d'une série de palliatifs qui fonctionnent comme des sous-titres : un complément au titre (Une histoire d'amour moderne) et le traditionnel carton "Inspiré de faits réels" en générique de fin.
Comme si l'inanité vaporeuse et grisâtre de ce qu'on venait de voir devait être justifiée.
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Il n'y a pas beaucoup de cinéastes dont j'ai vu tous les films, mais Tarantino fait partie de ceux-là./image%2F0894743%2F20240126%2Fob_7f0853_carol.jpeg)

Aller voir le nouveau Noah Baumbach devient une sorte de réflexe : c'est comme aller voir le nouveau Woody Allen. 
Une sorte d'Apocalypse now tourné par Béla Tarr, voilà à quoi ressemble L'étreinte du serpent.
A l'occasion de la sortie aujourd'hui du sympathique film de Rudi Rosenberg, Le nouveau, je vous propose de gagner 5 x 2 invitations valables partout en France.

Il faut être gonflé pour oser faire un film aussi azimuthé que celui-ci, lorsqu'on n'est pas un réalisateur hyper-connu.
Le cinéma de Peter Greenaway a atteint un tel degré de sophistication qu'il devient inadéquat d'en parler comme d'un simple film.
Je ne suis habituellement jamais le dernier à encourager les films maliens, ouzbeks, ou, comme ici, guatémaltèques.
Michel Leclerc était pour moi jusqu'à présent un excellent auteur de comédie, peut-être le meilleur en activité en France aujourd'hui.
Découvert il y a peu au Festival d'Arras, ce premier film suédois est agréable et surtout très prometteur.
En mai 2014, je me suis retrouvé en plein Festival de Cannes dans une salle de l'ACID à regarder ce film, sans vraiment comprendre ce que je voyais, puis à discuter avec la réalisatrice, Fabianny Deschamps, à l'entrée du cinéma Les Arcades.
Il y a quelque chose de terriblement sec dans les films d'Alex Van Warmerdam. Ses personnages semblent toujours dépouillés de sentiments d'empathie, pour n'agir que suivant des schémas qui servent strictement leurs intérêts les plus égoïstes.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir