Miss Hokuzai
J'avais trouvé très intéressant et original le précédent film de Keiichi Hara, Colorful.
Je m'attendais donc à être enthousiasmé par Miss Hokuzai, porté par une critique très favorable.
Malheureusement, le film m'a paru un peu creux, malgré des qualités esthétiques et une sensibilité indéniables.
Je regrette de ne pas en apprendre plus sur la vie et la personnalité du peintre Hokusai, sur le marché de l'art de l'époque, sur l'environnement sociologique et politique du Japon du XIXème siècle.
L'ambiance du film est fort jolie, mais les péripéties contées dépassent pour moi - certes de justesse - les limites du bon goût en matière de sensiblerie (la petite soeur) et se maintiennent en-deça de ce que j'aurais souhaité sur d'autres sujets (l'industrie de la confection des dessins érotiques par exemple).
Si Miss Hokusai ménage de beaux moments de féerie (le tableau des enfers, la courtisane dont l'esprit s'évade), son contenu reste un peu fade et convenu.
Pour les fans d'anime le film est bien sûr immanquable, pour les autres cela dépendra de leur humeur du jour et de leur sensibilité aux parti-pris de Keiichi Hara, résolument orientés vers l'expression de sensations pures plutôt que vers un contenu informatif.
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Au panthéon des séries, la première saison de True Detective occupe sans aucune discussion une place de choix.
Le deuxième film de Patrick Wang est un film lo-fi : image super 16 un peu sale, deux semaines de tournage, cinq de montage.
Dans ce film, il y a : des soldats mystérieusement endormis dont l'âme sert épisodiquement de carburant à des rois morts (?), un médium qui parle aux morts et touche un pénis en érection :)), une bénévole avec une jambe plus courte que l'autre (:(), deux dieux qui s'incarnent en jolies poupées vivantes (!), un gros américain et un organisme unicellulaire en surimpression sur un ciel bleu (?!), une grue de chantier, un dinosaure en plastique et des néons colorés qui forment de jolies photos pour le dossier de presse (.....).
Jaco van Dormael n'est pas réellement un cinéaste subtil, mais son film est drôle, réjouissant et longuement blasphématoire. Cela devrait inciter un bon nombre de spectateurs à aller se faire plaisir.
Froid et désincarné, le deuxième film du jeune réalisateur Carlos Vermut est un divertissement intellectuel un peu vain.
Impossible de ne pas penser à
A chaque film de Noah Baumbach, je m'efforce de me présenter dans les meilleures dispositions d'esprit possibles, plein de bienveillance et d'ouverture d'esprit.
Avec son sujet exotique (combien de spectateurs pourraient situer l'origine du peuple tamoul sur une carte du monde ?), ses acteurs inconnus et son titre curieux, le film de Jacques Audiard ne cherche pas la séduction facile.
Raphaël Jacoulot, 44 ans, est un des réalisateurs français à surveiller de près./image%2F0894743%2F20241116%2Fob_2606b5_aferim.jpg)

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J'aurai donc longuement hésité : Gaspar Noé est-il un génie incompris (de moi), ou un charlatan doué pour l'esbrouffe cinématographique ?
Le dernier film d'Alberto Rodriguez, présenté comme le meilleur film espagnol de l'année (il a raflé 14 prix, dont 10 Goyas), n'est somme toute qu'un polar très classique.
Un documentaire édifiant et très complet qui mêle : des archives très personnelles (vidéos de smartphones, films amateurs), des interviews, des photos, des messages téléphoniques, des écrits.
L'éveil d'Edoardo est un gentil petit film italien du jeune cinéaste Duccio Chiarini, vite sorti en juin, et rapidement retiré des rares salles qui le projetaient.
Relatif succès au box-office (dans la catégorie des films d'auteurs du Sud très peu vus), Une seconde mère est un film âpre et relativement amer./image%2F0894743%2F20230903%2Fob_7b6cff_commeunavion.jpeg)
Les pisse-froid un peu snobs écriront sûrement beaucoup de mal à propos du dernier film de Matteo Garrone : trop clinquant, trop international, trop beau...
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir