Trois kilomètres jusqu'à la fin du monde
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On retrouve dans ce film d'Emanuel Parvu la même rigueur millimétrée que celle qui fait le sel des films de son compatriote Cristian Mungiu : chaque nouvelle péripétie découle de choix qu'ont fait précédemment les personnages, conformément à leurs valeurs.
Ce qu'on voit à l'écran est donc le fruit, non du destin, mais uniquement du comportement des protagonistes : cela donne une force incroyable à ce type de film, qui paraît être une expérience "en laboratoire". Les êtres humains semblent y être comme des cobayes dont on observerait le comportement.
Cet effet est ici amplifié par le très bel écrin choisi par le réalisateur : un village du delta du Danube, environné par les eaux, comme une prison à ciel ouvert dont on ne peut partir qu'en bateau.
L'intrigue est assez classique. Pour résumer, on peut dire qu'il s'agit d'une chronique au scalpel de l'homophobie ordinaire. La puissance du film réside dans la façon dont tous les éléments de la société se liguent dans cette homophobie décomplexée. Le prêtre orthodoxe est en particulier au centre d'une scène qui restera dans la mémoire.
Trois kilomètres jusqu'à la fin du monde est un suspense psychologique de grande qualité, superbement mis en scène (cadre sublime, photographie inspirante, montage au cordeau). Il prouve que le cinéma roumain est encore un des meilleurs d'Europe.

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Mungiu, c'est du solide : le réalisateur roumain ne repart jamais bredouille du Festival de Cannes.
La bande-annonce de Dogs semble promettre un exercice de style dépouillé, un peu à la manière d'un Winding Refn des Balkans, et le début du film confirme cette promesse.
Sous ses aspects classiques de film de repas familial (façon Festen, Un air de famille ou Un conte de Nöel), Sieranevada brasse de nombreuses problématiques complexes, qui toutes au final évoquent la condition humaine./image%2F0894743%2F20241116%2Fob_39a804_letresor.jpg)

Quelle déception ! /image%2F0894743%2F20241116%2Fob_2606b5_aferim.jpg)
Avec Mère et fils, le cinéma roumain revient en force dans un genre qui lui réussit très bien (/image%2F0894743%2F20241113%2Fob_22a0a2_audelades.jpg)
Ceux qui suivent ce blog savent que je voue un intérêt particulier au cinéma roumain.
En cette période de fin d'année je vous conseille chaudement le nouveau film d'Eran Riklis (
Et dire que des films aussi intéressants que celui-ci ne seront vus que par une poignée de spectateurs. C'est triste. Si mon blog sert à quelque chose, j'espère que c'est au moins à ça : que des films comme
Imaginez une sorte de croisement contre-nature d'Urgences (oui, la série US), de 4 mois, 3 semaines, 2 jours (la palme d'or méritée de Mungiu) et de Rohmer. Cela vous donnera une idée de l'OVNI que représente le film de Puiu./image%2F0894743%2F20241116%2Fob_4f8751_12h08.jpg)
Vertige d'être le premier (et le seul) à laisser une note sur Allocine à ce film !
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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir