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Christoblog

Articles avec #pablo trapero

El clan

Le pitch de El clan est un pitch en or : une série d'enlèvements et de meurtres sont commis par un patriarche charismatique, avec l'aide directe ou tacite de sa petite famille.

A la vision de la bande annonce affriolante, on s'attend à un film cruel mettant en évidence le contraste terrible entre la violence crapuleuse et une vie de famille bien rangée.

Malheureusement, Pablo Trapero semble prisonnier de ses recherches documentaires. A force de vouloir trop coller à la vérité historique, il suscite la confusion, puis l'ennui. Les longues scènes d'exposition du début nous égarent, nous laissant à penser qu'on assiste à un thriller, à un mélodrame familial, à un tableau sociologico-politique de l'Argentine post-dictature, et même à une comédie noire.

Finalement, El clan est un peu de tout ça, sans réussir pleinement dans une des voies qu'il esquisse. Le film progresse à grand coups d'ellipses alambiquées, et l'énorme talent de Trapero en tant que réalisateur (beaucoup d'effets réussis, une efficacité redoutable) ne suffit pas à combler les béances de l'écriture.

El clan est un qui film échoue par excès d'ambition.

Pablo Trapero sur Christoblog : Carancho - 2010 (*)

 

2e

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Carancho

Ricardo Darin & Martina Gusman. Ad VitamJe n'ai pas du tout adhéré au film. Et donc, je me suis ennuyé du début à la fin, regardant Ricardo Darin et Martina Gusman (la compagne du réalisateur à la ville) se débattre dans une histoire à laquelle je n'ai rien compris.

Regarder des poissons dans un aquarium : voilà exactement ce que j'ai ressenti durant la projection de Carancho.  Regarder le poisson-ventouse nettoyer la vitre pendant une heure, la parade de deux bestioles se séduisant mutuellement, et des bagarres de poissons-combattants qui se mordent l'un l'autre. Les acteurs sont aussi expressifs que des Characidés ou des Guppies. Du coup, j'ai eu beaucoup de mal à rester jusqu'au bout. Je me suis senti oppressé sans être aspiré.

Ce qui me fait sourire, ce sont les critiques (comme celui du Monde) qui ont bien étudié le dossier de presse et qui exposent des données qui ne sont absolument pas dans le film : le nombre de morts sur les routes en Argentine par exemple.

Si on s'en tient au contenu uniquement, les péripéties du personnage principal restent complètement opaques et incompréhensibles. Il signe des trucs, fomente des machins et manigance des choses. Quoi exactement, en quoi consistent ces fameuses arnaques ? Bof, on ne sait pas trop.

L'histoire d'amour m'a laissé aussi complètement froid, à l'orée d'un baillement même pas bienveillant.

C'est filmé en plans resserrés (l'aquarium !) dans une atmosphère glauque et oppressante : ce n'est pas sans qualité et je comprends qu'on puisse aimer. Mais pour moi, peut-être un peu trop attaché à une trame narrative qui se tienne, c'est brouillon et confus. 

 

1e

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